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Les derniers remparts de Soro Guillaume en train de tomber (Vidéo à voir absolument)

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Les derniers remparts de Soro Guillaume en train de tomber (Vidéo à voir absolument)

Posted on 28 December 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Dans une interview fracassante et exclusive dans le Magazine français Le Point, Philippe Evano, politologue Francais, Directeur de l’Institut de Prospective Africaine, épluche le parcours politique atypique  du président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Le lien vers la vidéo de l’interview (http://www.lepoint.fr/video/cote-d-ivoire-soro-le-troisieme-homme-18-12-2012-1606329_738.php).

Les propos de M. Evano considéré comme interlocuteur de foi par les puissances occidentales abattent les derniers remparts de Guillaume Soro qui vient de terminer une tournée de lobbying en Europe et aux Etats-Unis contre l’intention de la Cour Pénale Internationale de l’entendre, ne serait-ce qu’en tant que témoin, dans le dossier ivoirien. Apparemment, M. Soro n’a pas réussi à convaincre certains Occidentaux dont Philippe Evano de son innocence. Ainsi, les geôles des Pays-bas semblent se rapprocher davantage du destin de l’ex-chef rebelle de la Côte d’Ivoire.

DA

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Damana Adia Pickas a piqué Soro Guillaume au vif

Posted on 13 November 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Décidément, Damana Adia Pickas a atteint sa cible. Dans la guerre de communication qui l’oppose depuis peu à son ancien camarade Guillaume Soro, l’ancien patron de la jeunesse du Front populaire ivoirien (JFPI) semble visiblement mener aux poings comme on l’aurait dit en boxe. Tellement, l’ancien patron de la rébellion se sent obligé de continuer de parler, pour se couvrir. Et couvrir ses arrières. La preuve, c’est l’interview fleuve qu’un de ses suiveurs a accordé à nos confrères du Nouveau Réveil, pour essayer d’impressionner les esprits faibles. Une chose est donc sûre. Les premiers sofas qui ont tenté de défendre l’enfant terrible du Tchologo, Mathias Kacou et Al Moustapha n’ont pas été à la hauteur. Il fallait donc envoyer un autre nègre de service au front avant que le chef lui-même et d’autres seconds ne montent au créneau. Résumé de l’entretien, l’homme qui se présente comme un ancien officier de la rébellion, tente de convaincre les ivoiriens et la communauté internationale de ce que son «leader et son guide» ne veut pas la place de Ouattara. Même pas en rêve. Argument béton, si Soro voulait prendre le pouvoir, il l’aurait fait au moment où Gbagbo et Ouattara se disputaient le pouvoir après les élections de 2010. L’homme de main de Soro apprend même aux ivoiriens que c’est Soro qui a pris le pouvoir pour le remettre à «son père» Ouattara. «Nous sommes allés à l’ouest pour organiser les groupes tactiques. Et le “Nous avons pris le fuseau ouest était dirigé par le général Gueu Michel, secondé par les autres chefs de guerre. Nous avons pris le pouvoir et on a installé Alassane» a insisté M. Ardjouma. Une description que l’actuel locataire du palais du Plateau saura apprécier. Quand on lui parle des rapports entre l’actuel premier ministre et son prédécesseur, l’homme de main de Soro, répond tran- quillement que Ahoussou ne peut rien contre son patron. Tout simplement parce que pendant la crise, le premier était héberger par le second. Et qu’en plus, Soro aurait pesé de tout son poids pour la désignation de son successeur. «Le président de la république l’a reçu à la suite de sa démission de la primature et lui a demandé quelle est sa volonté. Il a répondu qu’il souhaitait que Ahoussou soit retenu» a encore ajouté M. Ardjouma. Sans pour autant dire pour quoi aurait porté son choix sur Ahoussou. Là aussi le PDCI saura apprécier les conditions du choix de son champion à la primature. En tout état de cause, comme il y avait plusieurs candidats au poste pour le compte du PDCI, le choix de Soro ne pouvait pas être anodin. S’il a porte son choix sur Ahoussou c’est qu’il était au moins certain que ce dernier ne pouvait pas être un obstacle pour ses ambitions politiques. Quand on interroge M. Ardjouma sur l’activisme de son «guide» sur les réseaux sociaux sa réponse est plutôt déconcertante. «Il a lui- même dit qu’on lui a volé sa jeunesse» affirme-t-il sans sourire. Comme pour dire que son mentor est un grand enfant qui s’amuse sur les réseaux sociaux. De la plaisanterie. Parce que pour tout ivoirien sérieux, les ambitions de Soro sont un véritable secret de polichinelle. Reste maintenant à savoir pour quoi cet entretien. Et pour quoi dans un journal réputé proche d’Ahoussou ? Ahoussou tente-t-il de sauver un de ses compagnons de lutte qui se noie ? La question mérite d’être posée. Et les militants du PDCI se la poseront pendant longtemps. En attendant, cette diarrhée verbale d’un proche de Soro est la preuve que le ver est dans le fruit. Pour combien de temps encore. Dieu seul le sait.

