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Extradition de Blé Goudé : le Ghana se lave les mains et accuse le concerné lui-même

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Extradition de Blé Goudé : le Ghana se lave les mains et accuse le concerné lui-même

Posted on 26 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Lors d’une réunion tenue à Accra, le 23 janvier dernier, entre les autorités ghanéennes et les Ivoiriens à l’initiative de La  Coordination du FPI en Exil, la lumière a été faite sur les conditions d’extradition du président du Cojep.
Devant, les angoisses des Réfugiés Ivoiriens qui ont clairement dit aux autorités d’Accra, leur crainte d’être enlevés par les hommes en armes et être extradés manu militari dans les gêoles en Côte d’Ivoire, le Ghana a tenu à calmer les nerfs.
Les autorités Ghanéennes et la direction Générale de la Police ont rassuré la délégation ivoirienne que jamais le Ghana n’extradera un exilé ivoirien vivant sur son territoire mais qu’elles ne peuvent non plus s’opposer à la volonté d’un exilé désireux de rentrer dans son pays comme ce fut le cas de Charles Blé Goudé.
Ainsi, le Ghana ne se reconnait en rien complice du deal entre Blé Goudé et les autorités de son pays. C’est à l’ex leader des Jeunes Patriotes d’assumer pleinement son choix sans accuser le Ghana comme le font certains de ses adeptes pour cacher le forfait politique de Blé Goudé.

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Supposé retour arrangé de Blé Goudé / Commandant Wattao : «Je n’ai rien à voir dans cette affaire»

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Supposé retour arrangé de Blé Goudé / Commandant Wattao : «Je n’ai rien à voir dans cette affaire»

Posted on 22 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Le commandant en second de la Garde républicaine, Issiaka Ouattara dit Wattao décline toute responsabilité et/ou intervention dans l’extradition à Abidjan, vendredi, de Charles Blé Goudé.

Cette fois-ci, le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao n’a pas voulu observer un silence qui s’apparenterait à une culpabilité. C’est donc volontiers qu’il a accepté de réagir au sujet de l’affaire Blé Goudé qui alimente les conversations et qui affole la toile depuis vendredi. La polémique porte sur les conditions d’interpellation et de transfèrement du leader du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (Cojep) ainsi que des personnalités qui seraient intervenues dans cette affaire. Contrairement à la version officielle qui explique qu’à «l’occasion d’une opération policière conjointe de la Côte d’Ivoire et du Ghana, Monsieur Charles Blé Goudé a été appréhendé le jeudi 17 janvier 2013 », une version officieuse qui ne manque pas de pertinence, tend à présenter l’arrestation et l’extradition de Blé Goudé, comme un arrangement…politique. A la manœuvre dans cet arrangement, la version officieuse cite nommément le ministre Hamed Bakayoko et le commandant Wattao, tous réputés amis du président du Cojep. « Les gens peuvent raconter ce qu’ils veulent mais, moi je ne suis ni de loin, ni de près mêlé à cette affaire. Comme tous les Ivoiriens, c’est par la télévision ivoirienne, que j’ai été informé », a répondu le patron en second de la Garde républicaine, joint par téléphone. « Souvenez-vous que déjà en 2011, on m’a accusé d’avoir été celui qui a facilité sa sortie du pays. Même s’il est et reste mon ami, il faut que je sois vraiment puissant pour être à mesure de l’aider à toutes ces occasions », a encore confié Wattao. Sans plus. Certainement au nom des prescriptions de l’état-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire qui interdisent aux militaires de se répandre dans les médias. Joints, les services du ministre Hamed Bakayoko se sont gardés de faire le moindre commentaire sur cette affaire. Réaction pareille du côté du ministère de la Justice où les collaborateurs de Gnénéma Coulibaly, nous ont ramené au communiqué officiel de vendredi dernier. Selon notre interlocuteur, le ministre Coulibaly devrait faire une communication officielle sur le sujet les jours à venir.

Blé Goudé désargenté ?

L’argument présenté par ceux qui sont persuadés qu’il y a un deal dans cette affaire, repose sur la faillite financière de Charles Blé Goudé. Le coffre-fort du leader de la jeunesse pro-Gbagbo aurait été vidé, il y a un peu plus d’un an par un de ses bras droits, depuis lors terré en Angleterre. Et, depuis cette mésaventure, Charles Blé Goudé vivrait de subsides et d’aides de bonnes volontés, y compris au sein du nouveau régime d’Abidjan. Une situation pour le moins inconfortable, de surcroit en exil, dans un pays où il faut par exemple, régler bien des dépenses sur une année. Après moult réflexions, l’ancien leader estudiantin qui ne veux pas paraître nécessiteux devant ses camarades qui l’ont connu tout-puissant, aurait décidé de tenter le tout pour le tout, pour rentrer au bercail. « D’où son appel à Charles Konan Banny, en juillet 2012 », raconte sous le sceau de la confidentialité, un proche de Blé Goudé à Abidjan. N’ayant rien vu venir de la Commission dialogue, vérité et réconciliation (Cdvr) et de son président, Charles Blé Goudé aurait renforcé ses contacts avec ses ‘’amis’’ au sein du camp Ouattara. Au-delà de l’argent que ceux-ci lui envoyaient de temps à autre pour le dépanner, le leader du Cojep aurait émis l’idée de rentrer au pays. « Notre gars (parlant de Blé Goudé, ndlr) voulait rentrer depuis au moins six mois. Il avait établi les contacts avec Hambak (le surnom du ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, ndlr). Quand celui-ci affirme que : ‘’ Blé Goudé m’appelle. On se parle au téléphone’’, ce n’est pas une invention. C’est la vérité. C’est vrai que notre gars a tenté de démentir tout lien gardé avec Hambak mais, nous ne sommes pas naïfs », renchérit le proche de Blé Goudé que nous avons joint hier.

Le traitre…

De là à parler de traîtrise, il n’y a qu’un petit pas que les partisans de Laurent Gbagbo en exil au Ghana ont vite fait de franchir. Eux qui s’expliquent difficilement le caractère quelque peu rocambolesque de l’interpellation de leur camarade « Toutes les tentatives de nos camarades pour le voir à la Bni (Bureau national d’investigation, la direction de la sûreté ghanéenne, ndlr), se sont avérées vaines », raconte le proche du leader du Cojep, joint à Abidjan. Pour eux, en faisant le parallèle avec le cas Justin Katinan Koné, l’extradition de Charles Blé Goudé n’est ni plus ni moins qu’une réédition ou mieux, un rapatriement arrangé. Ce qui les amène à presque vouer aux gémonies, celui qui était considéré comme l’élément fédérateur du groupe. « Pour comprendre la supercherie sachez que si Blé Goudé ne voulait pas rentrer, il aurait eu la chance de se présenter devant un tribunal ghanéen pour contester son rapatriement comme ce fut le cas pour le ministre Koné Katinan… Blé Goudé voulait une action rapide et d’ailleurs, il a eu le temps de bien faire tout son bagage, avant de prendre la route avec ses amis ravisseurs. Les autorités ghanéennes qui ne sont pas elles-mêmes opposées a un retour volontaire, ne peuvent donc pas faire des commentaires désobligeants pour une affaire ou le concerné part avec le sourire aux lèvres… c’est pourquoi nous demandons aux Ivoiriens de ne pas accabler le Ghana qui a toujours été correct avec nous … », a décrypté hier Touré Zéguen, membre de la ‘’galaxie Gbagbo’’ en exil au Ghana. Formel, le proche de Blé Goudé joint hier, assure que ce retour était préparé depuis, dans la discrétion. « Pour moi, c’est le couronnement d’un travail de sape », assure-t-il. Et, manifestement, ses camarades ont commencé à tourner la page. « Ce n’est pas pour lui qu’on sortait. On sortait pour Gbagbo, parce que lui incarnait son combat au niveau de la jeunesse. C’est pour cela que je suis déçu», raconte le compagnon d’aventure.

