Archive | May, 2012

ADO recense et ment

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ADO recense et ment

Posted on 30 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Shlomit Abel ADO recense et ment« Le recensement des jeunes sans-emploi va débuter » 

C’est Philippe Ndri, le directeur général de l’Agence nationale de gestion et de promotion de l’emploi (AGEPE) qui l’a dit le 27 mai, dans une rencontre avec la presse. Le gouvernement est « très préoccupé » par toute cette jeunesse sans travail, et le point de départ pour remédier à cette crise, après un an de pouvoir, c’est de connaître le nombre exact de chômeurs, ou plus exactement de jeunes chômeurs. On reste sans voix devant cette nième trouvaille du camp Ouattara pour gagner du temps.

Après le « cadre de vie » qu’il nous sert depuis le début de sa prise de pouvoir, et qui s’améliore paraît-il, de semaine en semaine ; après son installation en grande pompe, il y a tout juste un an ; après les opérations de nettoyage de mama Bulldozer, après les lumières magiques de Noël , tous ces « cadres » aux dorures censées masquer la réalité effrayante d’une côte d’Ivoire, pays phare de l’Afrique de l’Ouest, subitement devenue l’ombre d’elle-même, après une année de gestion de ce triste sire, ADO-solution nous livre sa dernière trouvaille : une enquête !.

Il existe bien une agence pour l’emploi, l’AGEPE, mais aucune statistique ne filtre de ses bureaux, et les quelques formations de bouchers et d’officiers qui nous sont annoncées ça et là dans les médias, sont bien loin des deux-cent mille (200 000 !) emplois promis chaque année, sur 5 ans.

Alors que les chômeurs y sont légions, la Côte d’Ivoire se transforme en une nouvelle annexe du Burkina Faso. Il y a un peu plus d’un an, Blaise Campaoré avait envoyé ses droits communs pour servir de renfort à l’armée de rebelles et de prisonniers recrutés dans les geôles ivoiriennes. Aujourd’hui, depuis plusieurs mois, les citoyens ivoiriens impuissants assistent à des arrivages journaliers de bus qui déversent par centaines des clandestins Burkinabés dans l’Ouest du pays, lancés à la conquête des plantations de café cacao et se livrant à l’abattage sauvage de milliers d’hectares de forêt domaniale classée pour en augmenter la surface, et cela sans passer ni par le ministère de l’immigration, ni par celui du travail, ni par l’agence de l’Emploi. Non, ces populations étrangères, encadrées par les FRCI et cautionnées par les autorités locales acquises à la tyrannie en place, chassent les autochtones et se lancent dans l’agriculture et la déforestation, sans aucune règle de conduite, sans aucun respect de la propriété, avec la bénédiction du Burkinabé Dramane qui « préside » aux destinées de la Côte d’ Ivoire. Celui-ci, dans sa générosité légendaire pour les non-Ivoiriens, a même offert à son pays d’origine de régler ses notes d’électricité. Il continue de couvrir le nord d’où est issue la rébellion, en l’exonérant encore du règlement de plus de 10 ans de factures d’électricité, alors que tout le reste du pays, déjà très appauvri, s’est vu imposer une hausse de 15 pour cent !

Et voila que le gouvernement Ouattara, qui se sait détesté de beaucoup d’ivoiriens, se lance dans les sondages à l’occidentale pour recenser les étudiants et les jeunes sans emploi. Encore une manœuvre qui va lui permettre de ne pas parler du chômage, de la violence de ses armées et de leur jeu favori, le racket ; des nombreux malades qui se meurent faute de soins, des médicaments inexistants, et surtout des pluies d’argent qui ne tomberont plus. Dans les sphères du pouvoir, on a trouvé un nouveau moyen de parler aux Occidentaux sans parler aux Ivoiriens, en utilisant les méthodes de l’Hexagone, et après cogitation, le lapin qu’on nous sert, directement sorti du chapeau du magicien Ouattara, c’est une enquête destinée à permettre le recensement des jeunes sans emploi… Enquête imminente, c’est pour  bientôt, quelques semaines, le temps de former les enquêteurs, de trouver le financement des statisticiens qui travailleront les données. Mais pendant ce temps, mis à part un petit coup de badigeon sur des murs qui cachent un grand vide, la réhabilitation des universités est au point mort, et la rentrée prochaine est toujours compromise.

A partir des données existantes   ̶  limogeage-rattrapage dans l’administration et la fonction publique, entreprises dévastées, fournisseurs d’état non payés et qui ont dû mettre la clé sous la porte, planteurs expropriés, soldats loyalistes pourchassés, petits commerçants étranglés par le vandalisme puis le racket ̶   , il serait si facile de brosser les contours de ce chômage endémique. Et bien sûr, les universités étant totalement hors d’usage, il suffirait de dénombrer étudiants et professeurs, personnel de service et de maintenance, tous depuis un an sans travail.

Alors qu’il n’y a pas eu déclaration de guerre, les armées d’interposition  ̶  ONUCI et Licorne ̶   ont bombardé hôpitaux, supermarchés, usines, universités … On se demande ce que ces destructions ont à voir avec le siège du  palais présidentiel, et le kidnapping d’un président arbitrairement déclaré « illégitime » par une ONUCI et une Licorne soi-disant « neutres », aux ordres des instigateurs de cette ingérence insupportable dans les affaires internes de la Côte d’ivoire, simplement parce que le président Gbagbo voulait permettre aux Ivoiriens de mieux vivre et de jouir enfin des ressources de leur pays; mais voilà, pour humilier la Côte d’Ivoire et l’empêcher de se relever, il fallait non seulement  lui voler son Président, mais aussi la ruiner : elle pourrait ainsi mieux être dépecée et partagée entre les requins de la finance, du pétrole et de la reconstruction, grâce au pantin terne et sans envergure, imposé par la communauté internationale  ! N’a-t-on pas importé en Côte d’Ivoire, et à prix d’or, de vieux bus qui en France étaient bon pour le rebut, afin de remplacer ceux qui avaient été détruits dans le bombardement des dépôts, et dont plus aucun ne sortirait de la Sotra, fleuron de l’industrie ivoirienne, bombardée, elle aussi ? Dès le 30 avril, narguant les ruines encore fumantes, Ouattara passera commande de ses bus  en France !

« Le recensement des jeunes sans-emploi va débuter »

Cette annonce est affligeante. L’AGEPE, ne fonctionne-t-elle pas comme un organisme chargé de comptabiliser et d’aider les chômeurs ? Ce bureau aurait-il été lui aussi ravagé par les bombardements et les pillages ? Et sa direction, que fait-elle, comment rend-elle compte de sa charge aux ministères de tutelle ?

Sans doute ce sondage commandé est-il  une fois de plus une arnaque française. Ne vient-on pas de lire que Nicolas Sarkozy a dépensé des milliards d’Euros du contribuable pour commander des enquêtes d’opinion ? Assurément, Mr Hollande sera moins gourmand en ce début de mandat, et on peut imaginer que ces instituts de sondage, en quête de nouveaux marchés, se sont proposés à Mr Ouattara, lui qui ne jure que par les « spécialistes » français ! Nicolas Sarkozy étant jusqu’à la fin resté confiant dans ses chances de gagner les élections, nous pouvons croire que ces spécialistes aideront Ouattara à poser les bonnes questions, pour que les réponses soient les bonnes, celles attendues finalement du gouvernement : que les chômeurs sont  beaucoup moins nombreux qu’on ne le dit,  et qu’ils doivent bien sûr prendre leur mal en patience…

Alors que ces instituts de sondage travaillent rapidement   ̶  exemple des sondages en France entre les deux tours, pour connaître les tendances  ̶, ne dit-on pas à Abidjan que l’enquête durera au moins un mois et que les résultats ne seront connus qu’au dernier trimestre ? Après la rentrée des classes, après une rentrée universitaire improbable, parce que justement suspendue à la connaissance des résultats de cette fameuse enquête !

Onze mille foyers seront visités par 172 enquêteurs. Cette précision dans l’annonce, qui pourrait rassurer les ivoiriens devant le sérieux et l’ampleur de l’entreprise, inquiète  plus qu’elle ne rassure. Où sont ces foyers ? Ira-t-on sonder les réfugiés au Ghana et dans la grande diaspora des parias de ce gouvernement ? Comment retrouver la trace de tous ceux qui ont perdu leur maison et leurs terres au profit de ces Bernard-l’hermite sans foi ni loi qui se sont installés chez eux ? Ces « nouveaux ivoiriens » amenés par convois entiers du Burkina et même du Mali, seront-ils auditionnés ? Il va sans dire que les statistiques seront revues à la baisse si on les inclut dans l’enquête, eux, les vaillants travailleurs de la « Nouvelle Côte d’Ivoire ».

Et une fois ces renseignements récoltés, si le chiffre fatidique de 4 millions de jeunes diplômés sans emploi est avéré, sans compter tous les bacheliers de l’an dernier et de cette année, et tous les jeunes aux études interrompues, faute d’universités et de professeurs – en exil  ̶   pour les recevoir, même abstraction faite des 5 800 étudiants au parcourt « trop long » pour Mr Ouattara et radiés sur son ordre de l’Université,   ̶  alors que leur cursus a été plusieurs fois interrompu par sa guerre à lui et par l’absence de ressources qui en a découlé  ̶  , que nous apprendra cette étude ? Et les autres jeunes, qui n’ont aucune formation au départ et qui cherchent aussi désespérément du travail, que va leur apporter l’enquête?