Guillaume T. Gbato
Notre Voie

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CPI – Les non-dits de la ratification

Posted on 02 October 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

L’Etat de Côte d’Ivoire a annoncé mercredi 26 septembre dernier, son intention de ratifier le traité de Rome instituant la Cour pénale internationale (Cpi). Cette ratification devra passer par la révision de la Constitution, après que le projet de texte aura été soumis à l’Assemblée nationale. Ce sera le premier dossier que le parlement sera appelé à examiner après celui sur le budget. Pourquoi la Côte d’Ivoire, qui n’avait pas ratifié le traité de Rome depuis son entrée en vigueur, se décide-t-elle à le faire ? Et pourquoi maintenant ? Pourquoi l’Assemblée nationale devra-t-elle débuter ses activités parlementaires par ce dossier qui n’a aucun impact sur le vécu quotidien des populations ivoiriennes ? Autant de questions que se posent bien des observateurs, et auxquels certains écrits ont tenté, tant bien que mal, d’apporter des éléments des réponse. Pour l’avocat Blessy Chrisostome, il s’agit pour les autorités ivoiriennes de régulariser une situation en allant au-delà de la convention signée entre la Cpi et l’Etat de Côte d’Ivoire, dès la fin de la crise post-électorale. Selon lui, il s’agit de mettre davantage à l’aise la Cpi en lui donnant cet argument juridique de poids pour justifier son intervention dans les affaires ivoiriennes relevant de ses compétences. C’est également l’avis du président de la Coalition ivoirienne pour la Cpi, Ali Ouattara. Interrogé par Rfi, il a estimé que cette ratification permettra à la Cpi d’engager des poursuites contre d’autres auteurs de crimes en Côte d’Ivoire, et cela quel que soit leur bord politique. Ces habitués du droit touchent là du doigt, l’une des motivations secrètes ayant guidé ce projet de ratification tombé comme un cheveu sur la soupe. En effet, il paraît pour le moins surprenant que les autorités ivoiriennes décident maintenant de poser l’acte juridique qui permet à la Cpi d’agir en toute légalité en Côte d’Ivoire. D’autant qu’elles avaient donné le sentiment, un moment donné, de vouloir contourner (à défaut de l’arrêter) la procédure engagée devant cette juridiction internationale. De sources bien informées, la Cpi a émis des mandats d’arrêt contre d’autres acteurs de la crise post-électorale, dont Simone Gbagbo et certains ex-chefs de guerre. Le mandat d’arrêt contre l’épouse de Laurent Gbagbo avait même été confirmé par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, dans l’une de ses interventions sur les chaînes étrangères. Celle-ci devait être transférée à la demande de la Cpi, fin mars, lors d’une audience qui devait se tenir à brûle-pourpoint à Odienné où elle est détenue. Alors que l’annonce avait été faite, tout a été stoppé sine die, les gouvernants s’étant ravisés, a-t-on appris. Il semble qu’ils ont tout arrêté pour éviter d’ouvrir la boîte de pandore: livrer Simone et ouvrir la voie au transfèrement des pro-Ouattara qui seraient dans le viseur de la Cpi. Dans la foulée, des membres du gouvernement s’étaient mis à démontrer que les juridictions nationales étaient désormais outillées pour juger tous ceux qui sont accusés de crimes pendant les violences post-électorales. Cela, on le saura plus tard, participait d’une stratégie pour court-circuiter la Cpi en la dessaisissant des développements du dossier ivoirien qui a échu entre ses mains avec le transfèrement à La Haye de l’ancien président Laurent Gbagbo. On en était là quand Abidjan a annoncé mercredi dernier que le traité de Rome sera ratifié très bientôt. D’où vient-il que les autorités ivoiriennes, qui semblaient désormais vouloir éloigner la Cpi de nos «querelles de ménage», en viennent subitement à demander la ratification du traité de Rome ? Curieux, intrigant ! Au fond, Abidjan se plie aux règles de convenance qui veulent que la Côte d’Ivoire se mette juridiquement en règle en ratifiant ce traité, elle qui a un dossier pendant devant cette juridiction internationale. Les autorités ivoiriennes se sont laissé convaincre que ça ne fait pas beau que leur dossier soit à l’étude à La Haye alors qu’elles n’ont pas jusque-là posé l’acte fondamental par lequel la Cpi est fondée à intervenir dans leurs affaires. D’autant que durant les mois à venir, la procédure concernant le cas Gbagbo pourrait rythmer l’actualité internationale. Par ailleurs, en ratifiant le traité de Rome, Ouattara se donne les moyens juridiques de justifier un éventuel transfèrement des personnes de son camp que la Cpi continuerait de réclamer. Au cas où il serait amené à abdiquer sous la pression internationale, il pourrait invoquer cette contingence juridique pour justifier le fait de livrer ces personnes. Peut-être est-ce là aussi le prix à payer pour éviter que certaines personnalités soient dispensées de poursuites devant la Cpi ? Et cela, dans une sorte de deal.

