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PIT: DISCOURS-PROGRAMME DU CANDIDAT FRANCIS WODIE

Francis Wodié Le Parti Ivoirien des Travailleurs a tenu sa convention le weekend dernier à Yamoussoukro pour désigner son candidat aux prochaines éléctions présidentielles. Suite à sa nomination, le Pr. Francis Wodié a presenté son programme. Nous vous livrons l'intégralité de ce discours-programme


Convention de Yamoussoukro
8 novembre 2008
Mesdames et Messieurs les Responsables des Institutions,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Mesdames et Messieurs les Représentants des partis et forces politiques,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations de la Société civile,
Distingués Ministres des Cultes,
Honorables Chefs Traditionnels,
Mesdames et Messieurs les journalistes de la presse écrite, parlée et télévisée,
Messieurs les agents de la sécurité,
Distingués Invités,
Camarades militantes,
Camarades militants,
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Depuis près d’une décennie, la Côte d’Ivoire est dans la tourmente, et notre pays se meurt à petit feu ; partout c’est le désordre et partout les ordures et déchets de toutes sortes nous envahissent et nous empoisonnent.
La grave crise survenue le 19 septembre 2002 n’est que l’aboutissement d’une série de crises mal réglées ou pas réglées du tout, dont les effets se font sentir partout aujourd’hui.
Tous, quels que soient les familles, les communautés et les groupes sociaux, nous connaissons, d’une manière ou d’une autre, de manière directe ou indirecte, l’épreuve de la guerre ou du deuil.
Au moment où le peuple du PIT se réunit en ce lieu dédié à la paix, pour tenir sa 3ème Convention Nationale, après celle Yopougon en 1996 et celle de Bouaké 2001, je vous invite à nous lever pour observer, dans le recueillement et la piété, une minute de silence, à la mémoire de tous les disparus.
Au contraire des Conventions précédentes dont l’objet était de faire le bilan de notre participation aux élections de 1995 et de 2000, les présentes assises ont un objet bien particulier et se déroulent dans un contexte tout aussi particulier de crise et de pré campagne.
Ainsi que vous venez de le constater, le PIT, à travers ses structures et par la voix d’un de ses membres, a bien voulu me désigner pour porter ses couleurs à la prochaine élection présidentielle qui s’annonce ouverte, compétitive, incertaine et bien périlleuse.
Je ne puis, tout en remerciant les militantes et les militants du PIT pour cette marque de confiance renouvelée et d’attachement confirmé, que m’incliner, avec la claire conscience de l’importance de la mission et des responsabilités qui en découlent.
Je tiens à dire ma satisfaction de vous voir, aujourd’hui, en ces lieux, mobilisés et déterminés, nombreux et divers, en provenance de toutes les régions du pays, pour marquer le point de départ de notre prochaine campagne électorale.
Je félicite le Comité d’Organisation pour la réussite de cette manifestation.
Je salue les Délégués et tous les autres militants.
Je remercie les invités au premier rang desquels se trouvent les Chefs traditionnels que je salue avec respect et déférence.
J’accepte, volontiers, d’être le candidat du PIT, mais aussi de tous ceux qui rêvent d’une autre Côte d’Ivoire, d’une nouvelle Côte d’Ivoire.
Pourquoi insister, pourquoi persister ; n’est-ce pas une candidature de trop s’interrogeait récemment un journaliste de mes amis, qui doit, au nom de l’amitié mais surtout de la vérité redresser certains sous-entendus ; on va aux élections pour gagner, pour espérer gagner, mais, pour nous, surtout pour faire gagner notre pays.
Quand dans la nuit de la clandestinité, nous nous sommes, au risque de notre liberté et même de notre vie, engagés à changer la Côte d’Ivoire, ce n’est pas de cette Côte d’Ivoire que nous rêvions, cette Côte d’Ivoire d’intolérance, de catégorisation, de la division et du désordre organisé ; non ! ce n’est pas cela que nous visions.
Le rêve commun a été trahi, en tout cas dévoyé, et par bien des côtés nous sommes revenus au pouvoir personnel, en en réveillant les vieux démons, et l’accaparement du pouvoir que nous combattions et déplorions.
Et nous seuls pouvons, après toutes ces compromissions et ces reniements, indiquer la voie et conduire le changement.
Nous voulons montrer aux jeunes générations qu’il n’y a pas de fatalité, qu’il peut exister une autre Côte d’Ivoire, une autre voie pour y arriver, une autre manière de gérer le pays, dans l’ordre et la rigueur, en toute solidarité et responsabilité.
