Archive | December, 2011

Tags: , , , , , , , , , , ,

Quand s’achèvera l’illusion de ‘’la perle des lumières’’…

Posted on 29 December 2011 by Contribution

Depuis peu, Abidjan est devenue ‘’la ville lumière’’. Abidjan ‘’la perle des lumières’’ ! Faut le voir pour y croire. Une ville, sinon une commune, notamment celle du Plateau, truffée de jeux de lumières multicolores. De nuit, la ville brille de mille feux et fait presque rêver ! Et pourtant… Ces lumières eussent-elles beau scintiller, elles ne chasseront pas pour autant l’obscurité soudaine qui s’est abattue sur la Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011. Des jeux de lumières dans la ville d’Abidjan pour divertir les ivoiriens ? Un divertissement de mauvais goût pour ces ivoiriens qui ont bien besoin d’autre chose, bien d’autres choses, pour que leur joie soit pleine et entière. Face à cette énième provocation, ils prendront certes leur mal en patience, comme ils ont toujours su le faire depuis le début de la comédie. Une comédie qui dure depuis bientôt huit mois et qui a commencé un certain 21 mai 2011 à Yamoussoukro. Huit mois de patience, pendant lesquels ils ont vainement attendus, scruté l’horizon, écarquillé les yeux, espérant avoir ‘’la solution’’ sur leurs bulletins de salaire, dans leurs paniers, dans leurs poches, dans leurs assiettes, pour eux, pour leurs enfants…, dans leur vie de chaque jour. Huit mois après, que leur sert-on ? Des jeux de lumières ! Alors, doivent-ils en être fiers ou s’en réjouir ? Si non, qu’on cesse de prendre les ivoiriens pour des bambins écervelés. En cette fin d’année, l’heure est, sans aucun doute, au bilan. Après les durs moments de traumatismes subi du fait de la guerre, l’ivoirien a besoin de paix et de quiétude, mais aussi de bien-être social. Il a surtout besoin, pour l’avenir de son pays, d’un dirigeant qui rassemble, qui réconcilie la Côte d’Ivoire avec elle-même. Un meneur qui le rassure quand à l’indépendance de son pays, qui garantisse sa souveraineté, qui incarne sa liberté et sa dignité. Travailler à cela, c’est travailler aux aspirations profondes du peuple ivoirien. C’est à ce prix et à cette condition seulement que l’on pourra prétendre égayer les ivoiriens en embellissant ça et là les rues de la capitale économique avec des jeux de lumières. Abidjan ‘’la perle des lumières’’ la pilule est belle et même alléchante, mais elle sera difficile à avaler. A la veille de l’an 2012, Abidjan est parée de lumières, mais les perspectives à venir sont peu reluisantes. Un quotidien proche du régime en place admet: « La Côte d’Ivoire vit un contexte de tensions multiformes et de troubles en cette fin d’année 2011 ». Au sujet des élections législatives au rabais et combien de fois honteuses, les observateurs étrangers affirment : « L’installation d’une nouvelle Assemblée marque une nouvelle étape dans la normalisation, mais le pays n’est pas pour autant sorti de l’ornière ». Ainsi, appeler les ivoiriens à admirer des jeux de lumières, alors que la situation du pays reste précaire, c’est aussi les inviter à rêver. Mais le rêve, malheureusement, n’est pas la réalité. Inviter les ivoiriens à un rêve fantasmagorique, quand des rebelles et leurs supplétifs, habillés en treillis sèment partout la désolation en Côte d’Ivoire ; quand la nouvelle armée ivoirienne se confond aisément avec milice tribale, composée essentiellement de combattants venus du nord. Des gens pour qui la discipline, le respect de la hiérarchie, le sens républicain, civique et moral apparaissent comme des mots venus d’une autre planète. Une bande d’assassins et de bandits de grands chemins que l’on tente de fondre dans une armée régulière et professionnelle ! Seul un alchimiste de mauvais aloi peut tenter et créer une telle mixture. Admirer les figures lumineuses du Plateau, rester en extase devant elles, pendant que tout près, les bourreaux notoires sont protégés et même louangés, c’est à y perdre son bon sens ! Pas besoin pour ces tueurs d’être, ne serait-ce que, député, pour jouir d’une quelconque immunité. Appartenir au camp Ouattara leur suffit, pour ne pas être inquiétés le moins du monde. « Allez admirer les lumières féériques du Plateau » et même « tombez sous le charme de leurs effets spectaculaires»… Pendant ce temps… La république de Côte d’Ivoire se mue en une république RDR, trempée jusqu’au cou, dans une sombre politique ethno-régionaliste, où seule la promotion des cadres du nord est de mise et ce, au nez et à la barbe des ivoiriens. Une république qui ne se cache pas d’exercer une justice faite pour sévir dans le camp adverse. Une république dans laquelle celui qui, se dit garant de la sécurité des ivoiriens, les expose, sans scrupule, à la barbarie de sa milice tribale, baptisée FRCI, qui démontre au fil du temps son incapacité à trouver une solution aux défaillances constatées dans l’appareil sécuritaire, cet homme que ses partisans ont pompeusement surnommé ‘’la Solution’’. Celui qui sature Abidjan de lumières alors que ses efforts sont résumés ainsi : « la relance se concentre sur les pôles urbains et ne reflète pas encore suffisamment une volonté politique d’assister prioritairement les régions et les communautés qui ont le plus souffert. » (Cf. Rapport International Crisis Group). L’idée de ces jeux de lumières sur Abidjan, tout-droit sortie des bureaux du palais présidentiel, ne sont, en effet, ni plus ni moins que des subterfuges dont le nouveau pouvoir use pour gagner du temps et camoufler son incapacité à gérer le pays. Des travaux d’éclats dans la ville d’Abidjan, aux lumières féériques, en passant par les sautes d’humeur dramatiques, appuyées de déclarations tapageuses dans les médias, jusqu’aux feux d’artifices annoncés pour la Saint-Sylvestre…, tout n’est que subterfuge, mystification et piteuse comédie d’un régime aux ordres en pleine déliquescence. Au vu de ce tableau sombre que présente la Côte d’Ivoire, à la veille de l’an 2012, la question : « Alassane Ouattara est-il l’homme qu’il fallait à la Côte d’Ivoire ? », est tombée comme un couperet et circule en ce moment dans les différentes ambassades, et non des moindres : celle des Etats-Unis qui présente la Côte d’Ivoire à ses concitoyens comme un pays à risque et les met en garde: « (…) des risques de troubles sociaux, d’instabilité politique, de violence et de violations des droits de l’homme sont présents dans le pays (la Côte d’Ivoire ndlr) ». Même si Ouattara demeure ce président reconnu par ‘’la communauté internationale’’ ou plus simplement par la France et les Etats-Unis, même s’il s’illustre par son dévouement sans égal à ces occidentaux et s’emploie à préserver son image de marque au grand dam des ivoiriens, tout économiste affairiste qu’il est, les faits sont là et parlent d’eux-mêmes : « La Côte d’Ivoire vit un contexte de tensions multiformes et de troubles en cette fin d’année 2011 ». Mais encore, il faut considérer: «l’ampleur des efforts à faire pour réconcilier les Ivoiriens avec la politique et les institutions démocratiques et parvenir à un consensus national sur les réformes à mener ». Alors que tout devrait aller ‘’comme sur des roulettes’’ en l’absence d’une opposition délibérément mise à l’écart, Alassane Ouattara sue à grosse gouttes pour diriger le navire ivoirien, confronté aux dures réalités de l’exercice du pouvoir. L’homme est surtout en proie à des luttes intestines. D’abord dans son propre camp, contre ses alliés d’hier, le PDCI de Konan Bédié, ensuite contre le camp Soro et enfin contre les ivoiriens. Des ivoiriens qui ont pour l’instant choisi d’observer, d’écouter et de regarder Monsieur Alassane Ouattara battre et danser tout seul son tambour. Après quoi, ce sera leur tour de s’exprimer. Quand le moment sera venu, quand s’achèvera l’illusion ‘’d’Abidjan la perle des lumières’’.