L’Inter

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Attaques contre les positions des Frci: Celui que le Fpi soupçonne

Posted on 06 September 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Plus d’une dizaine d’éléments Frci tués dans les récentes attaques d’Abidjan et de l’intérieur du pays. Alourdissant le bilan déjà macabre se rapportant aux sept Casques bleus tués dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. A qui profitent ces crimes ? C’est la réponse à cette question que le Front populaire ivoirien (Fpi) attend toujours du gouvernement Ouattara. Même si les soupçons du parti créé par Laurent Gbagbo tournent autour du régime d’Alassane Ouattara.
Dès les premières attaques des positions des Frci, les 4 et 6 août 2012 à Abidjan, alors que les corps des victimes étaient encore chauds, le gouvernement Ouattara avait accusé les partisans de l’ancien chef de l’Etat, le président Gbagbo, d’en être les auteurs. Sans prendre de gant, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, avait affirmé : « ce sont des miliciens pro-Gbagbo appuyés de certains éléments des ex-Fds (Ex-forces régulières de la République de Côte d’Ivoire, Ndlr) qui sont réfugiés au Ghana». Il a été aussitôt rejoint par l’autre «sécurocrate» du régime Ouattara, Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la Défense. La traque aux militants du Fpi, aux membres de sa direction intérimaire et aux partisans de Gbagbo, dans leur ensemble, venait ainsi de recevoir un nouveau coup d’accélérateur. Le gouvernement Ouattara avait déjà fait porter, aux pro-Gbagbo, le chapeau de l’embuscade qui avait causé la mort de sept Casques bleus nigériens de l’Onuci, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Et comme ils l’avaient fait dans cette partie du pays, en juin dernier, les hommes d’Alassane Dramane Ouattara ont chargé tous les pro-Gbagbo de tous les maux. Sans aucune enquête préalable, et donc sans le moindre début de preuve, plusieurs centaines d’innocentes personnes soupçonnées d’être des partisans du président Gbagbo ont été pourchassées et enlevées par les Frci. Jusqu’à ce jour, les familles sont sans nouvelles de leurs parents ou progénitures enlevés par les Frci. La direction intérimaire du Front populaire ivoirien (Fpi) a été victime de la barbarie du régime Ouattara. Avec l’arrestation du Dr. Alphonse Douati et son incarcération à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Et la condamnation controversée de son secrétaire général et porte-parole, Laurent Akoun. Il n’y a aucun doute, le Fpi est dans l’œil du cyclone. Face au danger de la pensée unique qui guette la Côte d’Ivoire avec la confiscation des libertés, le Front populaire ivoirien a décidé de jouer son rôle de principal parti d’opposition. Pour son président par intérim, Sylvain Miaka Ouretto, qui s’est récemment prononcé sur cette chasse aux sorcières, cet élan du pouvoir Ouattara vise à affaiblir le Fpi, si ce n’est pour le dissoudre. «Le Front populaire ivoirien, principal parti d’opposition qui a perdu le pouvoir et qui ne cache pas sa volonté de le reconquérir, est a priori le bouc émissaire idéal», avait fait observer M. Miaka lors de sa récente conférence de presse. Avant de préciser que toutes ces attaques ont eu lieu dans le contexte se rapportant à l’audience de confirmation ou non des charges de la Cour pénale internationale (Cpi) contre le président Laurent Gbagbo.

Les regards du Fpi étaient rivés sur la Cpi

«Cette audience était fixée au 18 juin 2012. Les regards et l’attention politique étaient rivés sur la Cpi. Les militants et dirigeants du Fpi sont concentrés sur ce dossier pour donner toutes les chances à la libération de leur leader. Il va se trouver que du 2 au 8 juin 2012, soit deux semaines avant cette audience, capitale pour le Fpi et qui n’a donc aucun intérêt à faire accréditer par l’opinion internationale, l’image de violence dont la Cpi affuble le président Gbagbo, trois évènements vont se produire pour secouer le marigot politique ivoirien, brouiller les cartes et incriminer le Fpi», a rappelé le président intérimaire du Fpi. Avant de citer en premier, l’arrivée de l’ex-procureur de la Cpi, Luis Ocampo Moreno, le 2 juin 2012, en Côte d’Ivoire pour auditionner Soro, en sa qualité de secrétaire général de l’ex-rébellion armée, sur les crimes commis de 2002 à 2011. «Cet interrogatoire n’a pas été comme on peut s’en douter, du goût de M. Guillaume Soro qui n’entend pas faire seul les frais de la rébellion sans ses commanditaires. De ce fait, il se tient depuis sur ses gardes. Lui et ses com-zones qui, s’ils devraient être transférés à La Haye, vendraient cher leurs peaux. Il y avait comme une situation délétère dans l’air, faite de tension entre les deux clans alliés d’hier, Soro et Ouattara. Le second nommé ayant lui-même déjà pris en charge, par précaution, le portefeuille de la Défense». Miaka Ouretto citera comme autre fait marquant, l’arrestation, le 5 juin 2012, à Lomé (Togo) et l’extradition manu militari à Abidjan de Moïse Lida Kouassi, ex-ministre d’Etat et ministre de la Défense sous Laurent Gbagbo. Pour juste accuser, à cette occasion, le Fpi de vouloir chercher à porter atteinte à la sûreté de l’Etat de Côte d’Ivoire. Le dernier fait marquant sera l’embuscade à l’Ouest du pays, le 8 juin 2012, qui s’est soldée par la mort de sept Casques bleus nigériens de l’Onuci. Et quand la Cpi reporte la deuxième comparution de Laurent Gbagbo au 13 août 2012, une semaine plus tôt, des crimes vont encore être commis dans les casernes et commissariats de police. Et une fois encore, le pouvoir les fera porter au Fpi. Guillaume Soro descendra de son perchoir pour demander, via un de ses conseillers, «l’éradication du Fpi» qu’il assimile à «une organisation terroriste». La direction intérimaire du Fpi interprète d’ailleurs cette sortie comme un véritable appel au meurtre.

