USA: des racistes blancs veulent tuer Obama
Deux néo-nazis, militants de la cause de la suprématie blanche, ont été arrêtés mercredi 28 octobre à Alamo (Tennessee) et inculpés de menaces contre un candidat à l'élection présidentielle - en l'occurence Barack Obama - de détention illégale d'un fusil à canon scié et de complot en vue de dévaliser une armurerie. Les documents présentés lundi lors de l'audience qui a abouti à leur inculpation montrent que le complot restait sommaire et encore à l'état de projet. "Nous ne sommes pas sûrs qu'ils avaient les capacités et les moyens de mettre à exécution leurs menaces", a précisé une source proche de l'enquête.Les deux "skinheads", Daniel Gregory Cowart, âgé de 20 ans, et Paul Michael Schlesselman, âgé de 18 ans, se sont rencontrés sur internet il y a environ un mois, a expliqué l'agent Brian Weaks, membre du bureau de lutte contre les trafics d'alcool, de tabac, d'armes à feu et d'explosifs (ATF), témoignant sous serment. "Ces individus ont commencé à évoquer la possibilité de perpétrer une série de meurtres et ils prévoyaient l'exécution de 88 personnes [afro-américaines] et la décapitation de 14 Afro-Américains", a précisé Weaks. Un autre agent de l'ATF a expliqué que le nombre 88 possède une valeur symbolique chez les militants néo-nazis. Le chiffre huit correspond à la lettre "H" dans l'alphabet et 88 signifie "Heil Hitler". Le chiffre 14 fait quant à lui référence aux 14 mots du slogan raciste : "Nous devons protéger la survie de notre race et l'avenir des enfants blancs". "Le clou de cette équipée devait être de tenter d'assassiner le candidat à l'élection présidentielle Barack Obama", a expliqué l'agent Weaks. Les deux jeunes prévoyaient de foncer en voiture sur Barack Obama et de lui tirer dessus depuis la fenêtre de leur véhicule. Des formules et des symboles racistes, dont une croix gammée, et les nombres 14 et 88, avaient été déjà été peints sur la carrosserie de Cowart. Les deux hommes comparaîtront à nouveau devant la justice jeudi pour décider des modalités de leur détention. Ce n'est pas la première fois que Barack Obama est menacé. Une première alerte s'était fait jour lors de la convention démocrate de Denver (Colorado), en août, en marge de laquelle trois hommes avaient été arrêtés en possession d'armes à feu. Le candidat bénéficie depuis le début de sa campagne début 2007 de la protection des agents du Secret Service (USSS), l'agence fédérale chargée de la sécurité du président des Etats-Unis et des hautes personnalités. L'équipe de campagne de M. Obama a refusé de commenter les informations sur ce nouveau complot.
Le Monde
28.10.2008. 06:08










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