C’est ce rêve que nous portons encore en nous et que nous voulons offrir à réaliser aux jeunes générations et à toute la Côte d’Ivoire, en servant d’exemple ; être la transition et servir de transition entre cette Côte d’Ivoire déchirée et défigurée et la Côte d’Ivoire nouvelle, être le pont qui permet de franchir le pas vers l’avenir.
Mais pour ouvrir la voie à cette Côte d’Ivoire nouvelle, qui aura retrouvé le sens de son unité et de son identité, il nous faut sortir résolument et au plus tôt de la crise actuelle. Il nous faut faire la politique autrement, en servant par-dessus tout et en tout l’intérêt général, en moralisant le jeu politique et économique, car pour nous la politique, en toutes circonstances, doit être une mission et rester au service du peuple et des populations ; ainsi le PIT ambitionne de faire sortir le pays de la politique clanique et familiale, de la politique des blocs qui tient le pays en otage.
Dès sa naissance, le 8 avril 1990, et depuis sa naissance, le PIT n’a cessé d’indiquer le chemin de la paix et de la concorde nationale. C’est ainsi qu’en accord avec les trois (3) autres partis de la Coordination, le PIT avait lancé l’idée d’une transition démocratique et pacifique par la voie d’une conférence ou concertation nationale, pour sortir réellement du système du parti unique, qui persistait, et entrer véritablement dans l’ère du multipartisme et du pluralisme.
Et le PIT de prédire et de mettre en garde ou bien c’est la concertation nationale ou bien c’est la violence ; nous n’avons pas été entendus, le régime d’alors ayant rejeté, dédaigneusement et en toute inconscience, la concertation nationale ; et depuis, nous vivons sous la menace constante de la violence et du désordre ; en 1993, la crise de la succession, en 1995, la crise du boycott actif, 1999, le coup d’Etat et aujourd’hui le conflit armé.
Aujourd’hui encore, et surtout aujourd’hui, le PIT ne cesse de proposer le dialogue national comme la voie du salut national ; le monologue est le propre du monopartisme, le dialogue doit être celui du pluralisme ; quand le sujet est au pluriel on ne conjugue pas le verbe au singulier, sinon on commet une faute grave, ici, une faute politique extrêmement grave. Pourquoi et comment ne pas comprendre cette vérité d’évidence, cette vérité élémentaire dont la preuve nous a été administrée par les diverses crises qui minent le pays. Nos alliés d’hier partisans de la concertation nationale et de la transition démocratique, refusent, obstinément comme hier le PDCI, cette voie ; et on continue à naviguer à vue et à nager dans le désordre et la confusion.
La crise a ruiné la confiance, nécessaire, entre les Ivoiriens ; la méfiance et la suspicion sont partout présentes. On ne peut rien construire de solide et de durable dans ces conditions, s’il n’y a pas un minimum de confiance, s’il n’y a pas un accord minimal entre les Ivoiriens et si chacun va de son côté ; ça ne peut pas continuer comme ça ; ça doit changer, et c’est pour changer les choses que nous sommes candidat.
Pour sortir de la crise, on ne doit pas continuer à conclure, ici et là des accords à dix, à cinq ou à deux, comme c’est le cas avec l’Accord de Ouagadougou, comme si le pays n’appartenait qu’à ceux-là ; or la Côte d’Ivoire doit rester l’affaire de tous les Ivoiriens.
L’Accord politique de Ouagadougou qui a permis des avancées notables, a atteint ses limites ; on le voit, on le vit ; Il faut changer de direction et d’orientation.
L’élection présidentielle prévue pour le 30 novembre 2008 n’aura pas lieu le 30 novembre 2008 ; c’est l’évidence même. De dix mois prévus pour l’exécution de l’accord, nous sommes passés à vingt mois sans que nombre des problèmes majeurs, conditionnant la bonne organisation des élections, aient été réglées.
Le PIT l’avait prédit depuis des mois. Nous allons, une fois de plus, tranquillement et comme inconsciemment, vers un autre report des élections ; et ce sera le 4ème report, 2005, 2006, 2007 et 2008, en toute illégalité et illégitimité ; où va-t-on ainsi, et où mène-t-on le pays ?
Plus grave, on ne sait jusqu’à présent quand cette élection aura lieu, comment elle se tiendra et qui va fixer la nouvelle date ; cela fait désordre, cela inquiète, et cela est devenu inacceptable.
Les discours du Chef d’Etat ne sont guère rassurants, tant sont nombreuses les incohérences et les volte- faces. Les jours pairs, il annonce allons vite vite aux élections, les jours impairs il annonce s’il n’y a pas d’élection ça fait quoi, il n’y aura rien ; ce n’est pas très sérieux, ce n’est pas digne et c’est inquiétant.