Et si on regardait du côté de Soro ?

«La criminalisation du Fpi est une diversion machiavélique qui, tout en conduisant à l’affaiblissement du Fpi par sa décapitation, ouvre la voie à l’assouvissement de noirs desseins présidentiels que l’on tente maladroitement de masquer», déclare Sylvain Miaka Ouretto à propos de la déclaration publiée sur le compte Twitter de Guillaume Soro. Pour le président intérimaire du Front populaire ivoirien, il n’y a aucun doute, les attaques auxquelles l’on assiste, en ce moment en Côte d’Ivoire, constituent une guerre de positionnement des héritiers de la rébellion armée. Avec en pôle position, Guillaume Soro, le secrétaire général des Forces nouvelles, l’ex-rébellion armée. La suspicion qui pèse sur le président de l’Assemblée nationale est légitime. Bien que loin de l’exécutif, Guillaume Soro affirme sur son Twiter avoir été informé de l’attaque du camp d’Akouédo au moment où elle s’est produite autour de 3 h du matin, le 6 août dernier. «Pourquoi c’est seulement à 5 h du matin que l’un de ses ex-com-zones, Wattao, arrive sur le terrain ? Pourquoi avoir attendu deux heures avant d’intervenir ? Le temps que les agresseurs se servent tranquillement en armes et disparaissent dans la nature ?», s’interroge le patron du Fpi. Pour Sylvain Miaka Ouretto, seul Guillaume Soro a aujourd’hui intérêt à avoir la mainmise sur le système de défense, dont il avait été écarté. Parce que la Cpi envisage sérieusement leur transfèrement, lui et ses hommes à La Haye, révèle Miaka Ouretto. Qui conclut que c’est M. Soro qui a intérêt à mettre en difficulté le régime Ouattara pour empêcher son transfèrement à La Haye. Pour la direction intérimaire du Fpi, les attaques des casernes et des commissariats sont donc des signaux forts que Soro semble donner au clan Ouattara pour le dissuader de s’engager dans cette voie qui serait suicidaire pour le régime. Miaka Ouretto indique que c’est justement ce qui explique que Guillaume Soro a récemment convoqué tous les «sécurocrates» du régime Ouattara à lui faire allégeance dans la conduite de la défense nationale. Et c’est à juste titre qu’il a fait la déclaration suivante : « Qui s’organise déjà pour prendre et exercer le pouvoir d’Etat en 2020 ? Si ce n’est maintenant ? La réponse à tout ce questionnement nous conduit au cœur de l’imbroglio politique ivoirien ».

Robert Krassault – Notre Voie

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Imbroglio institutionnel: Où est le principe de la séparation des pouvoirs ?

Posted on 20 August 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

La recherche de solution aux attaques répétées contre les positions des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ces dernières semaines est en train de révéler un véritable imbroglio dans le fonctionnement des institutions nationales.

Deux faits successifs n’ont pas manqué d’attirer l’attention des populations, durant la semaine écoulée et celle en cours. Le vendredi 10 août dernier, c’est avec surprise que l’on a enregistré la visite du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur au président de l’Assemblée nationale, pour selon ses propres mots, ‘’lui faire un point de la situation sécuritaire, lui donner toutes les informations’’ en tant que chef du Parlement et ‘’recueillir ses avis et conseils pour la gestion de ce dossier important’’. Lui, ayant été ministre. Si cette rencontre médiatisée est passée sous silence, sans trop de commentaires, la suite des événements ne peut laisser indifférent.

