Fraude sur l’identification/ Le cas Assé Alafé pour servir d’exemple
Le délicat processus d’identification et d’inscription des Ivoiriens sur les listes électorales, en vue des élections générales à venir, cristallise toutes les attentions. Clé de voûte d’un processus électoral clair et transparent, la Cote d’Ivoire s’est donné, à en croire ses autorités, les moyens de ne pas brader sa nationalité et de garantir le processus exclusivement qu’aux nationaux remplissant les conditions requises.Pour ce faire, la Sagem et l’INS, les deux principales structures, à charge de ladite identification semblent avoir pris toutes les dispositions pour démasquer tout éventuel fraudeur. C’est dans ce dispositif que Assé Alafé, le Directeur Général du quotidien « L’intelligent d’Abidjan » vient de tomber . Dans l’après- midi du 04 Novembre 2008, notre confrère a été interpellé par les autorités policières ivoiriennes suite à une dénonciation anonyme. Il lui est notamment reproché de faire du faux sur sa nationalité. C’est ce qui ressort, en tous cas, des propos du commissaire Diagouri Gnawa. « Suite à une dénonciation anonyme, les services de police ont interpellé le nommé Alafé Wakili, plus connu sous le nom de Assé Alafé pour fraude sur son identité. » fait savoir l’officier de police.
Sitôt pris que notre confrère a été déféré au parquet. Son jugement est prévu pour se dérouler demain, au tribunal du Plateau. Homme de média, donc bien connu des Ivoiriens, l’arrestation de Assé Alafé aura pour effet immédiat de refroidir toutes les velléités des non nationaux de se faire enrôler frauduleusement.
En plus, les autorités ivoiriennes qui ont multiplié des déclarations de mise en garde ces derniers temps, ont une belle opportunité pour se faire davantage respecter. Si le premier ministre Guillaume Soro annonce des poursuites judiciaires pour tout fraudeur, le Président Laurent Gbagbo, lui, fait savoir que tout fraudeur sur la nationalité ivoirienne sera expulsé vers son pays d’origine. Le cas Assé Alafé , s’il advenait la véracité de la fraude , permettra aux Ivoiriens de savoir le sort réservé à tout fraudeur sur leur nationalité, quelque soit son poids dans la société.
N’empêche que pour l’instant, les proches d’Assé Alafé croient dur comme fer en une cabale rondement mené par des personnes tapies dans l’ombre. Le disant, ils pensent, en premier lieu, à Tapé Koulou, avec qui Assé Alafé, par journaux interposés s’était livré une guerre sans merci. Tapé Koulou avait, entre autres, promis la prison à son filleul d’hier. « Quiconque ose s’attaquer à moi, dans ce pays, mord toujours la poussière et descend de son piédestal. Regardez l’exemple de Tapé Doh qui me calomniait gratuitement. Il est en ce moment à la Maca. » menaçait l’ex parrain de la galaxie patriotique. Avec l’arrestation de Assé Alafé, c’est le ticket Criwa Zéli-Assé Alafé , en course pour la présidence de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) , qui prend un coup.
Par V. Boty
06.11.2008. 06:07
Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.










Ecrire un commentaire
* = mention obligatoire