By: Marc Micael

share save 171 16 Quand s’achèvera l’illusion de ‘’la perle des lumières’’…

Comments (0)

Tags:

Les Abidji sortent leur tam-tam de guerre contre Ouattara

Posted on 28 December 2011 by Contribution

Même si le quota des morts autorisés par le gouvernement laxiste de Ouattara, – plus que condescendant dans sa gestion des FRCI, véritables monstres sans foi ni loi –, n’est pas encore atteint, puisque le premier ministre Soro a parlé de provocation des populations contre les FRCI, les ivoiriens n’en peuvent plus, et l’affaire de Sikensi est l’affaire en trop ! Et surtout en cette période de Noel, où même dans mon enfance, alors que la guerre sévissait au Vietnam, on évoquait, je m’en souviens, la “trêve de Noël”, entre les belligérants des deux camps! 

Mais pour ce qui est de la Côte d’ivoire, nous ne devrions pas parler de deux camps, puisque la Côte d’Ivoire, comme nous le savons tous, a élu massivement son “messie” Ouattara et a remis cela encore une fois, le 11 décembre !!! Comment, dans ce mariage d’amour célébré le 11 avril 2011, et cette nouvelle lune de Miel qui se poursuit depuis quinze jours par le “plébiscite” – à presque 37 %, taux garanti ! – aux législatives et les plus de 99 % donnés à Soro Guillaume, la mariée ivoirienne, cette belle république, sortirait-elle son tam-tam de guerre ? Pourquoi se révolterait-elle contre ces agents d’état chargés de sa protection, elle qui est censée ignorer que les agents du capital, français et étrangers, de connivence avec certains ivoiriens de l’ombre, font sortir en douce les richesses du pays et reconstruisent à prix d’or sur les ruines des bombardements ? 

Aujourd’hui chacun le sait : Ouattara et son mentor élyséen se sont embarqués dans une aventure militaire aux allures de safari à l’ancienne. Ils n’en sortent plus et ne s’en sortent plus. La côte d’ivoire est devenue un immense terrain de chasse, dont ils n’ont pas encore fait le tour : après avoir terrassé l’éléphant, lui avoir retiré ses défenses tant convoitées, après avoir en s’acharnant, tué, décimé, le gros gibier, voila que le chasseur burkinabé, épaulé par sa suite, s’amuse avec ses meutes de chiens, – un croisement bâtard nouveau, moitié loubard, moitié bagnard,- à fatiguer et affamer ses prochaines victimes ; incessamment il les traque pour qu’elles ne puissent pas trouver de repos, reprendre des forces, se relever, se dresser et à mains nues s’opposer à ces chasseurs disproportionnellement armés ! 

Voilà plus de 10 ans que ces forces rebelles augmentées de forçats en cavale, de délinquants de tous poils, pour beaucoup venus d’ailleurs, tiennent en otage tout un peuple, sans que personne ne bronche, sans que l’alarme ne soit déclenchée… D’autant plus scandaleux ! 

Alors que Ouattara par son investiture, genre Commedia dell Arte, dans l’auditorium de la fondation Félix Houphouët Boigny pour la recherche de la paix croyait consacrer devant Dieu, -le sien- et devant les hommes -la communauté internationale- son union avec l’élue de ses intérêts, celle-ci déjà mariée se retrouve dépouillée de tout, son époux légitime jeté en prison, puis en pâture aux fauves du grand cirque occidental de La Haye! 

Ouattara n’a cessé de sonner l’hallali, mais voilà : en dépit du nombre exponentiel des chasseurs, de leurs armes lourdes françaises, qui ont extirpé le roi-lion de sa tanière fortifiée, laissant la Côte d’Ivoire à terre, sanguinolente, sans forces, sans eau et sans nourriture depuis si longtemps, la Côte d’Ivoire ne rend pas l’âme, elle ne capitule pas ! Il a beau la violenter, la violer, la mettre à nu, la dépouiller, l’étrangler, elle ne veut plus de lui ! 

Enceinte des œuvres de ce monstre -violence, mort, désolation..-, la voici lourde, épuisée. Cette nuit de noce résonne encore comme un cauchemar : si l’époux usurpateur avait été un peu vigilant, il aurait compris qu’en passant ses nuits à l’extérieur, au Sénégal, sans panser les plaies de l’élue, sans lui rendre sa joie de vivre, sans veiller sur le comportement de ses auxiliaires, sans améliorer son quotidien; oui, il aurait réalisé que son couple contre nature était sans avenir! Rêvait-t-il d’un avenir de veuf, pouvant dilapider à sa guise avec son ami français l’immense héritage laissé vaquant? Dans leur folie, lui et son ami Nicolas réalisent-ils que jamais elle n’a signé de contrat autre que celui d’une Constitution qui la lie à la Légitimité et la Vérité, qu’elle n’a pas légué ses biens à son époux de fer et de paille ! 

Au contraire, maintenant des enfants se lèvent, ses vrais fils et filles, ils viennent de partout et réclament leur dû ! Le tam-tam leur apporte la triste complainte de l’épouse et de la mère bafouée et l’appel à la révolte : trop c’est trop! Le son du cor de chasse occidental s’étrangle, l’éléphant réclame ses défenses d’ivoire brisées et volées, pour réveiller le peuple avec un barrissement nouveau ! Le tam-tam apporte la nouvelle de la convalescence de l’Epouse, et son appel : ses enfants se préparent, ils s’équipent, ils relaient les nouvelles du tam-tam, et au son de la trompe véritable, sonnant le véritable hallali – peut-être celui du “Hallel”, cette “louange” entonnée pendant les fêtes à la gloire du D.ieu Libérateur (Psaumes 113 à 118)-; ils se mettent en route pour rentrer au bercail, déclarer au chasseur que la chasse est terminée, qu’il n’y a pas de station supplémentaire. Terminus : tout le monde descend! La réserve, la chasse gardée ferme définitivement ses portes, le colon-chasseur est prié de quitter les lieux, de vider ses valises et de restituer les biens mal acquis; seul bagage autorisé : un Ouattara roulé et bâillonné, en partance pour La Haye, Pays-bas, prison de Scheveningen ! 