Ce que les étudiants aimeraient savoir, c’est quand les études reprendront. A la rentée prochaine nous assure-t-on, mais le rythme de la réhabilitation des universités détruites semble indiquer le contraire. Alors, à quoi sert cette enquête ?

Comme toujours, c’est une opération d’enfumage : du vent, rien que du vent, beaucoup d’argent dépensé, plus précisément encore une dette supplémentaire à mettre sur le dos des Ivoiriens, de leurs enfants et petits-enfants, qui auront encore un peu moins de chance de décrocher un travail ou une bourse d’étude !

En fait, la leçon à retenir, c’est celle des 172 emplois à prendre, réservés à des contractuels qui seront payés  ̶  ou non ̶   pour un mois d’enquête. Et avec les habitudes du gouvernement, que nous commençons à connaître,  gageons qu’il y a du ‘’rattrapage’’ en l’air, et que les jeunes, se méfiant de ce que cache cette enquête, préféreront ne pas laisser leurs nom et adresse, de peur qu’on ne vienne les cueillir comme des fruits mûrs en leur collant une étiquette de « pro-Gbagbo » fomentant un coup d’état, ou de proches de Charles Blé Goudé, qui reste encore et toujours l’Ivoirien le plus recherché de la « Justice »  ouattarienne. Pour cette simple raison, qu’Ado se rassure : l’immense majorité des chômeurs recensés seront ses partisans, et ceux-là, foi de Parrain, il aura tôt fait de les rattraper !

Shlomit Abel

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UNIVERSITES DE COTE D’IVOIRE: POURQUOI 5800 ETUDIANTS EXCLUS?

UNIVERSITES DE COTE D’IVOIRE: POURQUOI 5800 ETUDIANTS EXCLUS?

Posted on 30 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

 UNIVERSITES DE COTE D’IVOIRE: POURQUOI 5800 ETUDIANTS EXCLUS?La dernière décision du Ministre Cissé Bacongo, enseignant(?) à l’université de Cocody-Abidjan, d’exclure après deux années blanches 5 800 étudiants des universités, ne doit laisser indifférents, étudiants, parents, enseignants, hommes politiques, société civile et même, tout ivoirien de quelque sensibilité politique qu’il soit. C’est pourquoi il importe de rechercher les raisons profondes d’une si grave décision.

Avant tout, il faut se souvenir que Monsieur Ouattara en qualité de Premier Ministre, avait déjà en 1990 pris plusieurs mesures incongrues à l’encontre des étudiants: suppression des cars de transport, limitation drastique du nombre de boursiers de l’état, emprisonnements des responsables de la FESCI, tentative de dissolution de ce syndicat estudiantin. C’est encore sous lui qu’a eu lieu, la fameuse descente punitive des militaires sur la cité universitaire de Yopougon (quartier d’Abidjan) qui a entraîné viols, bastonnades et autres actes inhumains. Ces différentes actions entreprises, pendant qu’il était Chef du gouvernement d’Houphouët, attestent suffisamment du peu d’intérêt accordé à la jeunesse et surtout à la formation de celle-ci.

Depuis sa prise de pouvoir, suite à la guerre livrée par la coalition ONU, USA de Obama, France de Sarkozy, il a confirmé de façon spectaculaire son aversion pour le monde estudiantin. L’une de ses premières décisions a été, sitôt parvenu au pouvoir, de fermer les universités d’Abidjan. Comment comprendre qu’un état puisse fermer ses universités pendant deux longues années?

Officiellement, il s’agissait de réhabiliter ces universités. Et pourtant, aujourd’hui plus qu’hier, la situation de ces lieux du savoir est dramatique. Elle va de mal en pis hypothéquant davantage la probable rentrée de septembre 2012. Les raisons de cette fermeture sont à rechercher ailleurs.

 

En effet, les universités ont été, pour ces forces internationales coalisées et les supplétifs rebelles de Ouattara, un vaste champ de bataille et de pillage. Ainsi, des destructions sauvages ont-elles été opérées dans les amphithéâtres, bureaux, laboratoires, salles de classes et de TD, rendant difficile mais non impossible une reprise immédiate des cours. On se rappelle bien les efforts financiers réalisés par Gbagbo pour réussir la délocalisation de l’université de Bouaké à Abidjan, montrant de ce fait son engagement pour l’avenir de la jeunesse ivoirienne et africaine

Maintenant, que tout a été mis sens dessus dessous sur tous les campus, qu’après avoir pris le pouvoir on chasse les étudiants des cités universitaires, que depuis le début de la rébellion et la décision de prendre à tout prix et sans attendre le pouvoir d’état, qu’on a fait passer les étudiants pour des pro-Gbagbo, des miliciens, que certains ont vu leurs camarades exécutés par les rebelles dozos, il ne restait plus qu’à ces jeunes de chercher à sauver leurs vies en s’exilant.

Il se trouve malgré tout, des personnes comme l’ex premier Ministre, Chef rebelle, pour affirmer que ce sont les étudiants qui ont pillé leurs propres outils de travail. Est-ce donc les étudiants qui ont pillé l’université et les écoles de Bouaké? Est-ce encore eux qui ont tué les gendarmes dans cette ville? Est-ce toujours eux qui ont assassiné les ministres Boga Doudou et Désiré Tagro, les danseuses traditionnelles d’Adjanou de Sakassou (près de Bouaké), et bien d’autres crimes et génocide commis par les dozos, tontons macoutes de Ouattara?

 

De plus, la guerre sur les campus a occasionné de nombreux morts parmi les étudiants, surtout quand on connait la barbarie des rebelles de Ouattara et les armes lourdes qu’ils ont utilisées; d’ailleurs des obus non explosés ont été retrouvés sur les campus. De plus, ces étudiants ont été pourchassés dans toutes les villes, car suite à la propagande haineuse des affidés du RDR (parti de Ouattara), les mercenaires cherchaient à tuer des ivoiriens d’ethnies proches de Gbagbo ainsi que des étudiants que ces rebelles analphabètes considéraient comme un groupe ethnique. C’est pourquoi de nombreux étudiants ont été froidement exécutés au vu et au su des ONG des droits de l’homme, de l’ONUCI et de la Licorne.

 

Le silence condamnable des ONG internationales, des ONG ivoiriennes dont celle de monsieur N’gouan (CSCI) autrefois très zélé contre Gbagbo et celui plus assourdissant de la commission nationale des droits de l’homme de madame Wodié, une des rares personnalités à être passée au travers des mailles du filet de la honteuse politique de rattrapage, sans doute pour faire plaisir à son époux nommé contre toutes les règles de droit, Président du Conseil Constitutionnel, perdurent devant tant d’atrocités, qui se poursuivent encore aujourd’hui jusque dans les lieux les plus reculés de ce pays. En effet, chaque hameau comme chacune des anciennes cités universitaires, dispose actuellement, d’un commissaire-dozo et d’autres rebelles devenus FRCI, chargés de semer la terreur, d’occuper illicitement des plantations, des forêts, des domiciles et de racketter les honnêtes citoyens en rémunération des «services rendus par la rébellion à Ouattara». Ces hommes aux pratiques dignes de la Gestapo rendent leur propre justice sur les pauvres ivoiriens et disposent de camps de concentration regroupant et martyrisant parfois au fer rouge clandestinement les pro-Gbagbo comme à l’ère du nazisme. Quand la presse, chaque jour, se fait l’écho de ces atrocités, ces ONG continuent de façon cynique de rester muettes comme des carpes. Décrire ces faits dramatiques, ce n’est pas attiser la haine d’un camp contre un autre, mais plutôt rétablir la vérité qui est très loin d’être l’apanage des tenants du pouvoir actuel.

S’agissant des travaux que l’homme de la communauté internationale dit effectuer, il est donné de voir des tâcherons occupés à démolir des murs pour en élever d’autres et à badigeonner à la chaux vive des troncs d’arbre alors que, pour une si haute institution du savoir, le plus important est l’acquisition de matériels, didactique, livresque et surtout scientifique, indispensables au fonctionnement des départements et laboratoires.

Déjà, se dessine encore là un autre sacrifice programmé de la jeunesse ivoirienne pour l’hypothétique rentrée; il faut légitimement craindre l’ouverture officielle des universités qui, dans les faits seront non fonctionnelles. De plus, certains professeurs chevronnés sont décédés, des suites de l’embargo cruel imposé par le couple Sarkozy-Ouattara et de la guerre lâche déclenchée par la coalition destructrice Licorne-Onuci. D’autres enseignants et pas des moindres, croupissent dans les goulags du nord ou demeurent encore en exil forcé.

 

En plus tous les agissements actuels du pouvoir commandent de s’interroger sur le vrai sort de ces 5 800 étudiants que le régime voudrait jeter à la rue et ce, après avoir demandé que tous se fassent recenser auprès de leurs universités. Ne serait-ce pas le fait, que ce régime fondé sur la terreur du rattrapage, se soit rendu compte maintenant plus que jamais, du grand nombre d’étudiants tué par la coalition: soldats de l’ONU (ONUCI), soldats d’élite français de Sarkozy (Licorne) le terroriste ex-Président, mercenaires de la CEDEAO conduits par les soldats de Compaoré le Chef de l’Etat burkinabè et les rebelles hétéroclites du couple Ouattara-Soro.