Marc Dossa – NordSud

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Blé Goudé voulait-il rentrer d’exil ?

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Blé Goudé voulait-il rentrer d’exil ?

Posted on 21 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Article d’Archives du  4 JANVIER 2012

C’est sûr, Blé Goudé veut rentrer à Abidjan. Après avoir aidé à faire rentrer Angelo Kabila, après le retour d’Yves Zogbo et de quelques-uns, les autorités ivoiriennes, via Magic System, et d’autres facilitateurs, veulent-elles tenter et oser le coup ? Charles Konan Banny a-t-il eu raison de ne pas démissionner ? Les différentes sorties de Blé Goudé laissent penser que les lignes bougent et que des choses sont en train de se passer. Mais cela ne fait pas l’affaire de tous. Blé Goudé par son attitude traumatise pro-Gbagbo et pro-Ouattara. Il traumatise les pro-Gbagbo, qui croient en Malachie et aux prophéties. Ceux-là croient encore que le miracle est possible, que chaque jour qui arrive, est le dernier à savoir pour le RHDP. Penser que Blé Goudé va et peut rentrer, c’est mettre fin à tous les espoirs, c’est entrer dans la normalisation. Le concerné ne s’en cache pas. «En ce qui me concerne, je suis porteur d’une approche constructive de la normalisation de la situation de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, je réitère ma proposition d’un dialogue politique inclusif entre le pouvoir et l’opposition plurielle (…)». Une offre de service on ne peut plus claire. Il appelle à un nouveau dialogue direct, un dialogue ivoiro-ivoirien, un dialogue politique, non pour aller à une élection, mais sur l’ensemble de la vie de la Nation. Et Blé Goudé insiste : ‘’A tous ceux qui, parce qu’humiliés, blessés, spoliés, ruminent une vengeance, je les invite en cette année 2012 à cultiver l’amour là où on leur à servi la haine, car la plus belle vengeance, c’est le pardon’’. C’est un peu ce que disait en son temps, Mamadou Koulibaly. C’était trop tôt, et il n’a pas su être patient. Mais tous les pro-Gbagbo sont-ils prêts à entendre raison, à écouter Blé Goudé ? Au-delà des émotions des pro-Ouattara dont cette militante du Rhdp qui explique : «tout le monde peut rentrer, sauf Blé Goudé, car il est dangereux et peut lancer des appels qui vont être suivis», les responsables politiques apprécient mieux qu’hier, dans l’ensemble, les appels de Blé Goudé, tout en se demandant pourquoi, il insiste tant ( à 2 reprises) sur le dialogue avec les forces militaires. Comme si des problèmes existaient encore à ce niveau. Selon des interlocuteurs, comment peut-il se désigner comme un opposant politique et civil, en exil, aux mains nues, et donner le sentiment de porter des revendications de militaires ? Les uns s’inquiètent, tandis que les autres y voient du bluff et une façon de se donner de la contenance pour peser plus et pour éviter dans son camp, d’être taxé de traitre. Dans tous les camps, les positions de Blé Goudé dérangent et inquiètent. Le président du Cojep traumatise toujours. De loin comme de près.

Charles Kouassi
Intelligent d’Abidjan

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Blé Goudé est-il rentré volontairement en Côte d’Ivoire à la demande de Ouattara?

Posted on 20 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Dans un message intitulé “POURQUOI L´EXTRADITION DE BLE GOUDÉ DEMEURE SUSPECTE (ACTE 1)”, TOURE MOUSSA ZEGUEN, l’ex chef du GPP et actuellement Réfugié politique au GHANA s’insurge contre l’arrestation de Charles Blé Goudé et dénonce la complicité du concerné qui aurait mordu aux propositions du pouvoir d’Abidjan.

Le Message

Loin de moi l’idée d’un quelconque règlement de compte, problème de leadership ou encore moins jalousie mesquine quelconque, comme certains ont déjà commencé à le dire…
Il s’agit de regarder une situation qui s’est déroulée sous nos yeux a tous et à en donner notre lecture froide sans état dame car il s’agit de l’avenir du combat des ivoiriens et non de la carrière politique d’un seul individu.
Il s’agit aussi de laver l’image des autorités ghanéennes qui ne doivent en aucun cas être doublement victimes de leur largesse envers des ivoiriens qu’ils ont accueillis chez eux avec une hospitalité légendaire remarquable…
Pour comprendre cette histoire rocambolesque il faut commencer par le commencement.

1// Lorsque nous avons été informés DE SON ARRESTATION CE JEUDI 17 JANVIER, il nous est apparu nécessaire de nous informer auprès de nos amis et connaissances et c’est ainsi que nous avons obtenu deux versions :

A/ la première disait que BLE Goudé avait été cueillit à son domicile par les policiers de l’Interpol Ghana accompagnés de policiers  ivoiriens.

B/ la deuxième version dit que BLE Goudé était en partance pour une interview avec France 24 et qu’il aurait été intercepté en route pour le lieu du rendez-vous avec les journalistes, par des individus en tenue civile qui l’auraient emporté à une destination inconnue.

Ainsi après cette interpellation on nous dit que ce fut grâce aux différentes alertes des personnes proches de BLE Goudé qui auraient fait que la Police ghanéenne ait pu intercepté le cortège qui avait à son bord le ministre pour les conduire tous au BNI (DST ghanéenne )

2/ Depuis lors donc tous les efforts des ivoiriens du Ghana pour le voir ou se rassurer sont restés vains car en vérité personne n’a pu le voir jusqu’à son départ précipité.
Pour avoir des informations et être situés. Nous nous efforçons de chercher les détails de cette affaire et nous nous rendons compte que beaucoup de choses restent floues…
Non seulement personne à Accra ne peut dire qu’il a été capable de le voir à la BNI depuis son arrestation… En fait Nous avons été informés que BLE Goudé n’a jamais été détenu à la BNI et s´il y est passé c’était pour convaincre les autorités ghanéennes que L´HOMME avait choisi de faire un retour volontaire et non une extradition … Et mieux , si les autorités ghanéennes étaient vraiment convaincus que BLE GOUDÉ était en danger dans la main de ses amis ravisseurs, ils auraient à tous les coups opposé un refus de non-recevoir à leur volonté d’extradition. A TOUT LE MOINS ce serait donc une juridiction ghanéenne qui l’aurait jugé et autorisé son extradition.
En réalité le GHANA QUI ACCORDE UNE IMPORTANCE PARTICULIERE AUX DROITS DE LHOMME NE PEUT LAISSER BLE GOUDÉ ALLER A L´ABATOIR S´ ILS N´AVAIENT PAS ETE CONVAINCUS PAR BLE Goudé LUI MEME QUE SA VIE NE SERAIT PAS EN DANGER.