Sikensi, le massacre de Noël, le massacre de trop ! Dans le calendrier juif, à la Fête de Hannoucah se rattache également le souvenir d’une révolte sanglante, où beaucoup sont morts, mais où la victoire d’un tout petit nombre sur une immense armée s’est vue couronnée par un miracle lui aussi tout petit, presqu’insignifiant : l’huile du Chandelier, dans le Temple reconquis et purifié, au lieu de brûler un jour, a brûlé huit jours ! C’est tout à fait banal et, au regard du déploiement de lumières à Abidjan, presque un non-évènement; mais la parole à retenir, celle que nous avons entendue proclamer lors du Shabbat de hannoucah, c’est celle du prophète Zacharie: “Ni par la puissance, ni par la force mais par mon esprit!” (ch. 4 v. 6) 

Monsieur Ouattara, vous aurez beau redoubler de violence, brutaliser encore davantage, le temps vous échappe, et telle une femme enceinte, soudainement prise de contractions, qui ne s’arrêteront pas et iront en s’intensifiant jusqu’à la délivrance, “votre” Côte d’ivoire vous échappe déjà; le compte à rebours a commencé, l’intolérable douleur partagée par tous les Ivoiriens va se muer en douleurs de l’accouchement ! La mère et son enfant vivront! Ils ont un avenir, mais vous et les vôtres, ils vous vomiront, comme on vomit ce qui ne peut être digéré, assimilé ! Oui, le tam-tam, c’est tout cela qu’il annonce ! Préparez-vous au jour du grand hallali, celui de l’Eternel, qui annoncera que la Bête – vous et vos “illuminés”- est à terre, que la côte d’ivoire vit, que ses exilés sont de retour, qu’elle engendre des fils et des filles, que la joie est revenue… 

Shlomit Abel

share save 171 16 Les Abidji sortent leur tam tam de guerre contre Ouattara

Comments (1)

Interview exclusive de Charles Blé Goudé sur son dernier livre et à propos du transfèrement de Gbagbo à la Haye

Tags:

Interview exclusive de Charles Blé Goudé sur son dernier livre et à propos du transfèrement de Gbagbo à la Haye

Posted on 27 December 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Ble Goude 300x227 Interview exclusive de Charles Blé Goudé sur son dernier livre et à propos du transfèrement de Gbagbo à la HayeAprès l’annonce de la livraison de Laurent Gbagbo à la Haye, le «Général de la rue », leader des jeunes patriotes ivoiriens, expose  dans cet entretien sa version des faits. C’était peu avant la parution de son livre intitulé «Traquenard Electoral ».