Il faut donc dès maintenant, justifier un effectif d’étudiants beaucoup moins élevé qu’avant la guerre post-électorale en excluant près de 6 000 d’entre eux. Il serait judicieux de connaître combien d’étudiants sont tombés sous les balles assassines de ce conglomérat d’armées levées contre le seul Gbagbo. Il serait alors indispensable que soient physiquement identifiés par UFR, les étudiants que Ouattara a dit avoir renvoyés. C’est ainsi que la réalité du carnage opéré dans le milieu estudiantin sera connue de tous.

De surcroit pourquoi supprimer pour ces étudiants ce «parapluie atomique» quand on sait la grande faiblesse des taux de réussite des universités de Côte d’Ivoire qui sont identiques aux taux d’échec des universités des pays développés? Les besoins quantitatifs et qualitatifs de main d’œuvre ne commandent-ils pas de continuer de donner des chances à ces jeunes ivoiriens qui sont titulaires d’un Bac +2 ou d’un Bac +3?

 

La décision de jeter à la rue ces jeunes survivants de cette guerre imposée par l’ONU et Sarkozy a aussi pour objet de les punir, pour leur soutien à Gbagbo. La peur de la maturité politique des enseignants et de leurs étudiants est l’une des principales raisons de la destruction sauvage et de la fermeture des universités; les expériences précédentes vécues par Ouattara avec la FESCI ont suffi de convaincre le Président du RDR de la maturité de l’intelligentsia ivoirienne et donc de l’impérieuse nécessité de maintenir éloignés les enseignants, leurs étudiants et tous les autres pro-Gbagbo du monde universitaire.

En prenant sur lui de renvoyer ce nombre si important d’étudiants, Ouattara voudrait là encore confirmer sa politique du rattrapage; en effet l’université de Bouaké a continué de dispenser les cours aux étudiants du centre et du nord c’est-à-dire aux rattrapés du RDR sans réduction des effectifs, tandis que ceux d’Abidjan étaient sous occupation des FRCI.

 

Finalement, la fermeture des universités et le renvoi de ces milliers d’étudiants montrent encore, s’il en était besoin, l’aversion totale de Ouattara vis à vis de la jeunesse de ce pays contrairement à Hollande qui en fait une priorité; il montre ainsi que ses thèses sont plus proches de celles de Sarkozy que de celles de Hollande. Il a aussi préféré ses intérêts personnels à ceux de l’ensemble des ivoiriens et particulièrement des étudiants et de leurs maîtres. A la vérité les universités ne pourront rouvrir sans la totalité des enseignants dont un grand nombre demeure en prison et en exil. Si malgré tout les universités devaient reprendre leurs activités, l’amer constat de l’absence d’un grand nombre d’étudiants sera fait; il s’agira sans nul doute de ceux assassinés par la soldatesque hétéroclite internationale.

KOBAZEYRET Laurent

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DÉCLARATION DU FPI SUITE À LA VISITE DES AMBASSADEURS DES PAYS MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ À ABIDJAN

Posted on 24 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU
Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :
“Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites”.
La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.
Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.
Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.
La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.
L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.
Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.
Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien
Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.
Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.
Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?
La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?
La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.
Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.
Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.
Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.
Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.
Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.
Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que “les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002″ sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.
Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).
A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.
Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations, ce nouvel ordre mondial, qui fait fi des Etats et de leurs Constitutions, est fondamentalement anti souverainiste et anti démocratique.
Au total 43 résolutions seront prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour installer méthodiquement, donc avec préméditation, l’ultra libéral Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire.
De sa première résolution 1464 du 04 février 2003 prise dans sa prétendue volonté de la crise, à sa quarante et unième, la résolution 1980 du 28 avril 2011, où il se félicité de ce que le président de la Côte d’Ivoire qu’il a installé sous un déluge de bombes, le Conseil de Sécurité de l’ONU est resté dans la même posture. Ne s’inquiétant nullement de ce que pensait le peuple de Côte d’Ivoire agressé dans ses droits pour avoir élu un président indésirable par l’ONU et encore moins de ce qu’il est devenu après son éviction du pouvoir.
Et comme pour se dire, sa mission est accomplie en Côte d’Ivoire, installer un ultra libéral, en lieu et place du souverainiste Laurent Gbagbo, depuis le 28 avril 2011, seulement deux résolutions ont été produites sur la situation en Côte d’Ivoire, il s’agit de celle N° 1981 du 13 mai 2011 et la résolution 2000 du 27 juillet 2011.
Depuis ces deux dernières résolutions où il encourage le nouveau président à consolider son régime avec l’appui des forces onusiennes, de la licorne et des FRCI, l’ONU a décrété le black out sur la descente aux enfers de tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la démocratie dans notre pays ; montrant ainsi par là même que la stigmatisation de Laurent Gbagbo comme dictateur, infréquentable, mauvais perdant, n’étaient que des prétextes pour l’évincer du pouvoir.
Le Front Populaire Ivoirien accuse le Conseil de Sécurité de l’ONU :
1° d’avoir pris des résolutions sur la base d’informations non fondées et donc fausses ;
2° d’avoir fait de multiples pressions pour contraindre le président Laurent Gbagbo à organiser des élections dans une Côte d’Ivoire non réunifiée avec le désarmement des rebelles non effectué par l’ONUCI qui avait cette mission en charge ;
3° d’avoir bombardé la résidence du Chef de l’Etat pour le contraindre à quitter le pouvoir, sur la base d’on ne sait quelle résolution ;
4° d’avoir créé par la suite une situation propice à l’assassinat par le nouveau régime, des démocrates ;
5° d’être à l’origine de la mise en place en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 d’un Etat de non droit.

3- Depuis le 11 avril 2011 la dictature a été instaurée en Côte d’Ivoire
Trois volets suffiront ici à en donner la preuve. La justice des vainqueurs – l’insécurité galopante et rapprochée – le jeu démocratique dévoyé.

3- 1 La justice des vainqueurs
3. 1. 1 A commencer par le président Laurent Gbagbo, de nombreux cadres et dirigeants du FPI ont été d’abord arbitrairement arrêtés et détenus, avant que la justice aux ordres d’Alassane Ouattara ne cherche les preuves, à ce jour introuvables de leurs inculpation.
3. 1. 2 La chasse aux sorcières instantanée dans une terreur sans nom a contraint de milliers de cadres du FPI et autres citoyens à protéger leurs vies en prenant le chemin de l’exil. Et le pouvoir Ouattara continue de les poursuivre par des mandats d’arrêts internationaux.
3. 1 3 Les avoirs de nombreux citoyens et cadres du FPI gelés sans un commencement de preuves, ont conduit à la mort de nombre d’entre eux faute de moyens/ressources pour se soigner (Bohoun Bouabré, Diagou Gomont, Gnan Raymond, tous d’anciens ministres et maires, etc.)
3. 1. 4 Les Dozos qui écument les campements, villages et villes, procèdent à des expropriations de terres pour exploiter les plantations à leur profit, et sur la base de jugements expéditifs, les propriétaires sont exécutés sommairement.

3- 2 L’insécurité galopante et rapprochée
3. 2. 1 Les FRCI forces armées de Ouattara, tous issues de sa région, illétrées et s’exprimant exclusivement en Malinké leur langue maternelle, procèdent au quotidien à de nombreuses rafles de citoyens, parqués dans des camps de concentrations (Yopougon, Abobo, Koumassi), où ils sont torturés, marqués au fer comme du bétail, dans le silence assourdissant des tenants du nouveau régime.
3. 2. 2 Ces mêmes FRCI occupent de nombreux sites publics, espaces et domiciles privés dont ils se sont appropriés en toute impunité. A titre d’exemple le site des manifestations du FPI à Yopougon, est occupé depuis plusieurs mois par les FRCI qui en ont fait une caserne. Dans le même temps les forces armées nationales (gendarmes, policiers, militaires) souffrent l’humiliation, et le martyr, parce qu’exerçant sans armes leur mission régalienne.

3. 2. 3 La terreur instaurée et la répression systématique dans le sang (avec de nombreux blessés et morts d’hommes) de toutes les manifestations pacifiques organisées par le FPI (Koumassi, Bonoua, Port-Bouët, Yopougon) au mépris du respect des libertés d’associations et de manifestations.

3- 3 Le jeu démocratique dévoyé
Parvenu au pouvoir par les armes et donc de façon anticonstitutionnelle, illégitime et illégal le pouvoir Ouattara est confronté depuis son avènement à un grave déficit de légitimité. Ses parrains l’ONU, la France notamment ont souhaité, pour lui donner un vernis démocratique de procéder à des élections législatives ouvertes et inclusives.
Mais tournant le dos à la résolution du 27 juillet 2011, il a organisé ces élections de façon exclusive sur la base d’un découpage électoral très favorable à son parti le RDR auquel il a réservé d’avance une soixantaine de sièges.
Résultats, un parlement monocolore anti démocratique sans opposition nous ramenant au système du parti unique.
De surcroit ces élections se sont révélées, non représentatives avec une abstention de 85% de l’électorat. Un vrai désert électoral qui signifie que la Côte d’Ivoire a besoin de se doter d’un parlement représentatif de toutes ses composantes politiques et non cette assemblée de surcroit quasiment mono-ethnique avec 60% de Malinké, ethnie de Ouattara.

