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Sortie de crise en Cote d`Ivoire - La France va-t-elle lâcher le Président Blaise Compaoré ?

Petite friction d`avant guerre. C`est sûr que la sortie hyper médiatisée de l`ex-rebelle Prince Johnson aura des répercussions néfastes sur l`avenir des relations politiques du Burkina Faso et de la France. Ça prend ! C`est comme ça que ça se dit dans les milieux hexagonaux quand les pièces d`un traquenard commencent à montrer de bons signes. Entre l`Elysée et le palais du Faso, pour le moins qu`on puisse dire, l`ambiance ne serait plus bon enfant. Une odeur de souffre plane sur la relation entre la métropole et le Burkina Faso. Emanant d`une combinaison de mauvais sentiments hérités de l`ère Chirac. La liberté et la relative aisance dont fait preuve le Président Burkinabé ces trois dernières années seraient la pomme de discorde. Si la France a pu reprendre la main sans grand dommage dans le chaudron libyen avec la signature de plusieurs contrats pétroliers avec le pouvoir du Guide libyen, le colonel Muammar Kadhafi, parrain incontesté du Président du Faso, le capitaine Blaise Compoaré, le pays de Nicolas Sarkozy peine encore à digérer l`outrecuidance de l`homme fort de Ouagadougou dans le dossier ivoirien. Un dossier dans lequel le Président Laurent Gbagbo avait réussi à l`extirper avec brio et dont la France accuse le Président Compaoré d`avoir valider “la forfaiture” en acceptant le parrainage de la facilitation. Depuis le 4 mars 2007, date à laquelle les Présidents ivoirien Laurent Gbagbo et burkinabé Blaise Compaoré ont passé l`éponge sur leurs inimitiés respectives pour filer du bon coton, le ciel des relations franco-burkinabé s`est assombri. Le France fulmine à l`idée de ne pouvoir garder la haute main sur le processus de paix en Côte d`Ivoire, processus qui lui échappe et dans lequel, elle essaie de sortir la tête de l`eau avec la portion congrue de SAGEM Sécurité, une société de droit français, opérateur technique de l`identification et de l`enrôlement des populations. Pour ainsi, Blaise Compaoré va expérimenter ses ennuis, susurre-t-on dans les chancelleries abidjanaises. Certains diplomates occidentaux sont convaincus que la France ne lâchera pas prise et ce que Blaise Comporé a commencé, les limiers français de la cellule africaine de l`Elysée vont l`achever. Depuis deux jours, ces indiscrétions se confirment avec la sortie tumultueuse et très médiatisée du chef de guerre libérien Prince Johnson. Sorti d`un chapeau de magicien le rebelle libérien fait un retro délibéré de vingt et un ans pour carrément voler dans les plumes du Président Blaise Compaoré du Burkina Faso. “Le numéro deux, Blaise Compaoré nous a demandés de l`aider à obtenir l`éviction du pouvoir de Thomas Sankara. Il a dit que c`était la seule façon pour nous de pouvoir vivre au Burkina sans aucune menace. Et Sankara a été tué. Nous l`avons fait, parce que c`était le seul moyen pour nous de rester au Burkina et de préparer notre attaque contre Doé (ex-président du Liberia assassiné). Nous ne voulions pas être renvoyés au Liberia et être poursuivis. Ainsi, nous avons été contraints d`accéder à la demande du numéro deux, Blaise Compaoré, en évinçant du pouvoir Sankara qui a été par la suite assassiné”. Le problème est cette coïncidence des faits. Les révélations de l`ex-rebelle Prince Johnson surviennent 21 ans après l`assassinat du capitaine Thomas Sakanra et au moment où le Président Blaise Compaoré se pose en faiseur de paix en Côte d`Ivoire. Pays où il officie désormais en qualité de Facilitateur dans la crise qui oppose le régime légal et légitime du Président Laurent Gbagbo à la rébellion dirigée par le Secrétaire général Guillaume Soro. Et, les seuls médias à qui le rebelle libérien s`est confié sont Radio France Internationale (RFI) et Agence France Presse (AFP), deux structures de propagande qui prennent leurs ordres au Quai d`Orsay.
Simplice Allard al08062317@yahoo.fr

29.10.2008. 03:46

AFRICAIN DIGNE le 30.10.2008. 05:27

Si les Africains seront assez intelligents, ils comprendront que la sortie de Prince Johnson est une forfaiture qui mise à la destabilisation du Burkina, et ensuite freiner les avancées du processus de PAIX en cote d'Ivoire. Est-ce que la France ne savait pas tout ceci? Il fallait attendre 21 ans pour parler de l'assassinat de Sankara. Ou alors si nous voulons, on peut dire oui, c'est Blaise qui l'a tué, et après? C'est un problème à resoudre en Afrique. Les révélations de Prince Johnson penvent avoir un double tranchant! Alors il faut faire attention en voulant détruire l'Afrique.

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