PARMI LES INQUIETUDES EN VOICI QUELQUES UNES DES QUESTIONS
1/ Pourquoi Blé Goudé n’a pas été aperçu par ses amis et même son avocat qui sont allés à la BNI ? On ne pouvait le voir à ACCRA car dans leur plan c’était un impératif afin que nous soyons tous dans le clair-obscur…

2/Le cortège de Wattao à Noé au petit matin du Vendredi 18 janvier 2013 ?

En effet au moment où nous nous fatiguions à Accra pour retrouver les traces de BLE  Goudé, ils avaient déjà pris la route et leur cortège avait été clairement identifié tôt le matin à ELUBO ou il ya un bon nombre de réfugiés Ivoiriens qui étaient intrigués par ce cortège aux voitures à vitres teintées.

3/Pourquoi Ahmed  Bakayoko n’était pas à la télévision ivoirienne pour faire la déclaration comme lors de l’arrivée de Séka, Lida etc. ?
Hamed BAKAYOKO qui fait une concurrence folle a SORO Guillaume (qui est reste au téléphone une heure durant avec BLE GOUDÉ la veille de son auto arrestation) veut que son nouveau trophée lui jure fidélité et soumission, a tout mis en place depuis des semaines, et nous en étions avertis, pour assurer la sécurité de leur nouveau JOKER croit ici détenir l´homme de la situation afin de rassurer son patron que plus rien ne les empêchera de tourner en rond.

Pourquoi ce trophée n’a pas été exhibé ?
Simplement par ce qu’il est aujourd’hui leur complice et ils ont un plan ensemble que vous découvrirez bientôt… Ouattara est coincé et n’arrive pas à faire rentrer le FPI dans les rangs alors qu’il a les injonctions de ses bailleurs de fonds pour faire une politique inclusive en ayant surtout le FPI comme partie prenante des futures élections locales.. A défaut Hamed BAKAYOKO qui a avoué depuis des mois qu’il est en négociations avec BLE Goudé a tout fait pour convaincre ce dernier qui a mordu à l´hameçon.
Nous savons aussi qu’un COM Zone très connu a même fait des appels téléphoniques à partir d’Abidjan pour rassurer certains amis que le retour de BLE GOUDÉ ne devrait point nous inquiéter car tout était bouclé…
Nous savons aussi que depuis son retour volontaire BLE  Goudé n’est pas dans les locaux de la DST contrairement à ce que disent les autorités du régime génocidaire.

Où est-il donc ? Selon nos sources BLE Goudé qui est parti par la route est dans les bonnes grâces de Hamed Bakayoko qui avait promis de régulariser son nouveau parti une fois crée et il lui a aussi promis de financer une forte campagne de Réconciliation à travers le pays afin de consolider le régime génocidaire de Ouattara…Ce deal avait déjà été refusé par la Première Dame Simone Gbagbo qui a refusé cette mascarade comme condition de sortie par Grace présidentielle.

Pour comprendre la supercherie sachez que si BLE  Goudé ne voulait pas rentrer il aurait eu la chance de se présenter devant un tribunal ghanéen pour contester son rapatriement comme ce fut le cas pour le ministre KONE KATINA…
Malheureusement tout le monde se demande pourquoi si rapidement, notre frère a t’il été extradé?

La réponse est simple. En effet BLE Goudé voulait une action rapide et d’ailleurs il a eu le temps de bien faire tout son bagage avant de prendre la route avec ses amis ravisseurs. Les autorités ghanéennes qui ne sont pas elles-mêmes opposées à un retour volontaire ne peuvent donc pas faire des commentaires désobligeants pour une affaire ou le concerne part avec le sourire aux lèvres…  c’est pourquoi nous demandons aux ivoiriens de ne pas accabler le Ghana qui a toujours été correct avec nous …
Ce qu’il faut aussi remarqué est que les ivoiriens se souviennent très bien déjà que HAMED BAKAYOKO et BLE Goudé ne sont pas à leur premier coup… Souvenez-vous depuis la FESCI…
Souvenez-vous que BLE Goudé avait quitté le premier la COTE DIVOIRE EN MARS 2011, donc il peut rentrer le premier au pays pour respecter son rang et sa classe…

Je vais pour l’instant épargner les uns et les autres de certains détails en attendant les répliques qui s’annoncent afin que nous donnions notre chance à nos compagnons sur cette affaire qui tôt ou tard s’éclaircira d’elle même aux yeux de tous …
Pour finir j’invite tous nos amis a la sérénité et à comprendre que le GUIDE Gbagbo est digne, SIMONE est digne, AFFI N´GUESSAN, AKOUN LAURENT, DOUATY ALPHONSE, LES FDS  SONT DIGNES …
Si le sujet n’avait pas son importance je n’aurais pas ainsi parlé pour apporter ma modeste contribution à un sujet d’ordre national..

Je vous remercie pour une COTE D´IVOIRE DIGNE.

TOURE MOUSSA ZEGUEN
Réfugié politique Ivoirien au GHANA
zegeuenonvci@gmail.com

TOURE MOUSSA ZEGUEN Blé Goudé est il rentré volontairement en Côte dIvoire à la demande de Ouattara?

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ARRESTATION DE BLE GOUDE CONFIRMEE…

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ARRESTATION DE BLE GOUDE CONFIRMEE…

Posted on 17 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

ARRESTATION DE BLE GOUDE CONFIRMEE ..Helas
Fiers panafricianistes apres mon dernier poste sur BLE GOUDE, deux sources pour lesquelles j’ai beaucoup de respect m’ont confirmé que ce matin Interpol était venu arrêter en catimini le GENERAL BLE GOUDE. Mais la police ghannéenne s’étant interposée, INTERPOL fut obligé de laisser le GENERAL BLE GOUDE entre les mains de la DNI (genre DST du Ghana) où il serait détenu en ce moment …
Cdt Kombo
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Mali: Les mensonges de la propagande de guerre française, par Mohamed Tahar Bensaada

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Mali: Les mensonges de la propagande de guerre française, par Mohamed Tahar Bensaada