3- 4 La reconstruction de la paix : mesures générales
Le Front Populaire Ivoirien prenant acte de la situation qui fait de M. Allassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire demande :
1- Que soit prise dans l’immédiat une mesure d’amnistie générale ;
2- La prise d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant la libération du Président Laurent Gbagbo, acteur incontournable du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ;
3- La libération de tous les prisonniers, le retour des exilés et le dégel de tous les avoirs ;
4- La réinitialisation de tout le processus c’est-à-dire du jeu démocratique à commencer par les élections présidentielles puis les législatives, les régionales et communales sur la base de dispositions consensuelles ;
5- Le désarmement préalable des ex rebelles ;
6- Le départ de la Côte d’Ivoire des forces onusiennes qui se sont révélées pendant la crise et qui continuent de se comporter comme des forces belligérantes ;
7- La levée de toutes les sanctions onusiennes ;
8- Un dialogue direct avec le pouvoir ;
Dans ce cadre le FPI fait des propositions dans deux documents dont copies ci-jointes.

Conclusion
De toute évidence la démocratie qui a servi de prétexte au changement brutal de régime s’est muée en dictature sous le régime de Ouattara au grand dam de ses parrains qui se doivent d’en tirer courageusement les leçons.
Telles sont les conditions minimales de sortie de crise du Front Populaire adressées au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui permettent à cette institution de contribuer à la réinstauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix en Côte d’Ivoire.

Délégation du FPI :
1-N’GUESSAN Amani Michel, Secrétaire Général Adjoint : 01 48 88 41
2- GNAOULE Oupoh Bruno, Secrétaire National : 06 38 42 42

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LA CPI S’INSTALLE A ABIDJAN

Posted on 24 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

A l’occasion de ma première visite en Côte d’Ivoire, en tant que Greffier de la Cour pénale internationale (CPI), j’exprime ma gratitude aux autorités ivoiriennes pour leur accueil ainsi que mon espoir d’oeuvrer avec elles pour mettre fin à l’impunité des auteurs des crimes les plus graves et qui touchent l’ensemble de la communauté internationale. En effet, ma visite vise à renforcer la coopération judiciaire avec les autorités nationales ivoiriennes afin de faciliter les activités de la CPI. C’est dans ce cadre que les autorités ivoiriennes ont signé, en février dernier, le protocole d’accord avec la CPI sur les privilèges et immunités du personnel et des locaux de la Cour. Cette étape est nécessaire pour permettre à la Cour de conduire ses activités sur le territoire ivoirien et d’ouvrir un bureau extérieur à Abidjan, sujet principal de mes discussions avec les autorités durant cette visite.

Nos expériences précédentes ont démontré que l’ouverture d’un tel bureau est indispensable pour assurer une coopération efficace avec les autorités nationales et les autres acteurs clés. Ceci permettra à la Cour de remplir son mandat judiciaire indépendant et impartial en Côte d’Ivoire et lui permettra aussi de répondre aux besoins de rapprocher la Cour des communautés affectées par les crimes relevant de sa compétence et de les sensibiliser à propos des droits des victimes devant la CPI. Ce bureau facilitera la mise en ?uvre du soutien apporté par le Greffe de la Cour aux équipes de Défense et aux représentants légaux des victimes, la participation de ces derniers aux procédures, ainsi que la mise en place des programmes de protection nécessaire aux témoins. Ce bureau permettra également de conduire des activités d’information du public ivoirien sur les procédures judiciaires relatives à la Côte d’Ivoire, et d’échanger avec les juristes, avocats et universitaires intéressés par les activités de la Cour. En acceptant la compétence de la Cour par déclaration, la Côte d’Ivoire avait apporté une importante contribution à l’enrichissement de la justice internationale et avait démontré sa volonté d’?uvrer pour la réconciliation et le rétablissement d’une paix nationale durable, pour laquelle la justice est une condition. Dans la limite de ses ressources et de son mandat judiciaire, la CPI encouragera les initiatives visant à renforcer les capacités nationales afin de réunir les conditions nécessaires pour mener à bien des procès équitables en matière de crimes relevant de la compétence de la Cour.
La coopération de la Côte d’Ivoire avec la CPI est donc essentielle pour que ce processus de renforcement mutuel, de la justice internationale et de la justice ivoirienne, puisse développer tout son potentiel. La ratification du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, par la Côte d’Ivoire – comme l’avait annoncé son Premier ministre lors de son allocution à l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, en décembre dernier – permettra une plus ample coopération et la transposition en droit national des dispositions du Statut de Rome. Cependant, c’est une décision souveraine qu’il revient à l’Etat ivoirien de prendre au moment voulu. Même en l’absence de la ratification, la Côte d’Ivoire a l’obligation de coopérer avec la Cour pénale internationale, dont elle avait volontairement accepté la compétence. Je suis confiante que notre coopération continuera et se développera davantage, et que nous travaillerons côte à côte pour le bénéfice des victimes affectées par les crimes relevant de la compétence de la Cour ainsi que pour épargner aux générations futures la répétition des crimes les plus atroces.

Silvana Arbia Greffier de la Cour pénale internationale

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HOLLANDE COMME OBAMA?

HOLLANDE COMME OBAMA?

Posted on 23 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

En 2007, à la faveur des élections primaires du parti démocrate aux USA, les africains découvraient, avec surprise et fierté, un américain d’origine africaine désigné par son parti pour être candidat à la présidentielle de 2008. Les africains, dans leur grande majorité, se souvinrent de leurs conditions de vie dramatiques depuis la traite des noirs jusqu’à la colonisation. Ils se rappelèrent aussi les échecs des noirs américains dans leur tentative de lutter contre la discrimination raciale.

Lorsque OBAMA fut coopté par son parti pour la présidentielle de 2008, il bénéficia de nombreux soutiens de la part des noirs, des blancs, des riches ou pauvres pour le financement de sa candidature. OBAMA constitua dès lors un espoir pour les noirs en général et pour les africains en particulier.

 

A l’occasion de son investiture suite à son élection, toute la planète Terre a suivi en direct la cérémonie grandiose au cours de laquelle, Jesse JACKSON l’un des leaders noirs américains, très ému, a coulé des larmes de joie, sans doute se souvenant des nombreuses souffrances endurées par les noirs aux USA et se rappelant aussi le rêve du célèbre Martin Luther KING « I have a dream ».

Les africains se réjouirent avec l’espoir que prendrait alors fin, le joug pesant des USA et des autres pays occidentaux sur les pays sous-développés, toujours honteusement exploités.

Cet espoir fut entretenu lorsqu’au pouvoir, OBAMA, pour sa première visite en Afrique, déclarait à Accra au Ghana (Afrique Occidentale) qu’il souhaitait pour les pays africains des institutions fortes, sans doute pour consolider la démocratie, lui le démocrate. Il a aussi, concernant la prison américaine de Guantanamo, déclaré son désir de la fermer.

 

Ces belles déclarations ont-elles été suivies d’effets ? Que nenni ! Les promesses d’OBAMA n’ont engagé, comme toujours, que ceux qui y ont cru.

En effet, s’agissant de sa déclaration d’Accra visant à promouvoir des institutions fortes dans les pays africains, comment cela serait-t-il possible quand OBAMA, qui a accompagné Sarkozy dans les guerres faites à la Côte d’Ivoire et à la Libye à cause de leurs richesses, a royalement bafoué les institutions de ces états pour finalement imposer à leurs peuples un dictateur et des renégats? De quelles institutions fortes a voulu parler OBAMA à Accra quand ses ambassadeurs sont des pièces maîtresses dans le renversement des régimes en place comme en Côte d’Ivoire et en Libye ? Comment les institutions peuvent-elles être fortes quand les coups d’état se succèdent dans des pays où sont implantées des ambassades américaines telles en Côte d’Ivoire, au Mali, en Guinée Bissau sans que le pays d’Obama ne s’y oppose mais au contraire utilise les organisations sous-régionales et continentales pour accompagner les putschistes ?

De quelles institutions fortes a parlé OBAMA, quand il félicite celui qui a été imposé aux congolais à l’issue d’une parodie d’élections ?

En Syrie, quelles institutions fortes voudrait voir le Président américain, quand il est à la base de la déstabilisation du régime de Bachar El Assad en déclarant à qui veut l’entendre que la question qui se pose dans ce pays, « ce n’est pas si Assad partira du pouvoir, mais plutôt quand» ?

 

Au total, Obama l’afro-américain est un espoir déçu pour les africains. C’est sous son règne que le continent africain a le plus connu les pires atrocités des rebellions, des terroristes et surtout la mise à mal des démocraties naissantes comme en Côte d’Ivoire avec le Président renversé Laurent GBAGBO et avec l’assassinat du Guide libyen.

Obama l’africain a fait en Afrique pire que tous les Présidents blancs américains.

 

En France, l’élection de Hollande pourrait aussi constituer un espoir déçu à l’analyse des faits.

D’abord, en quoi le nouveau Président français serait-il un espoir pour les africains ?

Au soir du jour de l’élection de Hollande, de très nombreux africains ont manifesté leur joie aussi bien en France qu’en Afrique. Les français résidant en Afrique ont d’ailleurs voté dans leur grande majorité le candidat socialiste, eux qui sont imprégnés des aspirations légitimes des peuples africains. Hollande, pour ces africains ; constitue un espoir car il vient de chasser de l’Elysée, leur bourreau.