Après le ministre Hamed Bakayoko, le lundi 13 août, c’est au tour de son homologue des affaires présidentielles de se retrouver au cabinet du chef du Parlement ivoirien. M. Ibrahim Téné Ouattara s’est rendu à l’Assemblée nationale pour écouter, ensemble avec le président Guillaume Soro, le rapport de deux officiers des FRCI, les commandants Chérif Ousmane, commandant adjoint du Groupement de la sécurité présidentielle (GSPR) et Losseni Fofana, chef de Bataillon, commandant du groupement de sécurité de l’Ouest, sur la situation sécuritaire dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, cible d’une nouvelle attaque ce même lundi, au poste frontière de Pekan Huambly. Selon le communiqué émanant de cette rencontre et signé du responsable de la communication du Parlement, M. Touré Moussa, «le président de l’Assemblée nationale et le ministre Ibrahim Ouattara ont écouté attentivement les deux chefs de bataillon et donné leurs points de vue sur le dispositif militaire déployé dans cette région pour éradiquer définitivement ce terrorisme». Le lendemain mardi 14, cette fois, c’est toute la hiérarchie militaire, avec à sa tête le chef d’Etat-major, le Général de Corps d’armée Soumaïla Bakayoko, qui a déferlé chez le patron de la 10ème Législature. Pourquoi ce ballet auprès du chef du Parlement ivoirien ?

A quoi répond ce déplacement de toute la République à l’Assemblée nationale ? A y regarder de près en effet, c’est comme si l’ex-premier ministre ivoirien demeurait dans ses fonctions de ministre de la Défense. Ce qui n’est pas le cas. On ne devrait pas s’étonner que les différents commandements de l’armée, y compris les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité, se déplacent pour faire le point de la situation au chef de l’Etat, Chef suprême des Armées dont c’est la fonction. En situation exceptionnelle de crise comme celle que traverse le pays en ce moment, il est du devoir de tous ces hauts responsables de l’Etat de rendre compte régulièrement au président de la République afin de lui permettre de prendre les mesures et les décisions qui s’imposent. Il est vrai, le président de l’Assemblée nationale est le dauphin constitutionnel du chef de l’Etat en cas de vacance du pouvoir. Mais, en l’état actuel de la situation, ce n’est pas le cas. Le pouvoir n’est pas encore vacant. Le chef de l’Etat est juste en déplacement, et en pareille situation, la République reste gouvernée par ordre de délégation. A commencer par le Premier ministre, qui est bel et bien à son poste. A quoi sert-il alors si ses propres collaborateurs doivent aller s’adresser au président de l’Assemblée pour la gestion des affaires de l’Exécutif? Où est donc le principe de la séparation des pouvoirs? En tout cas, il y a une grave confusion dans le jeu des rôles, au regard de ces ‘’consultations’’, qui ont lieu ces jours-ci auprès du chef du Parlement ivoirien.

Dans la République, faut-il le rappeler, c’est le principe de la séparation des pouvoirs. L’Exécutif travaille, le Parlement contrôle, le Judiciaire juge. Ce sont des principes de bonne gouvernance sans ambigüité. A ne pas confondre avec les pratiques qui ont cours ces deux jours, et qui ont tout l’air d’une cacophonie au sommet de l’Etat. C’est vrai que l’Assemblée nationale est en vacances depuis quelques semaines. Mais, son président peut juger nécessaire de convoquer de façon expresse une session extraordinaire, s’il pense qu’il y a urgence, pour que le Parlement, dans son ensemble, entende les ministres en charge des dossiers et statue pour donner pleinement et souverainement son avis. Maintenant, est-ce l’individu Guillaume Soro, ancien leader des Forces nouvelles, ancien Premier ministre et ministre de la Défense, en homme d’expérience, que des dignitaires du régime ont approché pour requérir en privé des conseils dans la gestion d’une situation ? Cela se fait partout ailleurs et dans tous les régimes. Mais, dans ce cas, ce sont des consultations bien en privé, qui n’ont pas besoin d’être médiatisées. Or, pour ce qui est donné de voir ces derniers jours, c’est bel et bien le président de l’Assemblée qui se trouve propulsé au-devant d’une scène qui ne devait pas être la sienne.

Le président de la République étant bien en poste avec son gouvernement. C’est vrai, quand la nation est en danger, tous les fils doivent faire front commun pour éradiquer le mal, mais pas dans la confusion. Car, à cette allure, l’on perçoit difficilement le cloisonnement entre l’Exécutif, qui doit agir et le Parlement qui doit jouer son rôle de contrôle et de contre-pouvoir. A moins qu’en Côte d’Ivoire, le principe de la séparation des pouvoirs n’ait plus son sens. Alors, bonjour les dégâts !

Félix D.BONY

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Lu sur le blog de Soro Guillaume: L’expérience des ex-Comzones sera fortement appréciée

Posted on 17 August 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Le Président de l’Assemblée nationale, M. Guillaume Kigbafori Soro, a eu ces derniers jours des séances d’information avec les autorités militaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) avec en première ligne les Commandants des ex-Forces nouvelles, afin d’avoir une lisibilité claire des actions menées ou à mener au plan militaire sur le terrain.

Au-delà de ces rencontres d’information, il est vital que le régime franchisse un palier supérieur. Il s’agit d’impliquer plus en profondeur les anciens Commandants de zone dans la defense operationnelle du territoire. Aujourd’hui encore, plus qu’hier, ces officiers supérieurs sont dans de bonnes dispositions pour parachever et consolider ce qu’ils ont défendu au péril de leur vie et de celle de leurs intrépides soldats.

