Une semaine après la campagne de salubrité Abidjan toujours sale
C’est à grands coups de matraquage médiatique que le ministère de la ville et de la salubrité publique, a initié sous peu une campagne de salubrité, à l’échelle nationale. Une semaine après cette croisade contre l’insalubrité publique, le moins que l’on puisse dire est que Abidjan, notre capitale économique est plus que jamais sale. « La rue n’est pas une poubelle », message qui sous-tendait cette vaste campagne, n’a pas du tout été suivi. Le pitoyable constat de rues jonchées d’immondices, de caniveaux bouchés, de puanteurs de toutes sortes continue de se faire par les Ivoiriens. Ils sont donc nombreux, ceux qui estiment encore que cette autre campagne n’a été qu’un échec. Un prétexte pour pomper la manne publique. Et les initiatives s’enchainent, depuis des années, sans donner aux Ivoiriens, un cadre de vie sain. L’on se rappelle qu’en 1999, sous l’impulsion de Laurent Dona Fologo , alors ministre de la solidarité nationale, une grande campagne de salubrité avait été initiée. Elle visait à repeindre les murs délabrés pour donner à Abidjan un visage plus reluisant. Cette opération n’a pu offrir un nouveau visage à Abidjan. Mais, à sa décharge, la survenue du coup d’Etat de 1999, alors que la campagne de salubrité battait son plein. Les Ivoiriens qui souhaitaient ardemment renouer avec une opération de salubrité ont fondé beaucoup d’espoir dans la création du ministère de la ville et de la salubrité publique. La première action dudit ministère, c'est-à -dire, la lutte contre l’occupation anarchique du trottoir, soldée par un échec, a laissé plus d’un perplexe. « Il est inconcevable que des élus et hautes personnalités nous mettent des bâtons dans les roues .Il faut que chacun comprenne la nécessité d’avoir pour nous-mêmes et pour nos enfants un cadre de vie sain. ».Ce presque aveu d’impuissance du ministre Mel Théodore, en début d’année, a vu un regain d’occupation des trottoirs à Abidjan. Impunément. A cela, s’est ajoutée la logique de défiance dans laquelle les autorités municipales se sont mises vis-à -vis de lui. En effet, les maires et présidents de District ont clairement désavoué les initiatives du ministre Mel, arguant un manque de concertation. Depuis lors, les Ivoiriens se complaisent dans la dégradation continuelle de leur cadre de vie. Les espoirs suscités par la dernière opération de salubrité du ministre Mel contrastent avec l’état lamentable du cadre de vie dans nos villes, particulièrement à Abidjan. Mais, à la vérité, que de voir seulement le ministre Mel, il faut regarder du côté des autorités locales, qui semblent avoir démissionné de leur poste depuis belle lurette. Il importe, pour redonner à Abidjan un sens à son appellation de « Perle des Lagunes », il faut que chaque Ivoirien s’approprie la notion de salubrité et que les pouvoirs publics se donnent les moyens de débarrasser régulièrement les ordures de nos rues et espaces publics.
V.B
08.11.2008. 07:05
N'dah A.Rolande le 07.08.2009. 13:28
en effet il est triste de constater que les éfforts du gouvernements ont été vaines.Selon moi cela n'est rien d'autre qu'un problème d'education.La meilleur et l'unique solution est que l'état investisse dans une politique d'éducation de la population dans la gestion de leur enviroonement en vu d'un meilleur cadre de vie et de la salubrité de notre ville.Nous pouvons meme prendre l'example du ghana.
En somme l'état doit par tous les moyens quitte à insérer un programme spéciale à l'école introduire la notion de salubrité dans les moeurs et les habitudes de tout un chacun.Merci










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