De plus, ses déclarations opposées à la pratique mafieuse de la Françafrique qui maintient les pays francophones dans le sous développement, son engagement pour la fermeture de la cellule africaine de l’Elysée et son refus de cautionner le semblant d’élection présidentielle en RDC, en décidant de ne pas se rendre au sommet de la francophonie prévu dans ce pays au dernier trimestre de cette année, sont des raisons et des signes du changement prôné par le Président Hollande, pour que les africains se réjouissent de son avènement à la tête de l’exécutif français.

Déjà lors de sa rencontre avec Merkel, la Chancelière allemande, Hollande a privilégié la croissance, respectant ainsi son programme de campagne. De plus, à la rencontre des dirigeants de l’OTAN ; il a su convaincre ses pairs du retaits des combattants français d’Afghanistan en fin 2012, en accord une fois de plus avec la promesse faite aux français pendant la campagne électorale. Ces signes augurent d’un respect des promesses faites aux africains.

 

Cependant, en se fondant sur la traite des noirs, sur l’expérience passée de l’ancien Président Mitterrand, le socialiste qui n’a pas apporté grand’ chose à l’Afrique et malheureusement, le fait que les blancs ont de tout temps considéré l’africain comme un sous-homme, des raisons d’inquiétude existent.

Hollande saura-t-il tenir ferme devant les pressions de ses multinationales et des réseaux mafieux afro-occidentaux ?

En 2004, à l’issue de la barbarie de l’armée française contre les ivoiriens, Hollande, alors premier secrétaire du parti socialiste, prenant le parti de son compatriote Chirac, a jugé « infréquentable » son camarade socialiste, Laurent GBAGBO. Il a en outre pesé de tout son poids pour que le FPI, parti créé par GBAGBO, soit mis au banc des accusés de l’Internationale Socialiste. Il a dans cette affaire, privilégié, sans discerner ni rechercher la vérité, l’intérêt français faisant ainsi preuve d’un esprit manifestement partisan.

Ces indices amènent à s’interroger si Hollande ne sera pas, comme Obama, un espoir déçu.

 

En effet, l’on est en droit de se demander si le nouveau Président français voudra concilier les intérêts des multinationales de son pays et des pays occidentaux avec ceux des pays africains. Voudra-t-il au plus vite retirer l’armée d’occupation, la Licorne que ses prédécesseurs de la droite ont installée en Côte d’Ivoire et dont les soldats ont massacré des milliers d’ivoiriens ? Hollande sera-t-il capable de retirer tous les soldats français disséminés partout dans les pays africains ?

Voudra-t-il respecter l’indépendance économique et politique des états africains ? Quel sort réservera-t-il au Franc CFA, premier instrument d’asservissement des pays africains par la France ? Cet outil dangereux pour les pays africains que le premier Président socialiste Mitterrand, durant les quatorze ans de son règne, n’a pas daigné enrayer. Acceptera-t-il de payer au juste prix les matières premières des pays africains, toujours victimes de la détérioration des termes de l’échange ?

La France de Hollande continuera-t-elle à rédiger à l’ONU des résolutions fort humiliantes pour ses ex-colonies ? Pourra-t-il traiter d’égal à égal avec les Chefs d’Etat africains dans les relations diplomatiques ? Maintiendra-t-il dans certaines ambassades des loubards qui s’y sont installés par effraction en molestant d’honnêtes diplomates et leurs collaborateurs ? Continuera-t-il d’imposer aux Chefs d’Etat africains le défilé du 14 Juillet, comme signe de soumission au « trône de France » ? Au lieu de dialoguer avec les ex-colonies, le Président Hollande choisira-t-il comme son prédécesseur, de larguer des bombes et des missiles sur les populations des pays dont les Présidents sont réfractaires à une Afrique vassalisée?

Saura-t-il respecter la dignité des africains quand on sait que son camarade socialiste, le Président GBAGBO est aujourd’hui injustement déporté à la CPI par son prédécesseur, reconnu par la majorité des africains comme le déstabilisateur patenté de leurs pays ? La déportation de GBAGBO ayant été l’œuvre de son prédécesseur au vu et au su de tous, il appartient à Hollande, lui qui a dit « aimer les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », d’innocenter ce patriote africain et tous ces collaborateurs qui sont détenus injustement par Ouattara dans les goulags du nord, une région embastillée depuis dix années par ses criminels analphabètes.

Comme on l’aperçoit aisément, Hollande, comme OBAMA, pourrait être un espoir déçu s’il ne trouve pas les réponses adéquates aux questions ci-avant.

Mais tout dépendra de son engagement à respecter son programme de gouvernement basé sur « le changement, c’est maintenant ». Il est vrai que dès sa prise de fonction, cela s’est vérifié à l’occasion de son voyage en Allemagne où il a dû changer d’aéronef à cause de la foudre qui s’est abattu sur son avion de commandement. Il pourrait continuer sur cette lancée en changeant le mode et la pratique de la diplomatie, de la politique, de l’économie et de la coopération militaire à l’égard des pays africains.

Hollande peut montrer de meilleures dispositions en s’engageant à ouvrir des enquêtes sur les actions menées par son armée et la droite française en Côte d’Ivoire, en Libye et en Syrie. Il doit aussi porter une attention particulière sur l’accord de défense signé précipitamment entre Sarkozy et son filleul Ouattara. Les patriotes africains lui en sauront gré.

 

A l’instar d’OBAMA, il est reconnu que Hollande a été élu pour défendre les intérêts des français partout dans le monde. Mais comme tous les pays du monde, l’Afrique, appauvrie par les pays développés, aspire à plus de liberté, de dignité et de respect car les pays de ce continent peuvent se développer par leurs propres moyens si la France et les autres pays développés cessent de s’ingérer dans leurs affaires politiques, économiques et même militaires en fomentant des coups d’état à partir des rébellions, des mercenaires et autres engins de destruction massive de vies humaines.

Hollande va-t-il continuer de soutenir les régimes fantoches imposés et entretenus par Sarkozy en Afrique ? La France de Hollande continuera-t-elle de soutenir ces Chefs d’Etat corrompus, rebelles, imposés au pouvoir depuis des lustres, qui se sont enrichis frauduleusement et qui tripatouillent les constitutions de leurs pays pour se maintenir à la tête de leurs états à l’issue de parodies d’élections, mais qui sont contre toute attente adulés par les dirigeants français ? D’ailleurs, ces derniers les tiennent en laisse après avoir réussi à les corrompre et les utilisent pour déstabiliser les régimes dirigés par des africains dignes.

francois hollande HOLLANDE COMME OBAMA?

francois-hollande

De même que OBAMA a été pour les africains un espoir déçu, Hollande, s’il n’applique pas dans les faits son slogan de campagne à l’endroit de l’Afrique, constituera une déception pour des millions d’africains qui ont jubilé trop tôt au soir du 6 mai 2012. Ils constateront alors amèrement que Hollande est comme OBAMA. Vivement que le Président français ne déçoive pas les minces espoirs placés en lui par les africains. Que le mauvais exemple d’OBAMA, l’afro-américain, ne fasse pas tache d’huile.

KOBAZEYRET Laurent

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Hélène Le Gal devient conseiller Afrique de Hollande

Posted on 23 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Helene Le Gal Hélène Le Gal devient conseiller Afrique de HollandeDéjà sur le terrain diplomatique (Berlin, Washington, Chicago), le président François Hollande s’est empressé, dans le même temps, de mettre en place son équipe élyséenne. Une trentaine de personnes.

Le pôle diplomatique de L’Elysée comprend ainsi, sous l’autorité du conseiller diplomatique et sherpa G8, Paul Jean-Ortiz, un adjoint par ailleurs conseiller pour les affaires européennes (Philippe Léglise-Costa, un « védrinien » qui a été conseiller Europe au sein du cabinet d’Hubert Védrine quand celui-ci était le patron du Quai d’Orsay), un conseiller Afrique (Hélène Le Gal), un conseiller affaires stratégiques et Asie (Christian Lechervy), un conseiller Afrique du Nord, Moyen-Orient, Nations unies (Emmanuel Bonne), un conseiller Russie, Balkans, ex-CEI, Amériques, politique extérieure de l’Union européenne (Fabien Penone) et, enfin, un conseiller G8-G20, enjeux globaux (Matthieu Peyraud). Ce qui fait du pôle diplomatique le premier par le nombre de conseillers. C’est dire que la politique extérieure de la France se fera, dans la tradition de la Vème République, à l’Elysée et que la hiérarchisation est claire : Jean-Ortiz n’est pas que conseiller diplomatique et sherpa de Hollande ; il est également le patron du pôle diplomatique. C’est sous son autorité que travailleront les conseillers.

La parité n’étant pas la règle (loin de là) au sein du corps diplomatique français, Hélène Le Gal est habituée à être « la première femme qui… ». Elle est donc la première femme chargée de l’Afrique à L’Elysée comme elle a été la première femme à la tête du consulat général de France à Québec (un poste convoité, Québec étant considéré par les diplomates français comme le consulat général le plus influent avec celui de Jérusalem).