Ces militaires d’honneur ne le cachent pas: ils sont prêts à offrir leur poitrine pour permettre au Président Alassane Ouattara de poursuivre son idéal de developpement apaisé pour son pays, son ambition de faire figurer la Côte d’Ivoire parmi les pays émergents à l’horizon 2020. Et l’expérience tactique de ces militaires de terrain, aguerris à l’art de la guerre, peut lui être utile pour créer un environnement sécuritaire propice au développement.

Ce sont ces soldats qui ont maitrisé et géré les 60% du territoire national acquis par les ex-Forces nouvelles après la crise de 2002. Pendant environ dix (10) ans, ces officiers, parmi les meilleurs de l’armée ivoirienne, ont su protéger et défendre cette superficie sans jamais céder la plus petite portion malgré les nombreuses tentatives de reprise des forces pro-Gbagbo.

Humblement, nous pensons que le chef suprême des Armées, le Président de la République, devrait s’inspirer de l’expérience de ces soldats et en constituer l’ossature de son armée. Ces militaires de haut rang ont une expertise qu’on ne demontre plus, pour répondre aux manœuvres de déstabilisation des illuminés pro-Gbagbo disséminés ça et là, qui croient encore au miracle en semant la désolation à travers tout le pays !

Si on leur donne carte blanche pour agir, les velléités insurrectionnelles de ces ‘’Lmpistes’’ égarés ne seront bientôt qu’un lointain souvenir. Les populations ivoiriennes, quant à elles, ne demandent qu’à vivre dans la quiétude et dans la sérénité ! Pour ce faire, la contribution et l’expérience des anciens Comzones des ex-Fafn, aujourd’hui officiers supérieurs de l’armée républicaine, seront fortement appréciées par les populations qui aspirent à la paix, au développement et au bonheur !

Louis Konan

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Attaques contre les FRCI – Claudus Kouadio (FPI) accuse Soro Guillaume

Posted on 17 August 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Le 29 décembre 2011 je m’interrogeais: “Quelle Couleur Prendra Le Caméléon cette fois ?

Encore Premier Ministre et Ministre de la Défense ? Président de l’assemblée Nationale ? Président de la République suite à un nouveau Putsch ?… politologue ou retour à l’université ? Wait… see !”

ET il devient Président de l’assemblée Nationale… l’étape suivante étant >>> Président de la République: suite à un nouveau Putsch ?

Dramane Ouattara Le nouveau Ministre de la défense étant incapable de faire face aux attaques répétées contre ses rebelles FRCI malgré ses multiples forces spéciales et autres Dozos, la France de François Hollande s’engage militairement pour certainement “protéger” ce pouvoir despotique qui se montre finalement moribond face aux assauts “vraisemblables” des Hommes de Guillaume SORO.

- Dans le “schéma” actuel et avec toutes ces menaces de la CPI contre “Bogota” et ses chefs de guerre, je ne vois personne d’autres capable de financer et mener de telles opérations…

Certains étaient étonnés que lors de l’attaque du camp militaire de Akuedo, SORO qui est le Président de l’Assemblée Nationale puisse et OSE même donner des infos PRÉCISES sur Twitter entre 3H et 4h du matin à partir de sa résidence en lieu et place du Ministre de l’interieur ou de celui de la défense: personnelement j’en était heureux car ENFIN j’avais plus que la certitude qu’AUCUN pro-Gbagbo n’était mêlé à ce jeu macabre…

Remarquez que Hamed Bakayo “le ministre de l’insécurité” est allé ensuite le rencontrer de manière solennelle pour “soit disant” lui rendre compte de l’état des lieux: ensuite Soro réunit tous les chefs militaires du MPCI… et ce jour la France entre en jeu ! Lisez entre les lignes !

La guerre interne au RHDP in MPCI se dévoile petit à petit au grand jour: et très bientôt, ils ne pourront plus accuser le FPI. Ils ont même tenter de faire porter le chapeau à Djédjé Mady du PDCI mais cette tentative mesquine s’est avérée désuète.

Finalement on se demande qui fait quoi et qui est qui dans leur république bananière du Dramanistan Sur Seine !

Le Caméléon veut prendre une autre couleur…

Aux autorités illégales à la tête de la Côte d’Ivoire, il convient de préciser que nous sommes conscient que votre incompétence a trouvé pour bouc émissaire au dos large… LE FPI: Pendant que vous continuez de MENTIR au monde sur l’identité de “VOTRE” agresseur, vous divisez encore plus les Ivoiriens que vous prétendez vouloir réconcilier.

Rendez vous à la triste évidence;  plus personne ne croit à vos inepties: les “tueurs de FRCI” sont certains de vos amis d’hier… et vous le savez mieux que nous autres.

Que Dieu protège la Côte d’Ivoire.

