LAURENT GBAGBO AFFIRME QUE « LE DIALOGUE DIRECT IVOIRIEN EST DEVENU UN CONCEPT ONUSIEN »
De retour de la 64ème session ordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies, le Président Laurent Gbagbo a, au cours d’une conférence de presse, hier samedi, à l’aéroport Félix Houphouët Boigny, réaffirmé la position de la Côte d’Ivoire sur les grandes questions de l’heure.A la tribune des Nations Unies, le Président Gbagbo s’est exprimé sur la crise financière, les problèmes climatiques, la réforme de l’ONU, la résolution de la crise ivoirienne. Autant de sujets sur lesquel le Chef de l'Etat ivoirien a tenu a partager avec ses pairs.
«Le dialogue direct est devenu un concept Onusien », a révélé le président Gbagbo à la presse. S’adressant aux journalistes, le président a souligné qu’il a exposé clairement la position de la Côte d’Ivoire lors de son séjour.
Concernant le problème climatique, il a attiré l’attention de tous sur le danger de l’avancée du désert et la menace de la mer. « Il faut donc faire quelque chose », a-t-il prévenu. Face aux pluies qui ne sont plus « salvatrices », mais qui entraînent des drames comme ce fut le cas à Abidjan, à Ouaga, à Bamako ou à Lomé, « il faut certes prier Dieu mais, il faut surtout passer à une autre phase. Il faut une ONU performante», préconise le président Gbagbo. Pour lui, l’ONU n'est plus « adaptée au monde ».
Rappelant les raisons de la création de l’ONU, liées notamment à la mise en quarantaine de l’Allemagne, l’Italie et le Japon au lendemain de la 2e guerre mondiale, Laurent Gbagbo a indiqué qu'il s’agissait d’empêcher ces trois nations d’accéder à l’arme nucléaire et surtout d’éviter dans l’avenir la guerre entre Etats. Selon lui, les choses sont donc claires. L’Onu constitue ainsi l’instrument des vainqueurs de la guerre qui détiennent des droits de véto.
Pour la réforme de cette institution, dira le numéro un ivoirien, « la Côte d’Ivoire propose que les organisations régionales prennent le relais de l’ONU sur les questions internes et qu’elle apporte son soutien. Parce que vue la nature de nos crises, l’ONU n’a aucun instrument juridique pour y faire face ».
Sur la question du droit de veto, Laurent Gbagbo a souhaité que l’Afrique ait son mot à dire, à travers la Commission de l’Union Africaine et non au président de l’Union Africaine. « Il faut continuer les discussions. Il faut que l’Afrique arrive à parler d’une seule voix. Sur la réforme, il faut que les Africains sachent qu’il s’agit de leur survie», a-t-il affirmé.
Pour ce qui est de sa candidature à la prochaine élection présidentielle, malgré les supputations qui vont bon train autour de sa personne, l’homme continue d’entretenir le suspens. «Comment quelqu’un qui n’est pas encore candidat peut-il désigner son directeur de campagne ? », s’est-il interrogé.
CHEICKNA D Salif
salifou.dabou@fratmat.info
Source television RTI 1ère chaîne
27.09.2009. 17:21
Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier a le commenter.










Ecrire un commentaire
* = mention obligatoire