A 45 ans, Le Gal a déjà un beau parcours diplomatique (et politique) à son actif. Diplômée de Sciences Po-Paris, elle a été vice-consule à Ouagadougou (1988-1990), deuxième secrétaire (1994-1996) puis première secrétaire (1996-1998) à Tel-Aviv, première secrétaire à Madrid (1998-2000), conseillère technique au cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, le socialiste Charles Josselin (2000-2002), première secrétaire à la représentation de la France auprès du comité politique et de sécurité de l’Union européenne à Bruxelles, chargée des questions de défense (2002-2005), auditrice à l’Institut d’études diplomatiques (mai-juillet 2003), sous-directrice Afrique centrale et orientale à l’administration centrale (août 2005-2009). C’est alors qu’elle rejoindra Québec où elle prendra ses fonctions le 1er septembre 2009.

Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères et européennes, l’avait proposée comme ambassadeur à Kigali afin de remplacer Laurent Contini qui n’était pas dans les « petits papiers » du patron du Quai d’Orsay (qui, lui-même, n’est pas dans les « petits papiers » de Paul Kagamé, le président rwandais). Mais Kigali refusera son agrément, provoquant ainsi de nouvelles tensions avec Paris.

Un contretemps dans la carrière d’Hélène Le Gal qui lui permet, six mois plus tard, de prendre le chemin du 2, rue de l’Elysée, où les « conseillers Afrique » ont leurs bureaux. Une adresse discrète, de l’autre côté du palais de L’Elysée, qui fait fantasmer bien des leaders politiques africains. Mais on y a constaté que le niveau d’information et la capacité d’analyse étaient rarement à la hauteur de l’intitulé du titre. Trop souvent, ils prennent le point de vue des « leaders » politiques (pouvoir comme opposition) comme étant le reflet des préoccupations des populations. C’est rarement vrai. Il n’est jamais que l’expression de leurs propres ambitions.

Hélène Le Gal a fait ses classes africaines sur le terrain burkinabè. En des temps incertains. Le 15 octobre 1987, Blaise Compaoré avait pris la suite de Thomas Sankara. L’ambassade de France vivait verrouillée, porte après porte, et j’ai le souvenir de l’inquiétude qu’exprimait Daniel T.J. Guilbert, alors conseiller commercial, craignant une résurgence des violences. C’est Alain Deschamps qui était alors ambassadeur à Ouaga (fils d’Hubert Deschamps, gouverneur de la France d’outre-mer, qui a été un des meilleurs connaisseurs de Madagascar). Dans la capitale burkinabè, Le Gal va vivre la mise en œuvre de la « Rectification », le 11 mars 1989, qui visait à décrisper la vie politique et à libéraliser l’activité économique. Un recentrage plutôt qu’une rupture. Enfin, on pouvait le penser.

D’autres penseront différemment. Henri Zongo et Jean-Baptiste Lingani, les deux autres compagnons « historiques » de Sankara, seront condamnés à mort et fusillés en septembre 1989. Motif : comportement « militaro-fasciste ». Les pires dérives étaient à craindre. Il n’en sera rien. Le premier congrès du Front populaire, qui se tiendra à Ouaga du 1er au 4 mars 1990, va être l’occasion de déterminer les grandes options futures. Le Burkina Faso entreprenait de changer de physionomie. Le Gal avait déjà retrouvé Paris et l’administration centrale.

Après vingt-quatre années de carrière diplomatique, elle se retrouve au cœur du saint des saints. Avant de quitter Québec, le 9 mai 2012, Philippe Zeller, ambassadeur de France au Canada, lui a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur (elle est déjà chevalier de l’Ordre national du mérite). A cette occasion, Le Gal a rappelé sa motivation profonde, une « vocation » dit-elle : « être au service de la France ». « Je me bats pour mes dossiers. J’ai besoin de défendre des causes dont la plus élevée est la paix, le rapprochement entre les Nations ». Citant André Malraux, elle a rappelé que « l’honneur d’une Nation, c’est ce qu’elle offre au monde ». Et ces simples mots justifient, sans doute, son engagement diplomatique. A Québec, où elle avait été nommée le jour de son anniversaire (21 avril), elle s’était réjouie de travailler, une fois encore, dans une zone francophone, ayant eu l’occasion, par le passé, de travailler sur le dossier de la francophonie (notamment, je pense, au cabinet de Charles Josselin).

A L’Elysée, elle va recevoir l’appui « technique » de Thomas Mélonio, délégué national Afrique du Parti socialiste (et à ce titre représentant du PS au sein du département Afrique de l’Internationale socialiste) et jusqu’à présent économiste à l’Agence française de développement (AFD). Diplômé de l’Ecole des hautes études commerciales (HEC), titulaire d’un master et d’un doctorat d’économie (Sciences-Po/OFCE), Mélonio a rejoint l’AFD en 2005. Rédacteur en chef adjoint de la revue Afrique contemporaine, rédacteur en chef de La Lettre des économistes de l’AFD, il a été nommé, en septembre 2007, au département de la recherche de l’AFD, ses sujets d’étude portant sur « les liens entre capital humain et développement ». Il est l’auteur de l’essai : Quelle politique africaine pour la France en 2012 ?. Plus militant* que Le Gal, Mélonio se trouve aussi, de par son activité au sein du PS et de l’IS, au contact avec les opposants aux régimes en place. Et l’intérêt qu’il leur portait quand il n’était qu’un des cadres du PS pourrait peser différemment dans sa gestion des affaires africaines dès lors qu’il se trouve à L’Elysée.

* Commentant la politique africaine de Nicolas Sarkozy, Mélonio a dit, dans un entretien avec Congo-Liberty, « que la cohérence de l’action du président sortant est introuvable ! Passéiste dans son discours de Dakar, tourné vers le développement des entreprises dans le discours du Cap, très ambiguë dans l’affaire de L’Arche de Zoé, favorable à la normalisation des relations avec le Rwanda sous Kouchner, mais crispé à nouveau avec le retour d’Alain Juppé, l’action du président a manqué cruellement de constance ». A l’occasion de cet entretien, Mélonio a été interrogé sur la signification du slogan de l’AFD : « De la coopération au développement » qui laisserait penser que la coopération « aura été globalement un échec » (selon Congo-Liberty). Or, le ministère de la Coopération devient, sous François Hollande, le ministère du Développement (cf. LDD France 0599/Jeudi 17 mai 2012). A ce sujet, Mélonio précise : « Le débat est en partie sémantique, mais il est certain que le mot de coopération, qui est un beau mot, « agir ensemble », évoque les années 1960 et 1970. Il a donc pris un sens un peu péjoratif avec le temps. Depuis les questions d’environnement, d’inégalités, ont aussi pris une importance grandissante, c’est pourquoi il est sans doute préférable effectivement de parler de développement ».

Jean-Pierre BEJOT
La Dépêche Diplomatique

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Les accusations graves de Nord Sud contre Alassane Ouattara

Posted on 23 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Il a franchi le Rubicon. Le quotidien Nord-Sud, dans son édition d’hier a, en effet, accusé en des mots très clairs, Alassane Ouattara, sinon de complaisance, du moins de complicité avec certains de ses ministres trempés, selon le journal , dans des scandales. « Les temps ont changé. C’est du moins ce que pense l’opinion nationale, du chef de l’Etat. Cette impression vient des affaires sales qui s’entassent et par les scandales (ou supposés tels) qui semblent proliférer sous la présidence de M. Ouattara sans que celui-ci donne l’impression de réagir comme il se doit ». L’affaire SATAREM, les évasions répétées dans les prisons du pays, le procès dans la filière café-cacao où des ministres sont appelés à la barre, sont la base d’interrogations sur une éventuelle protection des ministres par le président de la République. Pour le journal de Méité Sindou, Secrétaire national à la Bonne gouvernance et au renforcement des capacités, le chef de l’Etat serait devenu, ni plus ni moins, qu’un parapluie pour l’indélicatesse. Erreur d’appréciation ou manipulation? Les deux à la fois. Sinon, comment exiger des sanctions contre des personnes sans aucune preuve valable de leur culpabilité? En effet, jusqu’à présent, les accusations portées contre les ministres ne répondent que de rumeurs. Aucun ministre n’a été pris à défaut. Dans l’affaire SATAREM, il n’a ni été question de détournement de fonds ni de vol. Il n’est jamais revenu, en outre, dans cette affaire, que la ministre s’est rendue coupable de malversations. C’est la procédure de passation du marché qui a été remise en cause par l’ANRMP. Cela suffit-il à dégommer la ministre de la Salubrité urbaine, Anne Désiré Ouloto ? Quid des évasions répétées dans les prisons? Les investigations ont révélé des manquements imputables aux premiers responsables des maisons d’arrêt et de correction d’Abidjan et d’Agboville. Le président de la République, devant ces preuves, a mis fin à leur fonction.
Enfin, dans les révélations faites par Jeune Afrique concernant le dossier des déchets toxiques, Nord-Sud semble avoir trouvé des manquements qui mériteraient des sanctions contre le ministre de l’Intérieur. La raison ? Les journalistes auraient été aiguillonnés par la police économique. Etonnant tout de même qu’un journal s’offusque d’une enquête parue chez un confrère. Nord-Sud a souvent publié, dans ses colonnes, des informations appréciées du public faisant des révélations. Des ministres ont-ils été demis pour autant ? Mettre ainsi en cause des autorités, c’est faire preuve d’un raccourci et surtout d’un acharnement sur des personnes. Cependant, faut-il le noter, Alassane Ouattara est un homme d’obligation. Le chef de l’Etat qui a fait signer un Code d’éthique à chacun de ses ministres, n’a pas changé. Seulement, ADO ne saurait gérer la République selon les humeurs et les ambitions démesurées de quelques individus. A qui, du reste, ont été confiées des responsabilités et qui ont du mal à les assumer. Parce que, somme toute, le costume est pesant, lourd à porter.