Quant au Premier Ministre, il affirme que la prochaine date sera fixée après un large consensus, sans nous dire en quoi il consiste après l’abandon du forum de dialogue national ; Il ne précise guère de quelle manière il entend obtenir ce consensus et avec qui.
Le PIT considère que la solution n’est pas de rencontrer les uns après les autres les partis, les groupements et les associations, à travers des consultations éclatées et biaisées, en réglant, morceau, par morceau, les problèmes.
Il y a lieu de réunir l’ensemble des forces vives du pays pour analyser et décider dans le cadre d’un dialogue national global. Des décisions prises ensemble nous engagerons tous ensemble. Pour une fois prenons le soin de préciser ce qu’il adviendra si cette nouvelle date pour l’élection présidentielle n’est pas respectée et quelles dispositions prendre en conséquence.
Pour le PIT, ce large consensus doit s’obtenir dans le cadre d’une large concertation nationale qui peut se tenir en un mois, selon le chronogramme que nous avons proposé au Premier Ministre à sa demande.
Nous nous sommes assez promenés ; revenons chez nous et réglons chez nous nos problèmes.
Au lieu de cela, on s’apprête à se survivre au pouvoir, tranquillement et subrepticement ; non, et non ce n’est pas le chemin.
Le PIT souhaite que les élections se tiennent au plus tôt, de bonnes élections, qui supposent réglés les problèmes majeurs tels que le désarmement, le démantèlement des milices, la sécurité générale, la libre circulation à travers tout le pays, l’identification et le récemment électoral.
Ce sont tous les Ivoiriens qui doivent en parler et qui doivent décider.
Et la concertation nationale avant les élections permettra déjà de rendre la Côte d’Ivoire aux Ivoiriens en donnant de la légitimité au processus, le pays cessant d’être l’otage de quelques uns, qui n’ont plus ni le droit ni la légitimité nécessaires.
Mais tels que nous les connaissons, le dialogue national nécessaire n’aura pas lieu avant le 30 novembre 2008, et ils s’apprêtent à aller à Ouagadougou ou ailleurs pour reporter, encore dans notre dos, la date des élections.
D’une manière ou d’une autre, la prolongation qui s’annonce ne doit pas dépasser trois à quatre mois ; et c’est un sursis qu’on accorderait aux dirigeants actuels.
Si passé ce délai ils ne parvenaient pas à régler les problèmes pour organiser de bonnes élections, ils auront démontré leur incapacité à régler la crise, ils se seraient eux-mêmes disqualifiés, en montrant qu’ils ne peuvent pas ou qu’ils ne veulent pas trouver les solutions qu’il faut.
Alors cette fois là, les Ivoiriens que nous sommes ne devons plus accepter de nous laisser ballotter, sournoisement, jusqu’en 2010 ; nous devrions prendre nos responsabilité et toutes nos responsabilités, pour reprendre en main notre sort et prendre les nouvelles dispositions qui s’imposent, à travers une véritable concertation nationale sur la base d’un consensus minimal.
Si malgré tout de bonnes élections pouvaient se tenir sans concertation nationale, le PIT et son candidat s’engagent, si nous gagnons, à organiser au lendemain des élections une large concertation pour permettre aux Ivoiriens de se réconcilier véritablement, de ramener la confiance, la paix véritable et la concorde nationale pour pouvoir reconstruire le pays dans le cadre d’une large union nationale avec un gouvernement d’union sur la base du programme dont nous soumettons les grandes lignes.
I – AU PLAN POLITIQUE
Nous aurons à amorcer la reconstruction du pays en posant les fondations de la nouvelle Côte d’Ivoire, pour passer de la deuxième République actuelle qui a souillé le pays à la troisième République sur la base d’une nouvelle Constitution à adopter par référendum et non par la révision de la Constitution actuelle.
Nous aurons à renforcer  la sécurité et les droits des citoyens rendus à leur liberté et dignité, les Ivoiriens devenant de vrais citoyens à égalité de droits et de devoirs, et le devoir de chacun et de tous sera de bâtir, dans la dignité et le travail, la nouvelle Côte d’Ivoire que nous voulons rendre aux Ivoiriens.
II – AU PLAN SOCIO-ECONOMIQUE
La lutte contre la pauvreté constitue la toile de fond du plan d’urgence que le PIT ambitionne de mettre en œuvre dès son accession à la magistrature suprême. Il faudra remettre l’appareil de production en état pour donner du travail à chacun et relancer le développement économique de tout le pays.
Le PIT, depuis sa création, a toujours soutenu l’idée de la décentralisation.
C’est, pour nous, un moyen pour spécialiser les régions pour optimiser leurs ressources.
Il s’agit, à travers cette approche, de lutter contre l’insécurité alimentaire en vue de l’autosuffisance alimentaire.
Le PIT propose :