Dans un premier temps, comment souhaiteriez vous qu’on vous nomme ?ancien ministre du dernier gouvernement pro GBAGBO, Président du Cojep, Général ou par votre patronyme simplement ?
Je suis Charles Blé Goudé. Mais je vous laisse le choix. Je n’ai pas à vous dire comment vous devez m’appeler, mais sachez que je suis Charles Blé Goudé.
Vous allez publier aux éditions l’harmattan, le 11 décembre prochain, un nouvel ouvrage intitulé « Traquenard électoral ».Pourquoi avoir choisi un tel titre ?
J’ai d’abord décidé d’écrire par devoir de mémoire, pour que la vérité se sache, car j’estime que beaucoup de contre-vérités on été racontés autour des élections en Côte-D’ivoire. C’est pourquoi j’ai écrit. Vous comprenez bien qu’il y eu une crise  post-électorale et dont les conséquences n’ont pas finies d’être évaluées. C’est pourquoi j’ai décidé de dire ce que j’ai vécu, de faire parler les faits, afin que le monde entier sache ce qui s’est réellement passé en Côte-D’ivoire. Pour moi, c’est un Traquenard électoral, c’est-à-dire que les élections ont été dites élections sorties de crise alors qu’il s’agissait d’un piège pour enlever Gbagbo Laurent au pouvoir et aujourd’hui l’amener à la Haye. C’est pourquoi j’ai pensé que le titre de Traquenard électoral était celui qui convenait le mieux.
Il s’agit donc d’un ouvrage pour dénoncer ?
C’est un ouvrage pour expliquer. C’est un ouvrage pour dire ce que l’’on tente de cacher. C’est un ouvrage pour faire éclater la vérité enfin.
On sait Charles Blé Goudé que vous déjà  publié deux autres ouvrages. Quelle est la particularité de publier un ouvrage en étant en exil ?
Comme vous le dites dans votre question, la particularité de cet ouvrage est qu’il a été écrit étant en exil. Et cet ouvrage trouve sa particularité du fait qu’aujourd’hui je ne suis pas avec le peuple et dans le peuple. Et que pour cet ouvrage, je ne suis pas dans l’action perpétuelle au moment où j’écris. Donc j’ai eu tout le temps pour me concentrer pour écrire. Contrairement aux autres ouvrages où je devais être à la fois dans l’action et dans l’écriture.
Et combien de temps ça vous a pris pour écrire cet ouvrage ?
5 mois environ.
On peut donc dire que depuis le 11 avril vous êtes concentré sur la rédaction de ce livre ?
Dès que les évènements du 11 avril sont passés, et dès que j’ai vu que ça prenait une tournure que nous n’avions pas souhaité, j’ai décidé d’écrire afin que la vérité soit sue et que nul ne l’ ignore. Et surtout dans cet ouvrage, la particularité est que j’ai fait parler les faits, tel que je les ai vécus.
Mais comment allez-vous faire pour la campagne de communication ? Vous êtes loin, vous ne pouvez pas faire de séance de dédicace, ni rencontrer le public, comment ca va se passer ?
C’est cela aussi la particularité de cette œuvre. Je pense que les lecteurs ont besoin de lire, de comprendre ce qui s’est réellement passé dans notre pays, ont besoin de savoir la vérité que l’on tente de falsifier. En fait, c’est raconter la vraie histoire qui est l’essentiel. Pour le reste, nous sommes dans un monde qui aujourd’hui s’apparente à un village planétaire et les moyens de communications sont trop modernes.
Avez-vous des représentants qui vont se charger de cette campagne de communication ?
Je suis certes leader, et je me dois de travailler en équipe. Je pense que j’ai beaucoup de représentants à travers le monde qui vont se charger de faire ce travail. Et je voudrais ici les remercier, car l’œuvre dont vous parler est une œuvre où j’ai eu aussi leur assistance à tous les niveaux.
Au moment où vous publier ce livre,  votre mentor le président GBAGBO comparait devant la CPI. Comment avez-vous accueilli la nouvelle de son transfèrement et quel est votre sentiment par rapport à cette situation?
Mais j’ai mal et je dois le dire tout net. J’ai mal de ce que la victime ait  été mise en prison par les bourreaux. Je connais le Président Laurent Gbagbo, c’est un homme de paix. C’est un Président qui a réussi à travailler avec la rébellion, ce que d’autres président n’auraient pas fait. Un président qui a toujours voulu discuter avec les opposants. Disons même que durant les 10 années qu’il a passées au pouvoir, l’opposition a été choyée. Il leur a tout donné. Au point où on se demandait si en Côte-D’ivoire, il y avait une opposition. Faites le tour de l’Afrique et dites moi dans quel pays on traite aussi bien l’opposition. Aujourd’hui j’ai mal que l’opposition qui hier a été dorlotée par Gbagbo Laurent, est une opposition qui fait à Gbagbo le contraire de ce qu’il leur a fait. J’ai mal mais en même temps j’ai le sentiment que le Président Gbagbo saisira cette tribune pour dire au monde entier la vérité que l’on a toujours tenté d’étouffer par canaux interposés, par médias interposés. J’ai espoir et je sais que c’est un homme qui a toujours le moral et qui sait ce qu’il veut. A ceux  qui pensent  que c’est la fin, je veux tout de suite leur dire que non, c’est plutôt le début.
Que comptez-vous faire suite à ce transfert ? Allez-vous mener des actions avec le Cojep, les membres de la galaxie patriotique et de l’ancien gouvernement ? Qu’allez-vous faire ?
Je ne suis pas porte-parole de l’ancien gouvernement et je ne saurais vous le dire. Tout simplement, sachez que la précipitation est source d’erreur et nous nous donnons le temps d’observer ce qui va réellement se passer et nous aviserons. Mais tous les états-majors de tous les mouvements sont en alerte et tout le monde a les yeux rivés vers la Haye. Et nous verrons si cette justice est impartiale, neutre. Mais telle que les choses sont entrain de se dérouler, est ce du droit ou de la politique ?
Charles Blé Goudé, nous allons aborder la seconde partie de cette interview. Pouvez-vous nous dire quand est ce que vous avez-vous vu et parler à Laurent GBAGBO pour la dernière fois?
Dans ce sens, je vais un peu vous décevoir car vous allez de voir vous référer à mon livre Côte d’Ivoire : le Traquenard électoral, publié aux éditions l’Harmattan et disponible dès le 11 décembre prochain. Car tout y est. Tout ce qui n’a jamais été dit, est dit, et je demande à tous ceux qui veulent savoir de se référer au bouquin. Je vous invite à lire le livre et vous aurez les réponses à toutes vos questions.
On reproche à votre génération (Vous les anciens de la FESCI Blé Goudé /SORO) d’être à l’origine de l’instabilité politique en côte d’ivoire. Que répondez-vous à cette question ?
Je ne crois pas qu’Allassane ouattara soit de ma génération. Je ne crois pas qu’Henry konan Bédié soit de ma génération. Je ne crois pas non plus que Gbagbo Laurent soit de ma génération. Je voudrais simplement vous dire que tous ces acteurs politiques là ne sont pas de ma génération. L’origine de cette crise ivoirienne, part de la guerre de succession qui a eu lieu entre Henry konan Bédié et Allassane ouattara. A la mort d’Houphouët-Boigny, ne voulant pas céder le fauteuil à henry konan bédié comme le recommandait l’article 11, une guerre a éclaté entre  Henry konan Bédié et Allassane ouattara. La suite on la connait, coup d’état et autre, jusqu’à ce qu’on en arrive à la crise de 2002. Je voudrais simplement dire qu’aujourd’hui si Henry konan Bédié est allié à Allassane ouattara, on peut tout simplement dire, qu’ils auraient pu faire l’économie de cette guerre là. Mais cela dit, je ne crois pas fondé cette vérité. On a toujours voulu comme les autres nous perçoivent. Moi j’étais à Manchester quand la guerre a éclaté en Côte-D’ivoire où j’ai interrompu mes études. Dans la rue, comme aujourd’hui les gens sont descendus dans la rue en Tunisie, en Egypte. C’est loué non ? Mais en Côte-D’ivoire, dès que nous sommes descendus dans la rue pour s’opposer aux armes, on nous a traité de miliciens, de petits et autres.
Vous faites en quelque sorte un reproche à vos ainés ? Celui de vous avoir donné le mauvais exemple ?
Je crois que les différentes classes politiques vieillissantes en Côte-D’ivoire sont à la base de la crise dans notre pays.
Êtes-vous prêt à appeler à la réconciliation malgré tout et malgré le mandat d’arrêt lancé contre vous par la justice ivoirienne?
Bien-sûr. Vous savez que la vie d’une nation est au dessus de nos ressentiments personnel et individuel. De nos frustrations. Je pense que la Côte-D’ivoire a besoin de ses fils et de ses filles unis. En tout cas, quand nous étions au pouvoir j’y tenais, aujourd’hui encore, j’y tiens. J’’invite le pouvoir à faire en sorte de rapprocher les ivoiriens. Une réconciliation, on la fait avec deux camps qui ont été séparés par un manque de confiance, par une crise. On ne se réconcilie pas seulement avec son clan.  Et la réconciliation n’est pas aussi un programme de gouvernement. La réconciliation est la conséquence des actes du gouvernement. La manière dont vous traiter vos leaders de l’opposition, de cette manière dépend le climat politique. C’est vrai  qu’on veut bien se réconcilier, mais je demande au gouvernement d’accompagner ses paroles par des actes et des actions concrètes et qui vont dans le sens de la réconciliation. On ne peut pas dire qu’à midi on veut se réconcilier et qu’à 14h, on fait des arrestations, on bloque des comptes et on lance des mandats d’arrêt. Il faut créer l’environnement de la réconciliation. Je pense que si nous nous basons sur les chiffres truqués de la CEI, le Président Gbagbo représente quand même plus de 46% de la population et plus de la moitié de la population d’Abidjan a voté pour lui. Je pense que si les actes sont posés, la réconciliation se fera d’elle-même. C’est pourquoi je lance cet appel, pour que les ivoiriens puissent se retrouver et pour que le pays puisse se remettre sur les rails. Pour moi cela est primordial et va au delà de nos petits intérêts politiques et personnels.
Charles Blé Goudé, vous sentez-vous aujourd’hui inquiété par un mandat d’arrêt de la CPI ?
Quelqu’un qui a passé tout son temps avec un matelas sur l’épaule, qui a passé tout son temps avec des micros, quelqu’un qui a fait des campagnes de paix, ce qu’aucun homme politique n’a jamais fait en Côte-D’ivoire, ne peut pas être inquiété par la CPI.
A moins qu’il y ait d’autres raisons que j’ignore.
On sait que dans quelques jours, le 11 décembre, le jour qui coïncide avec la sortie de votre livre, auront lieu les élections législatives en Côte-D’ivoire. Comment analysez-vous cette nouvelle échéance ?
J’ai bien peur que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Mais comme le pouvoir va seul aux élections avec ses seuls candidats en lice, avec une commission électorale aux ordres et sous contrôle, qui n’est même plus indépendante. Je pense qu’en ce moment, il n’y a pas danger. Parce que aujourd’hui en Côte-D’ivoire, je dois vous dire que les conditions d’un scrutin d’apparences juste et ouvert à tous ne sont pas réunis. Les conditions sécuritaires d’une campagne ne sont pas réunies. Le mot de rassemblement est interdit. Les meetings sont interdits. Les opposants sont soit en prison, soit en exil soit on été exterminé. Je pense que dans ces conditions le pouvoir veut rester seul en lice, il faut le laisser faire. Mais ca sera une assemblée nationale pas représentative et pas digne de la cote- d’ivoire qui sera mise en place.
L’absence du FPI aux élections est –il justifiée selon vous ?
C’est de cela que je suis entrain de vous parler. Le FPI, je ne parlerai pas en son nom mais je crois que le FPI n’a pas refusé d’aller aux élections. Les conditions ont-elles été réunies pour que le FPI parte aux élections ? Dans tous les cas, il faudra poser les questions aux leaders du FPI, ils vous répondront.
Revenons au FPI justement. On sait que vous n’étiez pas apprécié pas certains cadres de ce parti. Pensez-vous qu’ils aient été à l’origine de certaines erreurs de Laurent Gbagbo ?
Pourquoi voulez-vous que je parle dans la presse de mes rapports avec le FPI. ça c’est entre le FPI et moi. Si vous voulez savoir si le FPI a fait commettre des erreurs à Laurent Gbagbo, il faut interroger le FPI. Je pense qu’ils répondront. Une poule qui se respecte, ne pond pas ses œufs en public.
Charles Blé Goudé, en guise de conclusion, quel message souhaitez-vous lancer aux ivoiriens  et  aux africains qui vous liront ?
Je voudrais simplement dire au ivoiriens, aux africains et au reste du monde que ce qui se passe en Côte-D’ivoire, c’est certes la réalité mais ce n’est pas la vérité. Sous nos yeux, on tente de falsifier l’histoire réelle de ce qui s’est passé en Côte-D’ivoire. En Côte-D’ivoire, Gbagbo Laurent a invité la communauté internationale a un recomptage des voix pour éviter une crise, comme cela a été fait en Haïti en novembre 2010, en Afghanistan en 2009. Ce refus de recompter les voix a aujourd’hui engendré des conséquences que tout le monde connait et que tout le monde déplore. Je le répète,  un contentieux électoral a été transformé en un véritable cauchemar, par la faute de ceux qui ont décidé de tordre le cou à la vérité, par la faute de ceux qui voulaient  installer un ami au pouvoir et qui voyaient  en Laurent Gbagbo un obstacle à la réalisation de leur objectif d’exploiter l’Afrique. C’est ça la vérité. Je pense que l’histoire est entrain d’être falsifiée. Mais un jour la vérité se saura et il faut que les africains le sachent.

