TOUT SAVOIR SUR LE PROCÈS D’ALAIN LOBOGNON

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Pourquoi les avocats d’Alain Lobognon ont claqué la porte du tribunal, le préalable qu’ils ont posé

L’ex-ministre des Sports, Alain Lobognon, a dénoncé un procès politique dont il est victime
Le député de Fresco, Alain Lobognon, a été condamné par le tribunal d’Abidjan, où il a comparu, ce mardi 29 janvier 2019, sans ses avocats. La défense de l’ex-ministre des Sports a claqué la porte de l’audience sur un préalable rejeté par le juge.

C’était très chaud au tribunal d’Abidjan, ce mardi 29 janvier 2019. L’audience de l’ex-ministre des Sports, Alain Lobognon, député de Fresco, a viré presqu’en une partie d’empoignades verbales entre la défense du mis en cause et l’accusation. Les avocats de l’élu, après avoir provoqué une suspension temporaire de la séance, ont claqué la porte du tribunal, refusant de cautionner ce qu’ils considèrent comme étant une violation des droits de l’accusé.

Les Conseils de l’ancien ministre des Sports ont exigé, en effet, que soit pris en compte le statut du mis en cause. Ils évoquent, à ce sujet, les dispositions de l’article de la loi 201 du 16 juin 2005, qui stipule que les anciens présidents de la République, chefs d’Etat, présidents d’institution et membres du gouvernement ne peuvent être poursuivis que par une procédure spéciale, même pour les cas de flagrants délits. La seule exception étant qu’ils soient accusés d’une atteinte à la sûreté de l’Etat. Pour n’avoir pas été suivis, les avocats du député ont quitté la salle de l’audience où se poursuit le procès.

En effet, pour l’accusation, il est hors de question que le mis en cause, poursuivi pour un flagrant délit, bénéficie d’une procédure spéciale. Elle a requis que le député soit jugé comme un simple prévenu qui a porté entorse aux lois ivoiriennes. Mieux, le parquet exigera que le député ôte l’écharpe qu’il porte, indiquant que le Bureau de l’Assemblée nationale n’est pas compétent pour demander une suspension de la procédure judiciaire. Pour l’accusation, il ne devrait y avoir aucun débat sur le flagrant délit dont accusé le député de Fresco, puisque le tweet mis aussi cause était encore en ligne jusqu’à 12h45, au moment même où l’audience continuait de suivre son cours.

La réplique des avocats ne s’est pas fait attendre. La défense de M. Lobognon, en montant au créneau, commencent par demander que le procureur Richard Adou, qui a ordonné son arrestation, comparaisse également. La raison évoquée. « Il est à la fois témoin et plaignant », ont-ils démontré avant d’attaquer la forme du procès, en invoquant la loi 2005 – 201 de juin 2005.

Mais, ils ne seront pas suivis par le président du tribunal, qui décide de joindre les exceptions à cette loi et de poursuivre le fond du dossier. Les avocats se révoltent. L’audience est suspendue momentanément. A peine une heure après, il reprend. Le juge poursuit sur sa lancée. Les avocats quittent la salle d’audience. Le prévenu décide alors de plaider « total silence ». S’en suit une autre suspension de courte durée. Les avocats montent encore au créneau. « Vous avez l’obligation de vider votre saisine sur les exceptions. Tant que votre saisine n’est pas vidée, nous avocats, nous attendons dehors.

Sur ces mots, les Conseils du ministre désertent à nouveau la salle. Le procès se poursuit sans les avocats du prévenu. Celui-ci use de son droit de silence devant les magistrats et fait le sourd face aux questions du procureur. Quand il intervient pour attendre son verdict, c’est juste pour dénoncer qu’il est victime d’un « procès politique » et de rappeler ses droits conformes à son statut devant la loi, notamment le Constitution ivoirienne. 

L’article intégral dans linfodrome.com

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Le Magazine de la Diaspora Ivoirienne et des Ami(e)s de la Côte d’Ivoire

Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire, Senior Editor: Daniel Atteby, Art Director: Sara A. Email: info@ivoirediaspo.net, Skype: gethsemane7

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