Posted on 15 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Cocorico ! La France aura bien eu sa «tempête de désert».
Hollande a pris la «courageuse» décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000D et des Rafale contre les colonnes des djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.
Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néo-coloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.
Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.
Second mensonge. Le gouvernement français justifie son opération Serval par le souci de contrer les rebelles d’Ansar Dine qui ont lancé la semaine dernière une offensive contre des localités situées au centre du pays en direction du sud. Ce faisant, le gouvernement français tente de donner à cette opération un caractère défensif. Rien n’est plus faux. Depuis que le Nord du mali a échappé au contrôle du gouvernement central de Bamako pour tomber entre les mains du mouvement Ansar Dine et des autres mouvements djihadistes, on le sait, la France n’a pas cessé d’appeler à la guerre en poussant en avant les Etats de la CEDEAO pour donner un semblant de légitimité africaine à cette guerre néocoloniale.
Après avoir réussi à torpiller les efforts de médiation du gouvernement algérien en vue de trouver une solution politique à la crise et à arracher une résolution du conseil de sécurité de l’Onu autorisant le déploiement d’une force africaine mais dans le cadre d’un plan de résolution politique globale de la crise, la France a continué en coulisses à pousser le gouvernement malien et les autres gouvernements de l’Afrique de l’Ouest à vider cette résolution onusienne de son contenu et à se préparer à la guerre.
De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3.000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.
La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes.
Troisième mensonge. Le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre les djihadistes qui contrôlent le nord du Mali et menacent désormais le territoire de la France et de l’Europe. En reprenant cet argument officiel, les médias français usent d’un mensonge grossier. D’abord, ils sont bien culottés de servir pareil argument à leurs téléspectateurs La France qui n’a pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et qui n’hésite pas aujourd’hui à soutenir les djihadistes en Syrie se découvre subitement une âme laïque et démocratique au Mali ! La laïcité ici n’est qu’un cache-sexe servant à cacher de sordides desseins stratégiques et économiques.
Le mouvement Ansar Dine est avant tout un mouvement de libération touarègue. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako et qui ont déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger, en 1991.
Que ce mouvement ait connu par la suite une évolution idéologique fondamentaliste est une chose que seul une islamophobie aveugle pourrait confondre avec le djihadisme terroriste dans lequel excellent des groupes comme Aqmi et le Mujao. Justifier une guerre au Mali au nom de la lutte contre le fondamentalisme d’Ansar Dine c’est comme si l’Etat italien justifiait dans les années 70 et 80 une mise hors-la loi du parti communiste italien sous prétexte que les groupes terroristes des Brigades rouges et de Prima Linea usaient de la même rhétorique marxiste-léniniste !

Quatrième mensonge. La propagande française met l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre Ansar Dine et les autres groupes djihadistes. La preuve c’est que Ansar Dine a gardé des contacts avec ces mouvements. Ansar Dine se défend en disant qu’il n’a rien à voir avec ces mouvements mais comme ils sont sur le même terrain, il est normal qu’il ait des contacts avec eux.
D’ailleurs, les services français entretiennent des contacts officiels sous la couverture du Quai d’Orsay avec ces groupes comme vient de le dévoiler un des chefs d’Aqmi, au Mali, Abdelhamid Abou Zeid et ce, dans le but de libérer les otages français contre des rançons qui se sont avérées ces dernières années un mode bien commode de financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Pire, rien n’interdit de penser que les services français regardent avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux jouent avec les narco-terroristes du Mujao pour affaiblir l’encombrant voisin algérien…
Parmi les arguments servis pour justifier la soi-disant collusion d’Ansar Dine avec les groupes terroristes, la propagande française relayée malheureusement par certains médias algériens, il y a le fait qu’Ansar Dine refuse de combattre Aqmi et le Mujao en avançant que ce n’est pas son rôle à lui de les combattre, en tout cas pas avant la résolution du conflit avec Bamako et le retour de la paix et de la stabilité dans la région. Et dans ce cas, les djihadistes étrangers seront bien obligés de quitter le territoire malien de gré ou de force. Comme le rappelle à juste tire un porte-parole d’Ansar Dine, pourquoi les gouvernements occidentaux qui mettent aujourd’hui la pression son mouvement pour combattre Aqmi n’ont pas usé des mêmes pressions sur le régime du président malien déchu Amadou Toumani Touré dont la collusion avec les groupes narco-terroristes était avérée ?
Que le programme et l’interprétation rigoriste de la Charia islamique d’Ansar Dine posent problème, sans doute. Mais ce sera une affaire interne à la société touarègue et malienne et ce n’est en tout cas pas l’affaire de la France et des gouvernements africains à sa botte. Si l’application de la Charia devait constituer un objet de casus belli, la France devrait entrer sans tarder en guerre contre les pétromonarchies du Golfe et bientôt contre les pays arabes dont la nouvelle constitution devrait s’inspirer explicitement de la Charia : Egypte, Tunisie, Libye et bientôt Syrie !
Non content de semer la confusion au sein de l’opinion publique et d’essayer de diaboliser coûte que coûte Ansar Dine parce qu’il ne s’inscrit pas dans leur stratégie néo-coloniale, les services français cherchent à faire diversion via les sites franco-israéliens amis qui font passer Ansar Dine pour une création tantôt saoudienne tantôt qatarie, en laissant aux sites makhzéniens le loisir de vendre la thèse éculée qui voit dans le DRS algérien le nouveau démiurge de la géopolitique sahélo-saharienne.
Cinquième mensonge. Le gouvernement français a monté toute sa campagne diplomatique en direction de l’union africaine, l’union européenne et l’Onu en vue de justifier une guerre au Mali au nom de la défense de l’intégrité et de l’unité territoriale du Mali menacée par la déclaration d’indépendance unilatérale de l’Azawad proclamée par le MNLA. C’est peut-être le plus gros mensonge de cette guerre tant il est archi-connu que la France a toujours tenté de manipuler les mouvements séparatistes touarègues au Mali et au Niger pour faire chanter les gouvernements de Bamako et Niamey en vue de les amener à accepter ses conditions de « coopération » néocoloniales.
Il ne faut pas oublier que le mouvement séparatiste appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem qui commandait un millier de mercenaires touarègues maliens au service du régime de Kadhafi et qui a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars pour jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu ?
C’est quand le MNLA a été chassé de ses positions conquises au nord par les combattants d’Ansar Dine et des autres groupes djihadistes que le gouvernement français a changé de fusil d’épaule et s’est mis à défendre hypocritement la thèse de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, la diplomatie française est en train de réchauffer un vieux plan colonialiste visant à diviser l’Afrique et les Africains pour mieux régner.
Elle agite notamment l’épouvantail de l’islamisme pour faire passer la manipulation sordide des élites et des populations bambara au sud contre les tribus berbères et maures du nord qu’elle juge moins dociles et plus enclines à s’allier avec les nouveaux régimes qui sont en train d’émerger en Afrique du nord à la faveur des mouvements de contestation que les officines impérialistes cherchent à instrumentaliser et à dévoyer mais en vain. L’opposition entre populations musulmanes et populations chrétiennes et/ou animistes est en train de devenir un nouveau cheval de bataille idéologique impérial en Afrique comme l’illustre à merveille le laboratoire soudanais appelé à servir de modèle pour toute la région.
Sixième mensonge. Les médias français ont abreuvé les téléspectateurs d’images et de reportages bidon montrant des citoyens maliens dans la capitale qui applaudissent l’intervention française. Bien-sûr, il se trouvera toujours des Maliens qui se rappellent l’esclavage d’avant-hier des esclavagistes touarègues et maures et oublient l’esclavage moderne d’hier et d’aujourd’hui des colons et des capitalistes français mais la majorité des Maliens ne sont pas dupes du jeu de la France. Les médias français montrent ce qu’ils veulent montrer et s’imposent le silence sur les manifestations des patriotes maliens, réunis au sein de la COPAM (coordination des organisations patriotiques du Mali) qui ont appelé au lendemain de l’intervention française au départ du président malien qui n’a aucune légitimité démocratique.
Septième mensonge. Au lendemain de l’intervention française, les médias reprennent les communiqués triomphalistes du ministère français de la défense. Une centaine de djihadistes auraient été éliminés et leur avance vers le sud aurait été stoppée. Les pertes françaises sont minimisées. La perte d’un hélicoptère Gazelle a été attribuée au début à un crash. Mais voilà que les nouvelles moins rassurantes commencent à tomber. Ce n’est pas un hélicoptère mais deux qui ont été abattus dès le premier jour de l’opération. Le pilote d’un hélicoptère Gazelle, le lieutenant a été mortellement touché.
Mais le fait qui témoigne de la grossièreté des mensonges de guerre français est qu’on apprend au troisième jour de l’opération Serval que l’offensive des combattants d’Ansar Dine n’est pas totalement stoppée alors qu’on nous a assuré la veille qu’elle a été stoppée. Pire, le gouvernement français vient de renforcer son dispositif d’intervention militaire de manière spectaculaire et inquiétante comme s’il s’agissait d’une guerre contre une armée conventionnelle. A en croire le site spécialisé dans les questions militaires « Mer et marine » les forces françaises engagées actuellement au Mali proviennent du dispositif Epervier basé au Tchad et qui ne comprend pas moins que six Mirage 2000D, deux Mirage F1 CR, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall. Et aux dernières nouvelles, on apprend l’engagement des Rafale ! La facture risque d’être très salée pour un Hollande qui cherchait à faire des économies mais surtout pour le peuple fra,çais appelé à se serrer encore plus la ceinture pour contribuer à cette guerre coloniale !
Mais comme un malheur n’arrive jamais seul. On apprend en même temps que l’opération d’un commando de la DGSE en vue de libérer un des leurs détenu par les miliciens du groupe Chabab en Somalie s’est soldée par un fiasco. L’otage aurait été tué et deux membres du commando de la DGSE éliminés. La propagande française voudrait faire croire que le commando de la DGSE a éliminé 17 djihadistes mais n’arrive pas à expliquer comment ils n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs camarades tués. Les djihadistes somaliens ont même déclaré qu’ils détiennent un membre du commando français blessé mais vivant ! Ces déboires risquent d’annoncer d’autres conséquences beaucoup plus dramatiques pour les populations civiles du Nord Mali et pour la vie des otages français eux-mêmes. Au lieu d’assurer sa sécurité et celle de ses ressortissants, la France est bien partie pour vivre quelques aventures que ne lui envieraient pas ses alliés de l’Otan qui lui ont promis jusqu’ici bien timidement leur soutien logistique. Tout cela pour l’uranium du Niger et les milliards de bénéfices d’AREVA et de SUEZ et leurs banquiers

