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Le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié, a dénoncé, ce jour, « le rattrapage ethnique » comme mode de gouvernement du pouvoir actuel, lors des assises du Bureau Politique de son parti.

Dejà, samedi dernier, monsieur Bédié avait exigé du régime d’Abidjan de désarmer tous ceux qui détiennent des armes frauduleusement. Il s’était appuyé sur les recents événements de Béoumi qui avaient fait plusieurs morts lors d’affrontements entre Baoulé et Malinke.

Selon lui, l’affrontement intercommunautaire de Béoumi, survenu il y’a quelques jours est dû au fait que « des détenteurs illégaux d’armes à feu ont utilisé des armes» lors du conflit, ce qui a occasionné la mort de plusieurs individus et fait des blessés.

« Je voudrais appeler les pouvoirs publics à entamer et à réussir l’opération de désarmement des populations détenant des armes avant l’élection présidentielle d’octobre 2020 »

Au vu des affrontements post-électoraux de 2011 et leurs consequences incommensurables, la question de sécurité du processus électoral et des personnes constitue un enjeux majeur pour la réussite des joutes électorales à venir.

M. Bédié a invité les militants de sa formation politique à « demeurer unis pour faire face aux enjeux de développement et de progrès de la Nation et consolider l’Etat de droit en Côte d’Ivoire », car « le Pdci est résolument engagé pour reconquérir le pouvoir d’Etat ».

Il s’est dit confiant de la « victoire » du Pdci à l’élection présidentielle de 2020, tout en exhortant les militants du parti à investir leurs circonscriptions et à enrôler de nouveaux militants et sympathisants sur le terrain, gage d’un retour à la gestion des Affaires de l’Etat.

Face au départ de certains cadres et militants du Pdci au Parti unifié Rhdp (Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, M. Bédié a assuré que le Pdci, « cher à Houphouët-Boigny », son fondateur, est « éternel ».

L’immatriculation des militants lancée par le Pdci depuis quelques mois vise à remplacer les départs comprenant les cadres. En outre, son rapprochement avec le Front populaire ivoirien (Fpi, opposition), le parti de Laurent Gbagbo, a pour but de solliciter un appui au second tour du scrutin.

« J’invite à nouveau au rassemblement de tous les militants à rester loyaux et fidèles au parti pour la reconquête du pouvoir d’Etat en 2020 et nous y parviendrons »

a-t-il poursuivi, déplorant la désertion de membres du parti par « chantage du pouvoir ».

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