Source: Les Afriques

Le titre est de IvoireDiaspo

share save 171 16 Interview exclusive de Charles Blé Goudé sur son dernier livre et à propos du transfèrement de Gbagbo à la Haye

Comments (1)

LES AMERICAINS LASSES DE LEURS POLITICIENS

Tags:

LES AMERICAINS LASSES DE LEURS POLITICIENS

Posted on 27 December 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Que veulent les Américains pour les fêtes ? Apparement, ils aimeraient ni plus ni moins que le père Noël renouvelle entièrement la classe politique, président y compris. Dans un nouveau sondage Gallup publié par USA Today, à onze mois de l’élection présidentielle, moins de la moitié des personnes interrogées (48%) estiment ainsi que les candidats qui se présentent en 2012, tant chez les démocrates que chez les républicains, feraient «un bon président». En clair, ils ne veulent plus vraiment de Barack Obama, mais ne veulent pas non plus des républicains qui vont commencer dès le 3 janvier, dans l’Iowa, à batailler pour la primaire…

 

Le sondage montre surtout un pays qui ne croit plus du tout en ses politiciens et qui est très inquiet concernant son avenir. Les Américains ne supportent plus les batailles partisanes qui polluent Washington depuis plus d’un an et la victoire des Tea Parties aux midterms de 2010. Plus de 85% des sondés disent«désapprouver» la façon dont les élus du Congrès font leur travail, et s’estiment fatigués de l’interminable bataille sur le budget.

 

«Une certaine lassitude a gagné les gens, car ils voient les difficultés économiques s’accumuler et ils estiment que personne n’essaie vraiment d’y remédier», assure Marion Just, professeure de sciences politiques au Wellesley College, dans le Massachusetts. L’enquête montre aussi que, pour l’instant, les prochaines élections semblent plus être un référendum sur le premier mandat d’Obama, plutôt qu’un véritable choix entre deux candidats et deux programmes. La majorité des partisans de Mitt Romney et de Newt Gingrich, les deux républicains en tête des sondages en ce moment, expliquent ainsi que leur vote sera surtout une façon de barrer la route à l’actuel président. Une façon de signaler que de nombreux conservateurs espèrent peut-être dans les semaines qui viennent voir un nouveau candidat républicain s’inviter dans la course à la Maison Blanche, face à un éventail de postulants qui n’a pas l’air de satisfaire grand monde.

 

Obama, lui, peut se consoler avec le fait que, malgré ses mauvaises nouvelles, sa cote de popularité s’est améliorée. En décembre, 49% des Américains ont une opinion favorable de leur président, contre 47% en novembre.

Par FABRICE ROUSSELOT De notre correspondant  de Libération à New York

share save 171 16 LES AMERICAINS LASSES DE LEURS POLITICIENS

Comments (0)

Abel Naki répond à Soro

Tags:

Abel Naki répond à Soro

Posted on 27 December 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Abel Naki 300x200 Abel Naki répond à Soro

Abel_Naki

Pour être vainqueur, il faut avoir fait plus de victimes dans le camp adverse !

La Côte d’Ivoire s’apprête à nouveau à être sous les projecteurs des médias ; Avec l’ouverture des enquêtes sur les crimes commis en Côte d’Ivoire entre 2002 et 2011, par la Cour pénale internationale, la confirmation ou l’infirmation des charges retenues contre l’ancien président, Laurent Gbagbo le 18 juin 2012 et la ratification du traité de Rome, après la mise en place du parlement ivoirien. Mais déjà chaque camp affute sa défense : le départ de la guerre de communication. Et c’est tout naturellement qu’en lieu et place du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, annoncé à la 10e session de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome, c’est le Premier Ministre, ministre de la défense et ancien secrétaire général des forces nouvelles, qui s’y est présenté comme pour montrer aux yeux de la CPI que le prochain débat sur les enquêtes en Côte d’ivoire le concerne au premier chef.

Après une communication digne d’un plaidoyer face aux juges de la CPI et des passages sur les chaînes de télévisions internationales, avec pour seul but le dédouanement de la rébellion de Bouaké, Soro Guillaume fait face désormais à son destin mais aussi aux critiques des ivoiriens. Pour les pro-Gbagbo incarnés par le chef de file de la résistance ivoirienne en France, Abel Naki, Soro Guillaume n’a pas encore tout dit aux ivoiriens.

 

 

 

 

 

Quel commentaire faites-vous du discours du premier Ministre Soro, lors de la 10e session de l’assemblée des Etats parties au Statut de Rome, à New York récemment ?

 

Abel Naki : Merci de nous donner l’occasion de nous exprimer, là où depuis un moment les médias dits internationaux ont choisi leur camp, dans une société où le pluralisme d’opinion devrait être la raison de leur existence. Pour vous répondre, à vrai dire, personnellement je ne connais pas monsieur Soro. Je l’ai entendu et vu pour la première fois en septembre 2002, lorsqu’il a revendiqué la rébellion qui venait d’attaquer mon pays, la Côte d’ivoire. La première question que je me suis posée, c’était de savoir, si cet acte émanait d’un ivoirien digne du nom ou bien était téléguidé par une puissance étrangère. Aujourd’hui, 9 ans après, je conclus que les propos de Soro à l’époque du coup d’Etat de 2002 n’ont pas varié malgré la volonté du peuple de Côte d’ivoire à lui pardonner son comportement d’un enfant égaré. Et pour autant il continue de dire qu’il aurait demandé pardon aux ivoiriens en 2007. Sinon et je le cite « En effet, comme vous le savez, la Côte d’Ivoire a basculé dans la violence et les atrocités à l’issue de la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle. Le refus obstiné de l’ancien Président de la République, Monsieur Laurent Gbagbo, de reconnaitre sa défaite, et cela en dépit du mandat de certification des Nations Unies, a déclenché un conflit qui a fait plus de 3.000 morts et de nombreuses autres victimes. »

Si ce n’est pas de l’injure faite au peuple de Côte d’Ivoire du haut de la tribune des nations unies, cela ressemble bien à une folie, de dire que la Côte d’ivoire a basculé dans la violence seulement à partir des élections de novembre 2010.

 

Monsieur Soro dit aussi que la rébellion bénéficie d’une amnistie depuis 2003, laquelle amnistie a été prescrite dans les Accords de Ouaga de mars 2007.