http://french.irib.ir/analyses/item/236682-mali-les-mensonges-de-la-propagande-de-guerre-fran%C3%A7aise,-mohamed-tahar-bensaada

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Cote d’Ivoire: Laurent Gbagbo homme de l’année 2012, pourquoi les ivoiriens préfèrent Ggagbo à ouattara

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Cote d’Ivoire: Laurent Gbagbo homme de l’année 2012, pourquoi les ivoiriens préfèrent Ggagbo à ouattara

Posted on 12 January 2013 by Contribution

Laurent Gbagbo homme de l’année 2012 en Cote d’Ivoire , un honneur fait par le peuple ivoirien à un leader en qui il se reconnait. Une distinction qui semble surprendre certains qui veulent encore comprendre  pourquoi les ivoiriens préferent Laurent Gbagbo actuellement à la cours penale internationale à Alassane Ouattara.

 

 la question à moi posée par un ami sénegalais vivant à new york ” Comment Laurent Gbagbo peut-il recevoir un tel honneur après tout ce qu’on dit de lui?

Ma réponse fut precedée d’un sourire. Parce qu’ à la vérité, les ivoiriens savent mieux que quiconque qui est Laurent Ggagbo. Au delà de la diabolisation menée par les chaines internationales et les médias à la solde de Ouattara, malgré ce funeste procès à la cours penale internationale, l’image du leader populaire africain n’a nullement été écorchée aupres de son peuple. Ses actions et son combat pour la liberté  bien qu’interrompus par les puissances impérialistes sont bien compris des ivoiriens et de nombreux africains.

Bien plus, il n’a pas fallu beaucoup de temps aux ivoiriens pour constater l’incapacité de Ouattara à oeuvrer à leur bonheur. Des ivoiriens sont mis au chomage pendant qu’on recrute sous leurs yeux des proches incompétents du pouvoir. Le fameux rattrapge ethnique dont Ouattara se fait chantre dans l’administration publique, entreprises du secteur public et privé depuis 2010 et qui bat toujours son plein. Des nominations fantaisistes et autoritaires, sans concours, et sans aucun critère de compétence tant dans l’armée que dans l’administration ivoirienne. Sous aucun regime en Cote d’Ivoire, l’on a tant fait le culte de la médiocrité.

Alassane Ouattara , bien que béneficiant du programme PPTE dont l’essentiel de l’oeuvre a été accompli par Laurent Gbagbo s’adonne à un endetement ultra rapide. Une pluie de milliards pour des retombés zero sur le terrain. Pis, les prix des denrées ne font que grimper avec en prime l’augmentation du prix du super et du gaz domestique. Parce que le regime de ouattara, passé l’heure de l’euphorie ne fait qu’afficher son incompétence vis à vis des préoccupations des ivoiriens. Des promesses electorales au bien-etre des populations, il y a un écart grand comme les deux bouts du nil.

Depuis 2010, des violations continuelles des droits de la propriété individuelle, vols, braquages , expropriations de biens,( maisons, plantations, terrains, entreprises, véhicules…) Une appropriation autoritaire de forêts ivoiriennes par des bandes armées proches du pouvoir au profit des burkinabes principalement dans l’ouest ivoirien, comme denoncé recemment par le journal le monde, et un climat d’insécurité permanent.

Certes le peuple ivoirien est embaillonné par ce regime militarisé mais ce peuple n’est pas dupe. Laurent Gbagbo qu’ils ont voulu faire passer pour dictateur, meutrier, et d’assassin est un homme attaché aux principes de justice et d’égalité. Les ivoiriens qui connaissent le parcours politique de l’ homme et ses projets en faveur de la Cote d’Ivoire ne n’ arretent pas au vilipendement entrepris à la solde de Nicholas Sarkozy en avril 2011. En cette période, Laurent Gbagbo n’avait demandé que le recomptage des voix pour sortir de l’impasse. On lui a servi, lui et son peuple du feu par des hélicos et autres canons suivis de pillages, viols, massacres et de la dérive dictoriale en cours sous Ouattara.  Malgré la honteuse mascarade à la Haye, Laurent Ggagbo reçoit chaque jour l’amour de son peuple et la sympathie de nombreux citoyens du monde épris de justice et de liberté qui n’attendent que sa sortie de prison.

Les résultats de ce sondage réalisé en Cote d’Ivoire ne sont donc que l’ acte 2 du slogan ”gbagbo kafissa” entendez ”gbagbo est mieux” en langue malinké. Slogan suivi de tee-shirts à l’ éffigie de Laurent Gbagbo lancés par les militants d’Alassane Ouattara eux-memes aux premières heures du regime actuel à Abidjan.

