Côte d'Ivoire: Lettre ouverte de Doumbia S. Major
cher ami et cher compagnon
je suis très heureux de te voir rejoindre notre vision.
en vérité, tu ne rejoinds pas notre vision, ce sont nos visions qui se rejoignent. Il est dès lors impératif que nous mettions nos intelligences ensemble pour sortir notre pays de la misère et de la prévarication à laquelle il est livrée.
chacun de nous passera, mais laissons à nos descendants un pays où ils vivront dignement dans le partage rationnelle des ressources et richesses collectives, qui devront être utilisées pour générer le développement.
cher compagnon, continuez le combat, continuons ce combat qui transcende chacun d'entre nous, même s'il arrivait que ma modeste personne ne soit plus avec vous un jour pour atteindre nos objectifs.
Battons nous pour l'unité de notre nation et apportons la justice et le respect pour chacun.
Faisons en sorte que notre projet de justice sociale aboutisse pour le bien de chacun de nos concitoyens.
Aujourd'hui, je profite du courrier de ce camarade qui, comme des milliers d'autres rejoignent le CPR, pour vous écrire, car je traverse une passe difficille.
Beaucoup, de mes proches camarades et compagnons savent que j'ai été victime d'une crise cardiaque à cotonou depuis le 4 octobre. je suis rentré d'urgence à la polyclinique attinkaméy ou j'ai été pris en charge par le cardiologue Docteur moussey.
Le Vice président du parti, le frere et camarade Gervais Gbahouo, a sollicité en vain l'aide de ma nation à travers l'ambassade et les autorités de mon pays qui ne lui ont apporté aucune reponse pour ma prise en charge en urgence.
je n'ai été rappatrié en France que le 08 octobre, d'urgence, entre la vie et la mort, grace au consulat de France au Benin qui a sollicité ma famille en France et a fait joué mon assurance santé pour mon rappatriement sanitaire.
(je tiens publiquement à remercier le peuple Français et le consulat de France au benin pour ce geste salvateur. Eux savent l'importance de la vie y compris celle d'un citoyen placé uniquement sous leur protection selon la convention de Genève de 1951).
chers compagnons, au moment ou les autorités administratives de ma nation (mes propres frères noirs) m'ont abandonné à la mort, eux (ces blancs si loin de moi), par humanisme et par respect pour leurs lois et leurs engagements internationaux, ont sauvé ma vie.
Chers compagnons, cette inaction des autorités de ma propre nation à mon endroit fait que, je me retrouve aujourd'hui avec deux artères coronaires bouchées avec une grande partie du muscle cardiaque infarci. Le pronocstic cependant reste favorable. je ne suis plus en soin intensif et je me remets petit à petit de cet infarctus du myocarde.
la preuve en est que j'ai réussi à échapper à la vigilance de mes cardiologues pour vous écrire de l'Hopital Henri mondor.
chers compagnon, plus rien pour moi ne sera comme avant et je n'aurai plus la même force pour conduire les choses.
la situation peut s'aggraver comme elle peut s'améliorer.
Nous sommes tous, sur cette terre, de passage et je n'ai pas peur de partir. Chers compagnons, je me battrai pour sortir victorieux de cette épreuve pour continuer avec vous le combat pour nos enfants et petits enfants. Je me battrai pour qu'ensemble nous changeons cette nation que nous aimons tant.
Je me battrai pour être à vos côtés pour donner à nos concitoyens une nation sans haine, une nation de partage et une nation de justice.
je survivrai pour qu'on donne à nos petits frères et enfants des bourses et qu'on donne à notre peuple cette école gratuite et obligatoire dont nous rêvons.
je me battrai pour vivre pour qu'on donne à nos paysans cette assurances santé et cette allocation de retraite, parce qu'ils donnent leur vie et leur sang à notre nation.
chers compagnons j'ai l'espoir et la force de vivre, pour qu'ensemble on impose l'obligation d'adressage et la bancarisation de nos citoyens.
je me battrai pour vivre cher compagnons pour qu'on donne à nos freres et camarades qui ne travaillent pas indépendament de leur volonté, un revenu minimum vital.
je vivrai pour donner avec vous, au peuple la dignité, la justice et la vraie paix dans laquelle nul ne s'imposera à son voisin ni par la force, ni par la ruse encore moins par la manipulation des groupes ethniques.
chers compagnons, je ferai vivre ce coeur, pour qu'ensemble on poursuive le combat, pour que plus jamais nos concitoyens vivant à l'étranger ne soient abandonnés par nos ambassades et consulats.
chers compagnons et chers camarades, j'ai un devoir de vérité vis à vis de vous.
je me battrai pour vous et pour notre descendance collective, mais s'il arrivait que je tombe en chemin, je vous demande tout simplement de continuer le combat pour que nous arrivions au changement positif que nous voulons.
Faîtes la paix avec tous les autres acteurs politiques y compris ceux qui ne voient pas les choses comme nous.
mettez en avant l'intérêt supérieur de la nation et travailler sans cesse pour renforcer l'unité de la nation. Cette unité est le socle et la condition sine qua none pour la victoire sur la misère et la Pauvreté.
Chers compagnons, je suis avec vous et je serai toujours avec vous dans la bataille pour le changement positif.
CPR ensemble pour le changement positif !
Depuis la salle informatique de l'hopital Henri mondor de Creteil
Doumbia S. Major
Président du CPR
16.10.2008. 15:50
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