 

Abel NAKI : Monsieur Soro peut raconter ce qu’il veut. Jusqu’à présent c’est un citoyen libre de toute opinion. En outre je voudrais lui renvoyer une copie de cet Accord signé de ses proches mains. « Article 3:
Afin de favoriser l’organisation des élections dans de bonnes conditions, les deux parties ont convenu de relancer, sans délai et sous la conduite du Cci et la supervision des forces impartiales, le désarmement, le stockage des armes des deux forces ex-belligérantes, ainsi que la démobilisation des ex-combattants des Forces nouvelles. En tout état de cause, ces opérations devront être achevées au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle.
Les armes recueillies seront stockées par le Cci, sous la supervision des forces impartiales.
Les Forces nouvelles transmettront sans délai au facilitateur, pour le Cci, la liste des 3.400 éléments proposés pour être commis à des tâches de sécurité aux fins de leur déploiement dans les meilleurs délais aux côtes de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, sous le commandement du Cci. A l’issue du processus de sortie de crise, ils pourront postuler aux concours de recrutement dans la Police nationale et dans la Gendarmerie nationale sur la base des critères nationaux de recrutement. Leur prise en charge sera assurée par le budget de l’Etat.
Les Forces nouvelles transmettront aussi au Facilitateur, pour le Cci, la liste du quota des 600 éléments issus de l’Accord de Pretoria qui seront déployés sans délai aux côtés de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale sous le commandement du Centre de commandement intégré. A l’issue du processus de sortie de crise, ils seront intégrés dans la Police nationale et dans la Gendarmerie nationale. Leur prise en charge sera assurée par le budget de l’Etat. »

Dites-moi la contribution de monsieur Soro dans ce processus de désarmement qui devait intervenir avant les élections, même si le président Gbagbo aurait cédé au traquenard électoral imposé par la France ? A lecture de cet article de l’APO, on se rend bien compte que les Forces Nouvelles comme le nom l’indique sont bien des forces étrangères aux forces de défense et de sécurité de la République de Côte d’ivoire (FDS). Les militaires qui sont venus du nord et qui sont entrés à Abidjan le 31 mars 2011 étaient-ils issus de l’armée régulière du pays ou de la fameuse armée réunifiée comme le prévoit l’APO ? Enfin, Il ne suffit pas de demander pardon et continuer à entretenir une rébellion et une partition du pays tout en violant tous accords nationaux et internationaux et espérer échapper à la justice.

 

Mais il fallait par tous les moyens contraindre l’ex président ivoirien à céder le pouvoir, y compris par les armes. Et c’est d’ailleurs ce refus qui aurait plongé la Côte d’ivoire dans la guerre, d’où son incarcération à la CPI, avait aussi dit monsieur Soro à New York.

 

Abel NAKI : Je ne suis pas historien, ni universitaire. Mais de mon expérience d’activiste militant, j’ose croire que dans toute l’histoire des guerres, même dans les films western que nous regardions tout petit, pour être vainqueur il faut avoir tué le plus de personnes dans le camp d’adverse. Aujourd’hui, monsieur Soro et monsieur Ouattara sont au pouvoir, donc ont vaincu monsieur Gbagbo sur le champ de la bataille. Ce sont donc eux qui ont tué plus de personnes en Côte d’Ivoire, car les partisans de Gbagbo sont bel et bien des ivoiriens. Je voudrais aussi rappeler à monsieur Soro qu’on ne fait pas 90% dans une localité et vouloir exterminer cette même population. A l’Ouest, région qui a perdu le plus lourd tribut, Gbagbo était majoritaire. C’est absurde qu’il tue par la suite ses propres électeurs ! A mon avis, monsieur Soro n’a pas encore tout dit aux ivoirien. Mais comme l’a dit notre président le 5 décembre 2011 devant la CPI, on ira jusqu’au bout !

Propos recueillis par Joséphine Ahizé.

share save 171 16 Abel Naki répond à Soro

Comments (2)

Tags: , , , , , , , , , , ,

Quelles fêtes de fin d’année pour les ivoiriens?

Posted on 26 December 2011 by Contribution

L’année 2011 tire à sa fin. Avec la fête de Noël, nous sommes de plain-pied dans les festivités de fin d’année. Chacun selon ses moyens offrira, soit des cadeaux aux enfants, soit un repas copieux à toute la famille. Certains formuleront parfois, de façon mécanique, des vœux à l’endroit de leurs amis et connaissances. D’autres iront peut-être admirer la commune du Plateau, truffée de lumières, pensant ainsi y trouver un certain réconfort.

Mais pour de nombreux ivoiriens, cette fin d’année 2011 ne sera pas comme les autres. En effet, l’année 2011, aura été l’année des pires traumatismes pour les ivoiriens. La Guerre et les accidents les plus meurtriers auront émaillé cette année. Alors, certains mettront en veilleuse la réputation de fêtards qui précède un peu partout l’ivoirien. Certes ils sacrifieront à la coutume des cadeaux et des repas, mais le tout, bien entendu, dans une sobriété manifeste. Dans cette Côte d’Ivoire qui tente de se relever des traumatismes de la guerre postélectorale, l’heure est surtout à la réflexion et au bilan au cours de laquelle, la question centrale sera: « Comment en sommes nous arrivés là ? »

Les fêtes de Noël, la Côte d’Ivoire en a connu. La plus mémorable de toutes est celle du 24 décembre 1999. Où un certain (permettez-nous d’emprunter les termes) ‘’père Noël en treillis’’ vint ‘’balayer’’ la Côte d’Ivoire d’un régime ‘’moribond’’. L’on se souvient aussi de l’explosion de joie dans les rues de la capitale abidjanaise. Des ivoiriens sortis par milliers pour manifester leur joie en cette occasion. Espérant à l’issue de ce coup d’état, pouvoir enfin bâtir une démocratie solide pour leur pays. Aujourd’hui, décembre 2011, après le coup d’état manqué de 2002, la Côte d’Ivoire vit une crise sans précédent. Et les jours à venir ne s’annoncent pas non plus sous de meilleurs auspices. Loin de nous l’idée de jouer les rabat-joie.

Mais dans cette ‘’république nordique du RDR’’ (parti politique d’Alassane Ouattara), avec pour slogan ‘’vivre ensemble’’, pilotée par Alassane Ouattara, président du RDR, les ivoiriens n’ont jamais été si profondément divisés, surtout dans une exclusion qui ne dit pas son nom.

La situation de la Côte d’Ivoire reste fragile depuis la prise du pouvoir par Alassane Ouattara. C’est peu de le dire. Et nous ne pas les seuls à voir les choses ainsi et à l’affirmer.

Le dernier rapport de International Crisis Group est sans équivoque.  International Crisis Group est une ONG multinationale, dont la mission est de prévenir et résoudre les conflits meurtriers grâce à une analyse de la situation sur le terrain et des recommandations indépendantes. Cette ONG donne l’alerte: «… la situation de la Côte d’Ivoire reste fragile ». Puis en donne les raisons fondamentales : « Le transfèrement à La Haye de l’ancien président Laurent Gbagbo (…) a alourdi l’atmosphère politique » ; « Au lendemain de ces élections (législatives ndlr) marquées par une très forte abstention,  le pays est toujours exposé à de sérieuses menaces » ; « La faiblesse et le déséquilibre de l’appareil de sécurité et l’exercice d’une justice à deux vitesses… ».

Dans un tel contexte, quelle joie de vivre y a-t-il à exprimer, en dehors de celle d’avoir survécue à la guerre ? Car on ne peut ignorer tous ces ivoiriens et ivoiriennes, amis et frères disparus, victimes de l’ambition démesurée des certains arrivistes qui se réjouissent aujourd’hui d’avoir arraché le pouvoir par la force de leurs seules armes à feu. Là où nos frères et sœurs ivoiriens errent ça et là dans l’inconnue de l’exil ; dans les prisons abjectes et sinistres du régime Ouattariste, dans un dénuement total…

Comment manifester sa joie, son bonheur total en cette fin d’année quand le plus illustre de ces prisonniers, Laurent Gbagbo, icône de la Côte d’Ivoire digne et libre, croupis, lui-même, dans une cellule de la CPI à la Haye ?