Serge-Pacome Abonga

http://sergepacomeabonga.blogvie.com

By: Serge-Pacome Abonga

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Le corps diplomatique à Ouattara: ” beaucoup reste à faire… la pauvreté et le chômage ne cessent de s’accroître”

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Le corps diplomatique à Ouattara: ” beaucoup reste à faire… la pauvreté et le chômage ne cessent de s’accroître”

Posted on 07 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Le corps diplomatique en Côte d’Ivoire a présenté ses vœux au chef de l’Etat ivoirien hier. Voici l’’intégralité du message de la communauté internationale prononcé par l’ambassadrice Isabelle Iboula N’Gnageli, doyenne par intérim du corps diplomatique.

Mesdames et Messieurs,
En vos rangs et qualités,
Distingués invités,

Avant tout propos avec la permission de Son Excellence Monsieur le président de la République, je voudrais humblement vous inviter à vous lever et à observer une minute de silence en mémoire des victimes de la bousculade survenue à l’aube du 1er janvier 2013 aux environs du Stade Félix Houphouet-Boigny au Plateau et nos collègues décédés au cours de l’année 2012. Il s’agit de Monseigneur Ambrose Madtha, doyen du corps diplomatique qui nous a quittés brutalement depuis le 08 décembre 2012 et Christophe Gbégbo chargé d’Affaires de l’ambassade du Bénin, décédé le 21 août 2012.

Excellence Monsieur le président de la République,
Mesdames et Messieurs,

Le discours que j’ai l’honneur de prononcer ce jour est celui que le Nonce apostolique avait lui-même préparé pour la présente circonstance. Mais le Seigneur ayant décidé autrement, le corps diplomatique a été unanime pour que ce texte soit prononcé dans son intégralité afin de lui rendre un ultime hommage.

Monsieur le président de la République,

Une année s’en est allée et une autre nouvelle commence. Mais nous ne savons pas de quoi cette dernière sera faite. Cependant, si tout le corps diplomatique en Côte d’Ivoire et les organisations internationales accréditées sont là autour de vous, à cette présentation de vœux, ce n’est pas seulement pour sacrifier à une tradition mais pour exprimer leur foi en un avenir radieux pour ce beau pays.

Alors que commence une année nouvelle, chacun de nous est amené à faire le point et à regarder vers l’avenir. Nous sommes convaincus que la paix en Côte d’Ivoire est possible. Que l’unité du pays est comprise comme une nécessité vitale pour tous. C’est pourquoi nous avons le droit d’envisager l’avenir de la Côte d’Ivoire avec optimisme. Nous sommes convaincus qu’il y a une réelle espérance de la paix à saisir et à un éventuel esprit de division, on doit imposer une totale volonté de paix.

Puissions nous, Monsieur le président, nous qui sommes ici présents, contribuer au pardon réciproque, à la réconciliation, à l’unité du pays qui doivent aboutir nécessairement à la paix définitive. En ce début d’année, le mot principal pour la Côte d’Ivoire est optimisme avec une espérance remplie de certitude : N’ayez donc pas peur Monsieur le président. Le Dieu Tout-Puissant et Tout Miséricordieux qui voit le destin de chacun de nous, saura vous aider, vous et le gouvernement afin de résoudre les multiples problèmes.

Monsieur le président de la République,

nous voulons vous inviter au seuil de cette nouvelle année, à toujours garder espoir. Un espoir qui vous a animé depuis le début de votre mandat jusqu’à maintenant. Votre ambition n’est-elle pas de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent d’ici l’an 2020 ? Nous voulons à ce propos vous adresser notre profond encouragement pour tous les efforts fournis en vue de la sécurité, de la paix, de la réconciliation et de la croissance économique de votre pays. Grâce à vos différents voyages hors du pays, vous avez non seulement permis à la Côte d’Ivoire de retrouver progressivement sa place dans le concert des nations mais vous avez aussi convaincu beaucoup d’investisseurs étrangers à venir pour un partenariat dans ce pays d’hospitalité. Votre ardeur au travail et ceux de vos différents gouvernements ont permis l’allègement des dettes du pays, mieux de leur suppression.

Au niveau local, nous voyons se réaliser de grands chantiers notamment la réfection de certaines routes, la construction de ponts et chaussées, la réhabilitation et la restauration des universités et d’écoles, avec distribution de kits scolaires pour les plus démunis. Dans le domaine de la santé, nous constatons une assistance et une aide accrues aux malades surtout ceux vivant avec le Vih/Sida. Aussi, avez-vous permis la création de micro-finances de crédit pour les couches démunies qui n’ont pas de facilités pour avoir accès à des prêts bancaires notamment les femmes et les jeunes qui ont des projets économiques de petites et moyennes envergures.

Monsieur le président de la République,

Tout en reconnaissant vos efforts pour l’épanouissement des Ivoiriens et tous ceux qui habitent la Côte d’Ivoire, nous voulons tout de même souligner que beaucoup reste à faire.
En effet, la pauvreté et le chômage ne cessent de s’accroître. A cela s’ajoute la sécurité de la population. Il ne se passe pratiquement pas de jour sans qu’on entende parler dans la presse audiovisuelle ou qu’on lise dans les journaux des attaques de domiciles ou d’honnêtes citoyens. C’est en conjuguant des efforts avec l’appui de la communauté internationale que la Côte d’Ivoire doit lutter pour éradiquer ce phénomène. Nous devons donc rester vigilants.
Monsieur le président de la République,

Il est certes vrai que pour un pays qui sort de crise, il faut beaucoup de patience pour qu’advienne la normalité. Mais cela n’empêche cependant pas que chaque habitant de la Côte d’Ivoire soit respecté dans sa dignité. En effet, la paix tant recherchée passe nécessairement par la protection des droits inaliénables de chaque être humain. Nous voulons aussi faire cas de violations de droits de l’Homme signalées ici et là par des personnes privées comme des organisations non gouvernementales et des organisations internationales. Nous savons combien cette question vous tient à cœur, c’est pourquoi nous voulons vous inviter à prêter une attention particulière aux résultats d’enquêtes de la Commission nationale d’enquête après la crise postélectorale, aux récentes déclarations d’Amnesty International et l’Onu sur la situation des droits de l’Homme sur la Côte d’Ivoire.

Tout homme en vertu de son humanité a besoin d’un minimum de respect, même ceux qui sont dans les maisons de détention. Les prisonniers sont des personnes humaines qui méritent malgré leurs crimes d’être traités avec respect et dignité. Ils ont besoin de la sollicitude de tout un chacun d’entre nous. Au sujet des prisonniers, nous voulons vous faire remarquer que nombreux sont les détenus politiques qui depuis dix-huit mois restent sans jugement. A cet égard, nous voulons saluer avec joie la mesure de mise en liberté provisoire de certains détenus le 20 décembre dernier.

La réconciliation est un grand chantier qui nous tient tous à cœur. Nous attendons de chaque individu ou de chaque partie impliquée dans un conflit de vouloir la réconciliation, d’être humble et tolérant. Ils doivent se regarder au-delà du conflit comme des frères, membres de la même famille et non comme des ennemis. Le dialogue qui conduit à la réconciliation exige que l’on s’écoute mutuellement dans le respect, sans préjugé, ave le souci de se comprendre mutuellement.