Source: http://claudus.ivoire-blog.com/archive/2012/08/17/guillaume-soro-le-cameleon-veut-prendre-une-autre-couleur.html

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Situation confuse en Côte d’ivoire

Posted on 06 August 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Nom de code : Armageddon 1 (one)

 

Depuis hier, plusieurs tirs nourris sont entendus à Abidjan et à l’intérieur du pays. On parle de Abengourou, Agboville et deux commissariats d’Abidjan, notamment le 17e à Yopougon-Niangon sud à droite  et 16e à la Sicogi. Ce matin c’est autour des deux camps militaires d’Akouédo (ancien et nouveau) sur la route de Bingerville qui ont été le théâtre de violents affrontements depuis 1h du matin.

Selon plusieurs sources, les mutins qui ont pu s’emparer de plusieurs tonnes d’armes et de munitions se réclameraient proches des FRCI (nouvelles armées nées de la crise postélectorale de novembre 2010) et de quelques militaires encore fidèles à Ibrahim Coulibaly.

 

Ces derniers protesteraient contre les tortures infligées à leurs camarades dans plusieurs camps militaires à travers le pays.

Aussi, si la situation reste toujours confuse, un élément non le moindre va guider notre curiosité : L’insomnie du président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire. Sur sa page Tweeter, il écrit, ceci :

« Akouedo à subit une attaque depuis 3h30 du matin. Les troupes alertes ont pu réagir. Elles font actuellement un ratissage. Situation maîtrisée.

Les commanditaires ne visent qu’à donner le sentiment que la situation sécuritaire en CI est toujours précaire. Mais nos forces ont agi avec sérénité et tranquillité. Ce sont les derniers spasmes. Il nous faut vite passer à l’avenir et à la consolidation des acquis démocratiques.

Vous pouvez vaquer calmement à vos occupations quotidiennes? Akouedo maîtrisé, les autorités demeurent vigilantes et concentrées sur l’essentiel.

Le plus dur est passé. À présent ce sont nos troupes déployées qui procèdent au ratissage. Des individus ont tenté de contrôler le nouveau camp d’Akouedo par surprise. La prompte réaction de nos forces a jugulé l’attaque. Situation maîtrisée. Merci » dixit, GKS.

Mais Guillaume  Kigbafori Soro (GKS) ne s’arrête pas là. Toujours sur sa même page tweeter, il déclare et nous citons : « Bonjour chers tous, l’essentiel étant fait sur Akouédo, je vais à présent m’endormir un peu. Courage et en avant la démocratie ».

Mais enfin, qu’est-ce qui fait veiller un simple président de l’assemblée nationale, jusqu’à cordonner l’opération depuis 3h30mn du matin ; Là où, le Président Alassane Dramane Ouattara, le ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko et le Ministre délégué à la Défense  Paul Koff Koffi,  eux auraient eu un sommeil de bébé ?

  A croire que l’ex secrétaire du MPCI, principale rébellion ivoirienne de septembre 2002, a suivi de bout en bout cette mutinerie qui si on en croit aux observateurs, n’était pas loin de celle qui a dégommé le président Henri Konan Bédié un 24 décembre 1999, nous intrigue un tout petit peu.

Aussi , ce dernier message « Bonjour chers tous, l’essentiel étant fait sur Akouédo, je vais à présent m’endormir un peu. Courage et en avant la démocratie » s’il peut être décodé signifierait qu’un premier travail a été fait : Tester le dispositif sécuritaire de l’armée ivoirienne. Mission réussie ! Soro Guillaume peut aller au lit, tout fier ! En attendant d’autres essais très prochainement.

Car selon nos informations, le nom de code de cette opération serait : ARMAGUEDDON 1 (one). Ce qui signifie qu’il y aura un autre Armageddon : 2, 3….jusqu’à la chute du régime de Dramane Ouattara, qui selon nos sources a imposé plusieurs milliers de Dozos et autres seigneurs de guerre en Côte d’Ivoire. Ce qui compliquerait le travail des hommes de Soro tels que Koné Zacharia (patron de la police des police) et Losseni Fofana dit Loss chargé de la sécurisation dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Soro sait que Ouattara Dramane est en difficulté à l’intérieur du pays, à Abidjan, mais également auprès de l’opinion internationale. Surtout depuis la tuerie de Nahebly qui n’est toujours pas justifiée. C’est donc à l’affut que Tiéni Gbanani remobiliserait  ses troupes surtout à la veille des festivités du 7 août au cours desquelles, toutes les forces armées seront amenées à présenter les armes. En tout cas auto coup de Ouattara ou de Soro, c’est du pareil au même. Même si d’autres signaux nous conduisent vers le camp de l’ex chef du commando invisible, Ibrahim Coulibaly dit IB  tué dans les conditions non encore élucidées en avril 2011 au cours des combats postélectoraux.  Pour vu que la population reste vigilante et éveillée comme GKS !  Car il faudra retenir ceci : « L’histoire de l’humanité est marquée par des évènements très expressifs qui nous rappellent bien souvent nos obligations d’homme » dixit Soro Guillaume himself.