La prison ce n’est pas seulement lorsque qu’on est enfermé entre quatre murs. C’est aussi lorsqu’on vous empêche d’exprimer votre opinion, votre désir de vivre libre et digne. Lorsqu’on vous spolie de votre bien le plus précieux. On ne peut donc se targuer de faire la fête lorsque notre esprit demeure troublé et terrorisé.

Alors ensemble, conscients et lucides que nous sommes, ne perdons point de vue notre désir de voir la Côte d’Ivoire libre et prospère. Non pas en nous contentant simplement de prononcer de simples vœux. Mais en nous y investissant et en y travaillant d’arrache pied jour et nuit. De sorte que nous abordions les prochaines années avec de meilleurs espoirs. Dieu bénisse la Côte d’Ivoire digne et souveraine !

Marc Micael  

 

By: Marc Micael

share save 171 16 Quelles fêtes de fin dannée pour les ivoiriens?

Comments (0)

Tags: , ,

Dictature en Côte d’Ivoire, le silence des ivoiriens qui en dit long

Posted on 26 December 2011 by Contribution

Dictature en Côte d’Ivoire, le  silence des ivoiriens qui en dit long

En décembre 2010 dernier, l’élection présidentielle, tant attendue, a finalement eu lieu en Côte d’Ivoire. Ce fut le scrutin le plus mémorable de sa jeune histoire. Cette élection aura eu le mérite de susciter les plus grands espoirs chez les ivoiriens. Et son aboutissement, devrait permettre de ressouder les fissures du tissu social d’un pays fragilisé  et de se tourner résolument vers l’avenir.

Malheureusement, les armes néocoloniales se sont substituées au droit légitime des ivoiriens à choisir eux-mêmes leur dirigeant. Certains soutiennent que les armes ont, au contraire, fait respecter le choix des ivoiriens. Et ce choix serait Alassane Ouattara. Alors nous leur demandons: depuis quand la démocratie s’impose t-elle par les armes ? A moins qu’il ne s’agisse ici d’une nouvelle forme de ‘’démocratie’’ conçue, et mise en œuvre depuis l’Elysée. Car la danse de sorcière de la France autour de ce scrutin, le rôle de l’armée française, ne peuvent passer inaperçus. Ces manœuvres typiquement françaises, marquent dans l’esprit des uns et des autres, que cette France n’était pas là, comme elle l’affirme, pour accompagner la démocratie. Il fallait dégager Gbagbo l’insoumis, et installer Ouattara le docile, au nom de l’intérêt supérieur de l’état français.

Un an après ces élections, la grave crise qui ronge le pays est loin d’avoir régressée, bien au contraire. Et comme il fallait s’y attendre, lorsqu’on tient sa légitimé que par la seule force des armes : en lieu et place d’une démocratie apaisée, la Côte d’Ivoire, avec Alassane Ouattara,  se retrouve plongée dans une ère de dictature sans précédent.

Ainsi, faut-il savoir que les armes ne sont pas et ne seront jamais un moteur de cohésion sociale. Elles auront certes le mérite d’intimider et de maintenir les gens dans la terreur, mais elles ne peuvent, en aucun cas, constituer un gage d’autorité et de légitimité permanente.

Vous n’aurez pas besoin d’être un expert pour le constater. En Côte d’Ivoire, les déclarations tonitruantes tranchent nettement avec la réalité du terrain. En d’autres termes, les gens au pouvoir ne vous diront que ce qu’ils veulent que vous croyez.

En Côte d’Ivoire, les vainqueurs (sans gloire) de la guerre font à eux seuls la pluie et le beau temps. Les autres, ceux qui ont choisi de rester aux côté d’une Côte d’Ivoire digne et souveraine, ceux qu’on brime et qu’on pourchasse pour avoir une opinion différente. Ceux-là, restent silencieux. Forcés à accepter sans broncher les humeurs pro-Ouattaristes. Ces personnes-là ont choisit de garder le silence devant les bombes qui ont porté Ouattara au pouvoir. Face à la bande de tueurs pompeusement appelée ‘’forces républicaines de Côte d’Ivoire’’, en mission commandée pour continuer le sale boulot entamé par l’armée française.

Ces ivoiriens restent silencieux devant le harcèlement de la presse libre à travers les suspensions fantaisistes du CNP ; la tentative ‘’d’assassinat’’ du FPI ; la mascarade d’élections législatives en cours ; la confiscation des maisons, des champs, des voitures et autres biens personnels par les hommes armés de Ouattara ; le dégommage d’autorités municipales et préfectorales soupçonnés de soutenir Gbagbo ; les propos méprisants et arrogants des nouvelles autorités grisés par un pouvoir inespéré…. Mieux, ces ivoiriens sont restés silencieux devant l’arrestation et la déportation récente du président Laurent Gbagbo à la CPI.

A ce sujet, les rumeurs les plus alarmistes avaient circulé. L’on a cru que ce serait la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Mais rien n’y fit. Ces hommes, ces femmes, ces jeunes ivoiriens n’ont toujours fait aucun bruit. Face à toutes ces provocations, pourtant dignes de révoltes, ces ivoiriens ont choisi d’observer un moment durant lequel ils ne font aucun tapage.

Un silence intriguant, quand on connait l’histoire passée et récente du peuple ivoirien. Comment ne pas se rappeler que ces ivoiriens se sont brillamment illustrés à travers de grands moments de sursauts et de mobilisations sans pareil ? Les années 90 avec les mouvements grèves et de revendications sociales. Ces mouvements populaires qu’on a appelé ‘’pression de la rue’’ ont contraint Houphouët Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire, à accepter le multipartisme. Puis en 2000, ce fut le temps du putschiste Robert Guei, chef de la junte militaire au pouvoir, de prendre la poudre d’escampette, face à la rue, malgré ses fidèles soldats lourdement armés. Puis suivirent les différentes mobilisations contre la tentative de hold-up de Linas Marcoussis…

Ce silence, cette absence de réaction, étonne donc plus d’un et donne à réfléchir. Est-ce de la peur, de la léthargie ou du repli stratégique ?

Certes, il y eu des réactions. Mais l’on s’est contenté de déclarations écrites ou de simples communiqués, puis, on en est resté-là.

Alors les supputations vont bon train. Pour certains, notamment proches du pouvoir, il s’agit du vieil adage : « qui ne dit rien consent ». Pour eux, il cette absence de réaction est un acte de reconnaissance de la légitimité d’Alassane Ouattara. Un « signe de symbiose manifeste entre un chef d’état et son peuple ».

Dites donc ! Le peuple ivoirien serait-il devenu masochiste au point de se complaire dans sa propre douleur ? Quelle injure ! Même pour les plus fidèles suiveurs d’Alassane Ouattara les faits sont là, implacables : le pays est loin d’être un havre de paix et un exemple de démocratie. Les dérives grossières du pouvoir leur font quelques fois honte, avouent-ils. D’autre part, Ouattara, devrait savoir qu’il est de ces silences-là, qu’on ne peut acheter. Ni à coups de pluies de milliards, ni de relance économique et de promesses démagogiques.

Pour d’autres, il s’agit tout simplement de la peur. Un genre d’omerta ivoirienne. Eu égard la barbarie sauvage de l’attaque dont la Côte d’Ivoire a été victime. La violence inouïe à travers laquelle s’illustrent les forces combattantes d’Alassane Ouattara et dont eux seuls en détiennent le secret. Le tout, dans une quasi impunité, au vue et au su des nouvelles autorités. Cela expliquerait donc l’appréhension d’éventuels indignés et candidats aux manifestations populaires.