Que chacun reconnaisse son tort

Il convient aussi que chacune des parties au conflit reconnaisse sa part du tort et consente, au prix de sacrifices, à tendre sa main à l’autre, à lui ouvrir son cœur et à laisser la vie circuler entre vous. Il faut vouloir et accepter de pardonner. Il est attendu de chacune des parties de poser des actes de confiance en l’autre et de remise en confiance de l’autre. Les personnes en conflit que l’on doit réconcilier doivent mettre fin impérativement à toutes sortes de violence et éviter de poser des actes de provocation successibles de compromettre l’aboutissement heureux du processus de réconciliation. Dans cet esprit, il est demandé au coupable d’être humble, de reconnaître son tort et de demander pardon, d’accepter la réparation symbolique des dommages causés. La victime a le devoir d’accorder son pardon à son agresseur par respect ou pour le bien-être de la communauté.

Monsieur le président,

Vos concitoyens et tous ceux à qui vous avez offert l’hospitalité attendent de vous des efforts pour une vie paisible, harmonieuse et épanouie.

Monsieur le président de la République,

C’est avec un cœur plein d’espérance que je vous prie à nouveau d’accepter le souhait fervent que je vous réitère au nom de mes collègues, aux chefs des missions diplomatiques et des organisations internationales ainsi qu’à mon nom propre pour le bonheur de votre Excellence et de votre famille. Pour toutes les autorités qu’il porte avec la lourde responsabilité du pays, pour le noble peuple de la terre d’Eburnie et pour tous les habitants de ce pays afin que cette année qui commence voit s’élever en Côte d’Ivoire un avenir finalement serein et pacifique marqué par la bonne volonté et la collaboration de tous et de chacun à se tendre la main et à aller à la réconciliation.

Bonne et heureuse année à vous Monsieur le président de la République, à votre famille et à toutes les personnalités ici présentes. Je demande au Dieu Tout-Puissant et Tout Miséricordieux le don d’une année qui soit féconde de justice, de sérénité et de paix pour la Côte d’Ivoire.

Je vous remercie.

Retranscrit par Bidi Ignace

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Blé Goudé Explose: il faut une opposition qui dérange Ouattara

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Blé Goudé Explose: il faut une opposition qui dérange Ouattara

Posted on 04 January 2013 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

BLE GOUDE EXPLOSE: LA LIBÉRATION DE GBAGBO SERA LE FRUIT DU TALENT DE CHACUN DANS L’ACTION COLLECTIVE.
LE COJEP VIENT POUR DONNER DU FIL À RETORDRE À OUATTARA, il faut une opposition qui le dérange.

Le dernier congrès du COJEP vient de transformer cette structure en un mouvement politique. D’aucuns parlent de parti politique. Quelle différence y a-t-il selon vous ?

CBG : La différence entre un parti politique et un mouvement politique se trouve dans l’objet de l’action. Alors que le parti politique a pour principal objet la conquête et l’exercice du pouvoir politique, le mouvement politique est porteur et promoteur d’idées sans pour autant viser la conquête et l’exercice du pouvoir. Voilà la différence cher monsieur.
NV : Que répondez-vous à ceux qui disent que mouvement politique ou parti politique, c’est bonnet blanc, blanc bonnet ?

CBG : je comprends que le concept peut être nouveau pour eux mais je dois leur dire qu’ils se trompent de penser ainsi. En tant que leader il est de notre devoir d’éclairer la lanterne de nos camarades. Un parti politique est bel et bien différent d’un mouvement politique. Le COJEP n’est donc pas un parti politique pour l’instant. Nous prendrons le temps de leur expliquer avec toute la pédagogie que cela requiert en étant conscients que il y en aura qui comprendront tout de suite, certains mettront du temps à comprendre; par contre d’autres, par mauvaise foi ou pour des raisons qui leur sont propres, ne comprendront jamais. Mais l’unanimisme n’étant pas de ce monde, on avancera avec ceux qui viendront et on continuera de faire comprendre.

 Le COJEP n’était-il pas déjà un mouvement politique ?

CBG : Le COJEP était un groupe de pression, et cela depuis sa création le 04 juin 2001 avant la crise. Mais le pouvoir traite le COJEP comme un véritable adversaire politique en emprisonnant et en réprimant ses responsables, Youan -Bi Agénor, Yavo martial et plusieurs de nos camarades sont incarcérés pour leur appartenance au COJEP. Moi-même, le pouvoir et ses soutiens extérieurs me poursuivent chaque jour à cause de la politique. Il valait mieux assumer.

Les critiques n’ont pas tardé, notamment sur les réseaux sociaux où certains soutiennent que la création d’un tel mouvement n’était pas nécessaire et qu’il aurait fallu tout simplement vous joindre au FPI. Qu’en dites-vous ?

CBG : Les critiques enrichissent la réflexion et l’action politique. Elles montrent que notre mouvement est d’intérêt, et cela me réjouit. Même si je n’y ai jamais milité, le FPI est un parti politique qui s’est battu et continue de se battre pour l’avènement de la démocratie dans notre pays; ne pas le reconnaitre serait tordre le cou à l’histoire de notre pays. Ouattara a pour stratégie d’isoler le FPI pour soit le démanteler soit l’affaiblir. Ainsi il aura une soit disant opposition qu’il contrôle. Pour moi, il faut une force qui puisse renforcer le combat de l’opposition que mène déjà le FPI sur le terrain afin d’éviter d’avoir face à Ouattara une opposition unijambiste. il nous faut être trapéziste. On peut parler d’une même voix mais pas d’une seule voix. La politique ne s’accompagne pas d’émotions, elle s’accompagne d’analyse et d’actions; apprenons à bien connaitre notre adversaire et ses méthodes; et mettons-nous au travail.

Un quotidien de la place a même affiché à sa une que Blé Goudé a tourné la page Gbagbo. Est-ce vrai ?

CBG : La même presse a aussi écrit que j’ai créé mon parti politique malgré les résolutions que nous avons publiées parce que nous n’avons rien à cacher. Mais je dois vous dire que je ne laisserai pas la presse décider à ma place. Non, je ne suis pas aussi naïf que ça. la transformation du cop en mouvement politique, loin d’être une action parricide, doit être comprise comme un acte politique courageux qui vient pour renforcer, perpétrer et pérenniser l’œuvre de notre maitre, Laurent Gbagbo. Le jour où il reviendra, il sera fier de ne pas trouver tout en l’état et il nous félicitera d’avoir fait bouger les lignes. Car la carpologie politique de la cote d’ivoire post crise ne sera plus jamais la même. Évitons d’être des gens qui regardent sans voir. Le COJEP mènera le combat pour la libération de Gbagbo auprès du FPI. La cote d’ivoire de demain sera faite d’alliance. GBAGBO et son parcours sont ma source d’inspiration. Il m’avait déjà averti que je ferai face à une adversité, fruit d’un déterminisme générationnel. Je refuse d’être un héritier cueilleur, je suis un héritier dans la dynamique de création pour mieux fructifier l’héritage de notre maitre Gbagbo. Comme nous ne sommes pas partisans des coups de force, marquons la différence par notre intelligence.