  1. la mise en valeur des potentialités de chaque région dans un système de décentralisation et d’intégration nationale ;
  2. la création de pôles géographiques de croissance pour éviter le nomadisme économique, source de conflits inter-régionaux et inter-ethniques ;
  3. la création de banques de collectivités
  4. la création d’une banque agricole pour aider les petits producteurs
  5. la stabilisation et la garantie des prix des matières premières, en valorisant les productions vivrières
  6. les secteurs de l’industrie, de l’agroalimentaire, de l’énergie, la pêche, l’artisanat et le tourisme sont pris en compte par notre plan d’urgence.

L’Ecole
En Côte d’Ivoire, au niveau du préscolaire, le nombre d’écoles publiques demeure supérieur au nombre d’écoles privées dont on note une nette progression.
Cette tendance se maintient dans le primaire et s’inverse au niveau du secondaire ; cette inversion s’aggrave au niveau du supérieur, ce qui menace gravement le droit à la formation et au savoir ; nous nous engageons à garantir le droit au savoir, ce patrimoine commun de l’humanité.
Le PIT en tant que parti socialiste oeuvrera dans le sens de la priorité et de la primauté de l’enseignement public, en en améliorant la qualité, sur le privé, pour favoriser l’accès de tous à l’école et à la formation.
La Santé
La Côte d’Ivoire dispose, par rapport aux pays de la sous région, d’un nombre important d’infrastructures.
Dans le cadre des projets FRAR initiés dans les années 70, les communautés ont opté, dans la plupart des régions, pour la construction des centres de santé, de maternités et de dispensaires.
Face à cet effort les équipements n’ont pas toujours suivi ; avec l’accroissement de la population les besoins des populations en matière de santé vont toujours croissant. Cependant les budgets de santé de 2000-2006 ne suivent pas cette tendance. De 98, 24 milliards en 2000, le budget total de la santé va tomber à 77, 53 milliards en 2006. La crise que traverse le pays n’a fait qu’aggraver la situation sanitaire des populations.
Conscient de cette situation, le PIT accorde au volet sanitaire une place de choix dans son plan d’urgence de reconstruction nationale.
Là aussi, il importe d’accorder la primauté à la santé publique et aux établissements publics pour favoriser l’accès aux soins et à la santé pour tous sur la base du principe d’égalité devant la maladie.
L’Emploi
Le chômage des jeunes demeure une préoccupation pour le PIT. Pour financier l’emploi des jeunes, le PIT, entres autres, s’engage à consacrer 50 % du budget de souveraineté à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes.
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Camarades militantes, Camarades militants, la sortie de crise exige de nos concitoyens et de nous-mêmes que nous fassions le bon choix, et le bon choix, il faut s’en convaincre, c’est le candidat du PIT. Il faut donc se mobiliser et tout mettre en œuvre pour atteindre un tel objectif et la victoire du PIT.
Avant de conclure, je salue avec la ferveur ambiante, ce séisme politique que constitue la victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle des Etats-Unis ; elle annonce des temps nouveaux pour les Etats-Unis, et, espérons-le, pour le monde.
Pour nous, le monde commence par la Côte d’Ivoire et avec la Côte d’Ivoire, notre pays,pour lequel nous avons de nobles ambitions, que nous n’avons pus réaliser et que nous espérons pouvoir mettre en œuvre avec l’élection présidentielle qui s’annonce ; cette fois-ci doit être la bonne pour le PIT.
Mais avant, il nous faut sortir au plus vite de la crise actuelle provoquée par certains et entrenue par d’autres.
Pour sortir de la crise actuelle et entrer dans la nouvelle Côte d’Ivoire, il nous faut des hommes d’expérience, de consensus, de constance et de paix, des hommes d’intelligence et de mesure ayant le sens de la vérité et de l’honneur, ayant un soucis religieux de l’intérêt général, de la saine et rigoureuse gestion des hommes et des choses.
Nous croyons être de ces hommes, et c’est pour cette raison que nous sommes candidat.
C’est pour entrer, avec vous, Ivoiriennes et Ivoiriens, dans cette nouvelle Côte d’Ivoire que nous sommes candidat.
C’est pour bâtir, avec toutes les générations, cette nouvelle Côte d’Ivoire que nous sommes candidat, pour ouvrir ensemble les portes de l’avenir et permettre aux jeunes générations de jouer le rôle qui doit leur revenir légitimement. Nous voulons être cette porte qui s’ouvre pour laisser le passage ; c’est pour toutes ces raisons que nous sommes candidat et que nous solliciterons les suffrages non seulement des militants et sympathisants du PIT mais de toutes les Ivoiriennes et des Ivoiriens pour la victoire du PIT et de la Côte d’Ivoire.

                                                                                                                                                            
Francis WODIE

13.11.2008. 07:47

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