Les prochains jours nous situeront.

(Eventnews TV)

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Guillaume Soro l’ambitieux d’Abidjan

Posted on 26 July 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

A 40 ans, cet ex-chef rebelle est à la tête de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire. En réserve de la République.

Président, il voulait être. Président, il est. Mais pas tout à fait à la place où il le souhaiterait : depuis mars, Guillaume Soro tient le perchoir de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire. A 40 ans, celui qui fait figure de dauphin putatif de l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara, reçu ce jeudi par François Hollande, continue sa trajectoire irrésistible. A moins que la justice internationale ne s’en mêle. Retour en cinq actes sur le fulgurant parcours de l’ambitieux M. Soro. Septembre 2002,…

Lire l’article intégral dans Libération

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Le Pdci veut barrer la route à Guillaume Soro

Posted on 29 November 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Guillaume Soro est dans la course aux législatives. Au-delà de son élection dans la circonscription de Ferké, il rêve d’occuper le poste de président de l’Assemblée nationale.Toute chose qui risque d’être contrariée par le PDCI.

 

Le premier ministre, Guillaume Soro,est candidat dans la circonscription de Ferké au prochain scrutin législatif. Cette candidature du chef du gouvernement, c’est un truisme de le dire, n’est pas du tout fortuite. En demandant les suffrages des populations de sa circonscription électorale, le secrétaire général des Forces qui se présente sous la bannière du Rassemblement des Républicains (Rdr) a, en ligne de mire, la présidence de

l’Assemblée nationale. Au perchoir,l’ancien leader estudiantin compte

continuer à jouer les premiers rôles.Mais, cette légitime ambition risque

de se heurter à la volonté du parti démocratique de Côte d’Ivoire

(Pdci) de contrôler le Parlement ivoirien. Partis en rangs dispersés

au scrutin législatif, le RDR et le PDCI sont obligés de se livrer un

duel sans merci sur le terrain. Chaque formation politique voudra

démontrer son ancrage sur le terrain politique. Au parti doyen, l’on

compte sur les prochaines joutes parlementaires pour rebondir et

occuper le haut de la scène politique. Alphonse Djédjé Mady,

secrétaire général du Pdci, n’a d’ailleurs pas manqué de le signifier, la semaine dernière. Et c’était lors de la cérémonie d’investiture des candidats. « La réalité d’hier n’est pas celle d’aujourd’hui, ni celle de demain. Le Pdci doit sortir grandi de la compétition en raflant

la majorité des sièges », a-t-il martelé. Si cette éventualité arrivait à se réaliser, il va sans dire que le Pdci aura les leviers pour désigner la personne qui occupera le perchoir. Une perspective qui mettra Guillaume

Soro en difficultés. Pour de nombreux cadres du Pdci, il ne faudra pas compter sur eux pour offrir au Premier ministre le fauteuil du pré-

sident de l’Assemblée nationale,aussi facilement. « Du moment où nous avons décidé de partir en rangs dispersés aux législatives. Le combat doit se mener jusqu’au bout. Il n’est donc pas question pour le Pdci de se soumettre à quelque injonction que ce soit. Le jeu politique et démocratique se fera jusqu’au bout. Si le Pdci a la majorité des sièges à

la future législature, il faudra rendre à César ce qui appartient à César.

Nous occuperons de bon droit le perchoir », indique un candidat Pdci aux législatives. Comme on le voit,les choses ne sont pas gagnées d’avance pour Guillaume Soro si tant est qu’il tient à occuper le perchoir. Surtout qu’après le scrutin législatif, le chef de l’Etat voudra bien tenir sa promesse de céder la primature au Pdci.

 

Les alternatives de Guillaume Soro

 

Guillaume Soro, éjecté de la primature et loin du perchoir verra se dessiner une nouvelle ère politique pour lui. Avec le statut de député,

l’homme sera certes encore dans le système mais avec moins de marge

de manœuvres. Il pourra surfer sur trois options pour entretenir ses

ambitions politiques. Dont le but final est d’être, un jour, président de

la République de Côte d’Ivoire. La première option qui s’offre à Guillaume Soro est de muer les Forces Nouvelles en parti politique. Qui compte dans le microcosme politique ivoirien, au regard de ses branches politique et militaire. En dehors de cette option, l’autre alternative qui s’offre à l’actuel premier ministre est d’occuper la présidence du Rdr au compte duquel il est candidat Rdr à Ferké. Cela lui permettra de se mettre résolument sur les rails pour filer tout droit à la présidence de la République. La dernière option à exploiter pour Guillaume Soro est d’occuper la présidence du groupe parlementaire Rdr au Parlement. Il pourra, en tant que leader des élus du parti au pouvoir, aider le chef de l’Etat à faire passer ses réformes. Un rôle qui lui permettra de continuer à être incontournable et de continuer à œuvrer dans l’antichambre du numéro un Ivoirien. En attendant qu’advienne son heure de gloire.

 

Vincent BOtY, Le Jour

 

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