Quel type de lien un mouvement comme le vôtre peut-il entretenir avec le FPI ?

CBG : Il existe plusieurs sortes d’alliances; l’alliance affective, l’alliance circonstancielle comme celle qui lie le RDR au PDCI, l’alliance idéologique ou de vision. L’alliance affective ne résistant pas au temps, le COJEP souhaite une alliance idéologique et de vision politique avec le FPI ou toute autre formation politique qui ne se joue pas des ivoiriens et de leurs souffrances. L’objectif de l’équipe étant de gagner, notre victoire sera le fruit du talent de chaque joueur au sein de l’action collective. Regardez bien Ouattara, se sentant seul, il s’est mis dans une alliance circonstancielle avec le PDCI pour légitimer son pouvoir par des calculs arithmétiques,; maintenant qu’il a un camp politique à sa solde, il travaille à isoler le FPI tant sur la plan national qu’international. Évitons ce piège et ouvrons-nous au monde. C’est pourquoi je salue les derniers voyages du président Miaka.

Maintenant que le COJEP est un mouvement politique déclaré, va-t-il chercher à mener des négociations séparées avec le pouvoir en place dans le cadre du processus de réconciliation ou va-t-il se joindre au groupe de Bassam avec les Gervais Coulibaly ?
D’aucuns vous soupçonnent de vouloir chasser sur les terres du FPI…

CBG : Ceci me parait être un raisonnement émotionnel qui s’éloigne violemment de la réflexion et de l’action politique. C’est le monde des idées et des réflexions qui fait bouger le monde. L’attitude sans idées ne donne pas l’aptitude à faire bouger le monde. Quand le monde bouge, les lignes bougent. Et quand vous refusez de bouger avec le monde, c’est le monde qui vous fait bouger sans votre avis. Vous courez ainsi le risque de ne plus avoir le control de l’action. Un homme politique doit faire bouger les lignes. En conclusion, le COJEP ne cherche pas à chasser, le COJEP cherche à enrichir l’espace de l’opposition et à contrer ouattara.

Maintenant que le COJEP est un mouvement politique déclaré, va-t-il chercher à mener des négociations séparées avec le pouvoir en place dans le cadre du processus de réconciliation ou va-t-il se joindre au groupe de Bassam avec les Gervais Coulibaly ?

CBG : Nous ne chercherons pas à nous soustraire du combat de Gbagbo. Nous étions à Dakar aux côtés du FPI. Nous ne croyons pas que ce soit le moment de faire cavalier seul, ce serait faire le jeu du pouvoir. L’action unitaire rentre dans notre stratégie. Ensemble nous pouvons faire bouger les choses.

Ne craignez-vous pas que le pouvoir n’autorise pas votre mouvement à fonctionner légalement déjà qu’il vous a contraint à tenir un congrès clandestin ?

CBG : Le fromager nait et grandit dans les difficultés. Les circonstances dans lesquelles notre mouvement politique est né nous annoncent déjà que la partie n’est pas gagnée d’avance, et j’adore ça. Les camarades sont psychologiquement préparés à affronter les difficultés pour que le COJEP ait sa place. Je les félicite car les pagnes et les cartes du mouvement se vendent déjà comme de petits pains.

la CPI vient de fixer la date de l’audience de confirmation des charges contre le président Gbagbo au 19 février 2013, que peut-on attendre de cette échéance selon vous ?

CBG : je vous le répète encore, c’est la conjugaison de nos efforts sur le plan politique et diplomatique qui nous ramèneront Gbagbo. Tout le reste n’est que cinéma. Que Dieu bénisse et fortifie les ivoiriens.

Quel sort réservez-vous à l’alliance des jeunes patriotes et à la galaxie patriotique, maintenant que vous êtes président d’un mouvement politique?

CBG : Mes nouvelles fonctions mettent ainsi fin au débat sur l’appropriation des mouvements de jeunesses patriotiques. La jeunesse ivoirienne m’a tout donné et je lui dois beaucoup. Je tiens à rester en contact permanent avec elle afin de lui donner une trajectoire politique. C’est pourquoi nous avons créé une structure chargée de l’encadrement et de la mobilisation de la jeunesse au sein du COJEP; c’est l’UJCOJEP. En ce qui me concerne, la vérité est que je ne suis plus jeune. La jeunesse est un moment dans notre vie. On est pas jeune éternellement. Mes adversaires me le démontrent chaque jour par le traitement de choc qu’ils m’infligent depuis que je suis en exil. j’ai décidé de m’assumer dans la droite ligne que Gbagbo a tracée et avec les enseignements que j’ai reçus de lui. Je veux participer au débat et à la vie politique de mon pays. je ne veux pas donner raison à ceux qui pensent que je ne suis capable de rien et que je ne suis bon que pour la rue. La suite nous situera.

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Google confirme que Gbagbo intéresse plus les internautes que Ouattara

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Google confirme que Gbagbo intéresse plus les internautes que Ouattara

Posted on 29 December 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

«Son destin est entre les mains de la communauté internationale et le nombre de ses fidèles rétrécit de jour en jour», a cru de proclamer, à propos de Laurent Gbagbo, Daniel Kablan Duncan, le nouveau Premier ministre d’Alassane Ouattara, comme pour faire plaisir à son «boss», réputé acariâtre. Malheureusement, les faits contredisent ses propos. L’omniprésence de Laurent Gbagbo à la Une des journaux ivoiriens – notamment des journaux du régime, qu’il continue d’obséder à plus de 6 000 kilomètres de son pays natal – et  l’inédite mobilisation de la diaspora ivoirienne et africaine au moindre frémissement de son actualité judiciaire à la Cour pénale internationale (CPI) sont là pour témoigner.

En cette fin d’année, les tendances de recherches publiées par le célèbre moteur de recherche Google montrent, elles aussi, que les habitants de Côte d’Ivoire ont bien plus tapé «Laurent Gbagbo» que «Alassane Ouattara», ce qui témoigne d’un intérêt qui ne s’émousse pas en dépit du fait que le premier cité est «reclus», «réprouvé» à Scheveningen, tandis que le second est au cœur de l’actualité et passe pour la coqueluche de la communauté internationale, qui va de victoire en victoire. C’est ainsi que l’indice de recherche de l’expression «Laurent Gbagbo» est de 38, rapporté à celui de l’expression «Alassane Ouattara», qui est de 9, pour ce qui est des recherches qui viennent de la Côte d’Ivoire. En ce qui concerne les recherches sur Google en France, l’indice de l’expression «Laurent Gbagbo» est de 36, rapporté à l’indice de l’expression «Alassane Ouattara» qui est de 24. Même au Burkina Faso, les internautes recherchent plus des informations sur Gbagbo que sur Ouattara quand ils utilisent le moteur de recherche Google (indice 65 contre indice 49). Au Cameroun, l’indice de Gbagbo est de 71, comparé à celui de Ouattara qui est de 0 – ce qui signifie que les recherches ne sont pas assez significatives pour dessiner une quelconque tendance.

Google a parlé. Si les actuels dirigeants de la Côte d’Ivoire recherchent un interlocuteur dont le charisme peut créer un véritable effet d’entraînement et faciliter une réconciliation véritable, ils savent à qui s’adresser.

Philippe Brou – Le Nouveau Courier

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