Le Patriote

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Au Mali le capitaine Sanogo désormais Chef de l’État

Posted on 23 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Xinhua – Mali: Le Capitaine Sanogo Désigné Président De La Transition
La convention nationale du Mali a pris fin mardi aux environs de 22H30 (heure locale) par la désignation du capitaine Amadou Haya Sanogo, président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE, junte) en qualité de président de la transition.
Cette convention a été initiée par les acteurs de la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM), regroupant les pro-putschistes.
Les chasseurs qui ont pris part à cette convention n’ont pas manqué de réclamer la désignation du capitaine Amadou Hfaya Sanogo, président du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE).
La même proposition portant sur le capitaine Sanogo a été faite par la quasi-totalité des participants.
Au moment où ces derniers s’apprêtaient à donner le nom du capitaine Sanogo, celui-ci aurait décliné l’offre et que si les participants insistaient à le faire, dès le lendemain matin il ferait une déclaration pour fustiger leur proposition, a-t-on appris dans les coulisses.
La convention a pris fin dans un tohu-bohu total dès que le président de la COPAM, Hammadoun Amion Guindo a déclaré « close la convention sans citer le nom du président de transition ».
En effet, des participants se sont levés dans la salle pour dire qu’ils n’étaient pas « d’accord et qu’il fallait impérativement le nom du président de transition ».
Séance tenante suite à ces moments d’incompréhension, Me Mamadou Gakou, un leader de la COPAM a annoncé : « Nous avons décidé d’instituer le capitaine Amadou Haya Sanogo en qualité de chef d’Etat du Mali ».
Dans les résolutions, les participants ont « demandé » au président intérimaire Dioncounda Traoré « de faire preuve de patriotisme en se retirant » après les 40 jours d’intérim conformément à la constitution.
Le secrétaire général du parti SADI, Oumar Mariko, un leader de la COPAM, a annoncé la tenue d’un grand meeting au stade omnisport Modibo Kéita ce mercredi dans l’après-midi.
Par ailleurs, lors des travaux de commission, les participants avaient défini les différentes structures de la transition que sont « le conseil national de transition pour le changement (CNTC), le gouvernement de transition et le Conseil national de la communication ».
Le président du CNTC assurera les fonctions de chef d’Etat, a-t-on appris dans la salle.
Selon les participants, le CNTC est un « organe politico-législatif chargé de déterminer les grandes orientations de la transition, suivre et contrôler l’action gouvernementale » et qui « sera chargé de mettre en place, durant la transition, un conseil de défense nationale de 15 membres (10 militaires et 5 civiles) ».
Le CNTC, qui sera présidé par un président et deux vice-présidents, sera constitué de 61 membres dont 11 du CNRDRE et 50 civils, pouvait-on retenir suite à la lecture du rapport final qui a sanctionné cette convention.

D’autre part, le Conseil national de transition pour le changement mettra en place un « conseil consultatif national de 50 membres ».
« Le Chef de l’Etat, le premier ministre et le ministre de la Défense nationale sont membres de plein droit du Conseil national de transition pour le changement », souligne ledit rapport.
S’agissant de la durée de la période transitoire on pouvait retenir que « la transition peut avoir une durée de 15 mois pour pacifier le pays, relancer le tissu économique, mettre la communauté internationale en confiance, élaborer un fichier électoral consensuel sur la base du RAVEC (Recensement administratif à vocation d’état civil), rassurer le investisseurs et organiser des élections libres, transparentes et crédibles ».
Source: Xinhua
……….
Monde Mali : le chef putschiste Sanogo désigné président de transition
Les partisans du capitaine malien Amadou Haya Sanogo, auteur du coup d’Etat du 22 mars ayant renversé le régime d’Amadou Toumani Touré (ATT), l’ont désigné dans la nuit de mardi à mercredi «président de la transition» en lieu et place de Dioncounda Traoré.
Réunis depuis lundi à Bamako en «convention», les membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam, pro-putsch), ont «décidé d’instituer président de la transition le capitaine Amadou Sanogo», précise une résolution de cette «convention».
Elle précise que sa «mission prioritaire» sera «le recouvrement de l’intégrité du territoire avec l’ensemble de l’armée, du peuple malien et des pays amis épris de paix». Le coup d’Etat du 22 mars a précipité la chute du nord du Mali, contrôlé depuis près de deux mois par des groupes armés, dont des islamistes.
Le capitaine Sanogo sera ensuite chargé d’organiser avec «une administration neutre et impartiale, les élections transparentes et crédibles», selon le texte.
Transition d’un an
La période de transition d’un an a débuté mardi et est dirigée par l’ancien président de l’Assemblée nationale sous le régime ATT, Dioncounda Traoré, blessé lundi dans son bureau à Bamako par des partisans du coup d’Etat du 22 mars, opposés à son maintien au pouvoir.
Sa désignation comme président de la transition au-delà des 40 jours constitutionnels suivant son investiture du 12 avril, faisait suite à un accord trouvé dimanche entre lui-même, le capitaine Sanogo et les médiateurs de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).
En vertu de cet accord qui fixe la transition à un an, le capitaine Sanogo – qui avait accepté le 6 avril de rendre le pouvoir aux civils, mais dont les hommes restaient influents à Bamako – obtient le rang d’ancien chef d’Etat avec tous les privilèges liés à cette fonction, indemnités, logement, gardes, voiture.
Il n’avait pas réagi mercredi matin à la décision de ses partisans de le nommer président de la transition en lieu et place de Dioncounda Traoré auquel la résolution de la Copam «en appelle» à son «sens civique élevé et patriotique» pour se retirer.
Aucune personnalité politique malienne marquante n’a assisté à la «convention» des pro-putschistes.
(AFP)

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Droit de Réponse : Allez dire à Alassane Ouattara que sa place est partout sauf dans un Palais Présidentiel !

Posted on 22 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

La présente Chronique est un droit de réponse à Alassane Ouattara, après son interview avant-hier sur RFI (Radio France Internationale).

Cette interview, qui doit être comprise comme une tentative désespérée de faire parler de lui en bien auprès du nouveau pouvoir français, nous aurait laissés indifférents, si les propos tenus par le sieur Alassane Ouattara s’étaient limités aux mensonges et aux promesses roublardes auxquelles nous sommes déjà habitués comme une marque déposée de son imposture en Côte d’Ivoire.

Mais au cours de cette interview, Alassane Ouattara a parlé de Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d’Ivoire, comme d’une personne qui mérite d’être enlevée et déportée à la Haye par les Colons au service desquels il conduit son projet d’imposture, alors que Président en exercice, Laurent GBAGBO a été agressé militairement et a survécu à une tentative d’assassinat conduite par Nicolas Sarkozy sur demande du même Dramane Ouattara en avril 2011, tout simplement parce qu’un contentieux électoral est né suite à une élection présidentielle à laquelle à participé Alassane Ouattara en qualité de candidat ne remplissant pas les conditions, c’est-à-dire,de candidat exceptionnel.

Le contraire de ces propos nous aurait étonnés si nous ne connaissions pas l’histoire d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire.

Mais sans être étonnés, nous tenons à dire aux Résistants et Patriotes africains qui se sont sentis blessés par ces propos normaux venant de la bouche d’un homme anormal, qui n’est rien d’autre qu’un faussaire patenté, un fou de l’argent volé et un abonné notoire aux assassinats de civils, de femmes et d’enfants comme en témoignent tous les rapports produits par des ONG internationales dites de défense des droits de l’Homme, eh bien nous tenons à dire à toutes ces personnes choquées par les propos d’ Alassane Ouattara, que pour un psychopathe, la chose anormale, c’est d’être un citoyen normal.

Si donc Alassane Ouattara, du sommet de son imposture à la tête de la Côte d’Ivoire estime que le Président GBAGBO qui en 10 années à la tête de l’Etat cumule une maigre fortune de 700 millions de francs CFA, alors qu’après 19 voyages en France sur une période de 12 mois, les dépenses en kérosène d’Alassane Ouattara ont coûté mille cinq cents trente neuf (1 539) millions de francs CFA aux Ivoiriens soit la somme de 81 millions en aller et retour pour un avion qui consomme 6,7 millions de francs CFA (13 000 USD) par heure de vol, allez-y comprendre quelque-chose.

Si Alassane Ouattara, qui a appelé à une attaque armée de la Côte d’Ivoire, alors que Laurent GBAGBO demandait un simple recomptage des voix suite à la fraude massive perpétrée par ce même Alassane Ouattara lors des élections présidentielles de novembre 2010, trouve qu’après avoir provoqué le massacre en moins de 7 jours, d’au moins 5 000 civils dans les régions jugées pro-GBAGBO, c’est Laurent GBAGBO qui mérite d’être la Haye et lui l’initiateur et l’instigateur des massacres de civils doit être dans un Palais Présidentiel, allez-y comprendre quelque chose.

Si Alassane Ouattara, pour continuer à mériter le soutien des occidentaux qui se sont servis de lui et se sont associés à son business de la mort, du pillage et de l’Immoral, fait l’apologie du terrorisme d’Etat à l’international auquel s’est adonné la France de Nicolas Sarkozy en 2011 et que François Hollande entend perpétuer en Côte d’Ivoire, pourquoi devons-nous trouver cela anormal et choquant?

Nous vous l’avons déjà dit. Aucun homme normal ne peut renoncer à son pays d’origine, renoncer à sa mère, se faire passer pour le fils d’une autre femme dans un pays qui n’est pas le sien, semer la mort et la désolation dans ce pays pendant plus de 10 ans, tout juste pour se faire appeler président de ce pays, alors qu’il n’en est ni un citoyen au sens du droit ni un élu au sens constitutionnel du terme.

Alors permettez-moi d’insister. Alassane Ouattara est un grand malade. Il a besoin d’être soigné et mis en quarantaine, pour son propre bien et pour celui des Ivoiriens. N’accordez donc aucune attention à ces propos. Concentrez-vous sur la mobilisation à l’International autour du Président GBAGBO.

Pour les grands maux dont souffre ce cynique et sinistre individu, il y aura des grands remèdes. Et croyez-moi, le léger retard n’empêchera pas votre bonheur d’être immense et votre soulagement d’être définitif.

Nous avons déjà fait l’essentiel. Mais celui qui tient la trompette insiste pour dire qu’il attend un Signe. Il nous rassure qu’il sait que le fruit n’est plus vert, qu’il a exagérément jauni parce que les bêtes l’ont perforé de toute part, mais il faut bien qu’il reçoive le Signe. Et il ajoute que si nous bâtissons sans le Signe venant du Bâtisseur, nous travaillerions en vain. Alors, nous nous impatientons. Mais nous obéissons. C’est tout.

Sinon, Il N’Y A RIEN EN FACE !

A Très bientôt.
Hassane Magued
La Révolution Permanente N°00268/05/12

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Académie dramanatique!

Académie dramanatique!

Posted on 22 May 2012 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

« La rentrée solennelle de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (Ascad) a eu, lieu, hier, à l’hôtel Ivoire, en présence du président de la République, Alassane Ouattara », nous annonce le Nouveau Réveil dans son édition d’aujourd’hui.

Cette information est sans grand intérêt pour le quotidien vécu – et subi ! – des Ivoiriens, si ce n’est que probablement, Ouattara sera bientôt membre de cette honorable académie, dès qu’une place se libérera, bientôt peut-être, parce que les amis d’Alassane s’y connaissent en façons multiples de faire passer de vie à trépas. Souvenons-nous du Professeur Bernard Zadi Zaourou, un peu beaucoup secoué par des proches de Ouattara qui le menaçaient, et décédé d’une crise cardiaque – ses proches n’ont d’ailleurs pas manqué, en privé, d’en attribuer la faute au pouvoir en place…–. L’académicien disparu laisse justement un siège vaquant qui pourrait convenir à “l’Élu” de la Communauté internationale !

Concernant l’écologie, les « inquiétudes » du même personnage feraient sourire, si derrière ses « craintes » on ne voyait pas d’abord cette habitude récurrente qu’il a de toujours parler du « cadre de vie » des Ivoiriens, et qui est menacé, une fois de plus, par la « dégradation de l’environnement »

Ce cadre de vie, qu’il a définitivement sabordé en invitant la France et ses bombardiers à faire leur œuvre de sabotage, ce cadre de vie, défiguré pour longtemps encore par ses hordes de barbares libérés des prisons, accompagnés même de droits communs fournis par le beau Blaise, et toute la meute de chasseurs dozos et autres petites gens pour qui a sonné l’heure de l’enrichissement illégal, par tous les moyens, la vie humaine étant devenue une marchandise de peu de prix, au regard de ces assassins de circonstance. Cadre de vie menacé ? Non, cadre de vie enterré ! Rapporté à ce déferlement sauvage de hors-la-loi déchaînés, “hors cadre”, sans lois, sans règles, ennemis du vivre-ensemble, dans cette “Côte d’Ivoire nouvelle, “le mot “réconciliation” ne peut être qu’un mot creux; un mot de communication, au contenu détourné, à ranger aux côtés de celui d’ « ingérence humanitaire » : vu de l’extérieur, un beau cercueil décoré à souhait, chargé de cacher et d’enfouir tous les problèmes et tous les cadavres !

Que dire encore du « cadre de vie » détruit, dénaturé, parce que des cars en provenance directe du Burkina ont déversé des foules entières de ressortissants étrangers, armés de machettes et autres instruments pour abattre la forêt classée, inestimable patrimoine ivoirien, et au-delà poumon de l’Afrique, pour détruire saccager, s’emparer du bien des Ivoiriens et autres allogènes qui vivaient jusque là en harmonie : cultivateurs, éleveurs, et planteurs de café-cacao !

Et comme toujours le « cadre de vie » de Ouattara est statique, retouché façon “photoshop”! Parce que dans ce cadre de vie, il n’y a aucune place pour parler des énormes problèmes de misère et de chômage qui touchent cruellement les ivoiriens ; il n’y a semble t-il aucune amélioration en vue, puisque peu d’investisseurs, à part quelques reconversions, à l’Ouest, d’adeptes de la machette devenus bouchers; ailleurs, même s’ils sont dans la clandestinité, les coupeurs de route et autres racketteurs, s’inscrivent dans cette même confrérie professionnelle de tueurs ou d’apprentis tueurs de la « nouvelle république »

Par ailleurs, Ouattara se garde bien de parler du cadre de vie destiné à la jeunesse, l’élite de demain, à l’avenir littéralement gangrené par l’anéantissement de toutes les universités et hauts lieux du savoir ; alors que dans ses promesses de campagne, il se targuait d’ajouter cinq universités à celles qui existaient déjà ! Et voilà que devant les Académiciens il s’autorise cette phrase, en tête de l’article précité : « Les académiciens doivent constituer des modèles pour les jeunes générations » ! La phrase est belle, mais encore une fois totalement sortie de son cadre, de son cher « cadre de vie », obéissant aux règles des “nouvelles mathématiques” ivoiriennes : 5 + 5 = 0.

Quand on parle des académiciens, on les appelle parfois les “Immortels”. Mais en sacrifiant toute une jeunesse sur l’autel de ses ambitions qui n’ont jamais été de sortir le pays de l’éruption de feu causée par sa folie des grandeurs et son moi surdimensionné, puis de la coulée de boue dans laquelle il n’a cessé depuis d’enfoncer le pays, Ouattara se présente comme cet élu des hommes, ce quasi Immortel qui rêve de forcer le destin, pour entrer en bottes dans l’histoire; en “rat botté” !

A supposer qu’un audit sincère et non corrompu soit nommé par François Hollande pour vérifier si les fonds envoyés par la France de son prédécesseur ont vraiment permis à l’homme providentiel de faire mieux en dix mois que Laurent Gbagbo en dix ans, seuls les français que l’on a maintenus dans l’ignorance de l’horreur ivoirienne sous Ouattara, seraient étonnés de ses conclusions : bilan zéro pour les ivoiriens, bonne prise en main, strangulation même par les marchands de canons, pétroliers, pilleurs de sol et sous sols, vendeurs de com. et autres rêves occidentaux !

Le bilan positif, il s’est écrit pendant dix ans, lorsque, sous la direction du Président Gbagbo et son équipe gouvernementale, dans un pays en guerre, divisé – 60 pour cent du territoire échappait alors au contrôle de l’État ! –, la Côte d’Ivoire a pu rembourser ses dettes, investir, économiser et payer les salaires; tout cela notamment grâce au “budget sécurisé” inventé et mis en place par feu Bohoun Bouabré, ce grand économiste avec lequel Dramane aurait mieux fait d’essayer de se mesurer… Au lieu de quoi, dans sa vanité du « moi, je », et en expert émérite d’un Fmi fossoyeur infatigable des économies nationales, il a préféré en faire un dangereux criminel, recherché par la communauté internationale, geler ses biens – le privant ainsi des ressources qui lui auraient permis de se soigner à temps –, et le laisser agoniser puis mourir en Israël.

Croyant écrire l’Histoire, telle la grenouille se prenant pour le bœuf, le temps d’une parenthèse de l’histoire, il s’enfle devant les caméras, se prend pour l’égal des grands, l’homme incontournable de la Côte d’ivoire, de l’Afrique francophone via son mandat à la tête de la CEDEAO, alors qu’il sait que ses jours sont comptés !

Pour reprendre cette image du “cadre de vie”, je terminerai en lui disant que si le cadre, certes, existe, c’est lui qui en dessine les contours de plus en plus sombres : ceux d’une dictature effrayante qui ne dit pas son nom. Mais à l’intérieur de ce cadre il n’y a plus que des cimetières, des fosses communes, des cendres, des regrets, des souvenirs !

La Côte d’Ivoire, la vraie, c’est “Gbagbo kafissa” ! Celle de Ouattara, c’est un cadre rouge sang, le sang de la vie des Ivoiriens, virant au noir, encadrant une Côte d’Ivoire verrouillée, enchaînée, exsangue, appelée à reprendre vie de toute urgence, avant que les vautours de l’Occident ne viennent poser le crêpe du deuil sur sa photo de nation trépassée, une fois leur orgie consommée…

Bref, ce monsieur Ouattara me décoiffe, mais il est vrai qu’« un nouveau vent souffle sur la côte d’Ivoire ».
Ce vent mauvais, il nous faut impérativement, très vite, et tous ensemble, le stopper !

Shlomit Abel

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