On rencontre aussi ceux qui sont impatients. Ceux qui s’insurgent contre ce silence. « Jusqu’à quand les ivoiriens accepteront-ils de subir le mépris, l’arrogance de Ouattara et de ses alliés ? », s’indignent-ils.

Malgré tout, les ivoiriens restent silencieux. Un silence doublé d’une patience à toute épreuve.

Silence et patience, deux vertus de la sagesse divine. Ce silence souverain, qu’on a du mal à cerner, a manifestement un caractère qu’on pourrait qualifier de divin. Tant il échappe au contrôle du commun des mortels et aux prévisions des analystes les plus chevronnés.

Ce n’est ni le signe d’une abdication ni une indifférence. Connaissant les ivoiriens, pour nous-mêmes en être, ce silence est loin d’être une fin en soi. C’est un « élément dans lequel se façonnent les grandes choses » (Thomas Carlyle).

Ne nous leurrons pas, la tempête ivoirienne n’est pas passée, elle est encore là, devant nous,  furieuse et menaçante. Avec Ouattara, nous le disions tantôt, la Côte d’Ivoire n’est pas sortie de l’auberge. Mieux, Gbagbo à la CPI ; le FPI écarté du jeu politique ; des ivoiriens maintenus en exil, certains pourchassés, contraints de se terrer ; la presse libre en danger ; des populations entières subissant jour et nuit les pires exactions des FRCI à la solde de Ouattara ; des policiers, gendarmes et miliaires relégués au second plan, au profit d’analphabètes notoires ; des cadres rétrogradés ou tout simplement dégommés du fait de leurs accointances avec le camp de Gbagbo ; des paysans spoliés de leurs terres, vivants dans la terreur…

Non, c’est un silence sur lequel Ouattara et consorts ne doivent se méprendre. Un silence nourrit par la colère sourde, la rage étouffée, l’indignation contenue, la douleur endurée par des cœurs meurtris.

Ce silence là, est semblable à celui qui précède les grands bouleversements, qui annonce le tsunami.

Et lorsque viendra le temps de briser ce silence, ce sera une réaction qui surprendra plus d’un par son caractère spontané et inattendu. Lorsque viendra cette heure, le monde entier en sera plus que surpris, se demandant s’il s’agit bien de ces mêmes ivoiriens d’aujourd’hui. Ce jour-là, ni armes, ni chars, ni fusils, ni roquette, ni aucune armée quelconque ne pourront rien y faire. Ce sera un processus irréversible, née pour atteindre son objectif : libérer la Côte d’Ivoire, et partant, l’Afrique du joug néo-colonialiste.

Ceci n’est point un appel à la révolte, comme aiment à le crier ces derniers temps, les nouvelles autorités se sachant assis sur des braises. Nous n’en avons même pas la prétention. Nous nous en remettons simplement à celui qui a dit : « à moi la vengeance, à moi la rétribution », pour que de ce silence qui en dit long, jaillisse la liberté et la dignité du peuple souverain de Côte d’Ivoire.

Marc Micael

 

By: Marc Micael

share save 171 16 Dictature en Côte d’Ivoire, le  silence des ivoiriens qui en dit long

Comments (0)

Tags:

Affrontement à Sikensi entre population et FRCI

Posted on 26 December 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

L’autoroute du nord est bloquée depuis 11 heures, ce lundi 26 décembre 2011, a rapporté un journaliste de Eventnews TV à Abidjan. Toujours selon le journaliste de Eventnews TV, qui s’est rendu sur les lieux peu après 12h, c’est tôt ce matin qu’un jeune “Abidji” de l’éthnie du sud (Sikensi) a été abattu à bout portant par un élément des FRCI. Ce qui a provoqué la colère de la population qui a immédiatement risposté en bloquant l’axe Abidjan-Yamoussoukro, précisément le corridor d’Elibou à quelques 20 km d’Abidjan. La tension était toujours vive jusqu’à 15h, a rapporté le journaliste. ” Aucun bilan n’est encore disponible” a-t-il informé.

Rappelons que des heurts ont eu lieu la semaine dernière sur l’axe Man-Duekoué, causant la mort de 32 soldats FRCI, force militaire du nouveau pouvoir d’Abidjan. Une attaque non encore revendiquée. Selon un responsable du MSD, mouvement clandestin qui avait revendiqué l’attaque de Taï il y a quelques mois, ce nouveau commando invisible appelé “commando mystérieux des Beinguistes” est bien dans la même logique de libération de la Côte d’Ivoire, que le MSD.

La Côte d’Ivoire qui vient d’organiser les élections législatives du 11 décembre 2011, peine encore à trouver une cohésion nationale. L’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo se trouve toujours à la CPI où il est accusé de crime de guerre, crime contre l’humanité et crime de génocide. Recemment, à New York, le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a donné toutes les garanties quant à la coopération de l’Etat de Côte d’Ivoire à mettre à la disposition de la Cour pénale internationale tout individu qui commettrait un crime relevant de la compétence de la CPI, et ce, depuis 2002. Les violences post-électorales (novembre 2010) avaient causé plus de 3000 morts.

Source:eventnews.fr

share save 171 16  Affrontement à Sikensi entre population et FRCI

Comments (0)

Politique/ Les amnisties sont-elles  opposables à la CPI ?

Tags: ,

Politique/ Les amnisties sont-elles opposables à la CPI ?

Posted on 26 December 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

soro guillaume à NY le 15 déc 2011 Politique/ Les amnisties sont elles  opposables à la CPI ?

soro guillaume à NY le 15 déc 2011

Du 12 au 21 décembre dernier, une délégation ivoirienne participait à la 10e session de l’assemblée générale des Etats parties au Statut de Rome, à new York sur invitation du secrétariat permanent de la cour Pénale Internationale (CPI). Cette délégation composée du Premier ministre ivoirien, Guillaume Soro, des ministres des droits de l’homme, Gnénéma Coulibaly et de la justice, Ahoussou Jeannot avait pondu  une communication  au nom du peuple de Côte d’ivoire. Pour les émissaires du président Ouattara, « la tenue effective des élections législatives le 11 décembre 2011 constitue une étape essentielle dans la mise en place d’institutions fortes en Côte d’Ivoire. Cette élection s’est déroulée de façon paisible et transparente. A présent, toutes les institutions nationales sont à nouveau mises en place. Le pays est donc en marche, dans la démocratie et le progrès vers le développement… Les autorités de police administrative et judiciaire ont été rétablies dans leurs prérogatives sur toute l’étendue du territoire national, et cela, en vue de mieux garantir la sécurité des biens et des personnes. En outre, des efforts importants sont déployés pour le désarmement, la démobilisation, l’insertion et la réintégration des ex-combattants non retenus dans la nouvelle armée ». (Voir document annexe, discours de Soro Guillaume à New york, le 15 décembre 2011). Et comme si cela ne suffisait pas, c’est avec conviction que le Premier Ministre, Ministre de la défense a défendu sur la chaîne de télévision internationale, VOX Africa le nouveau régime d’Abidjan, à corps et à cri la rébellion du 19 septembre 2002, avant d’implorer la clémence de la cour pénale internationale. « J’ai moi-même demandé pardon à la nation quand j’ai été nommé le 29 mars 2007, comme premier ministre, pour tous les torts causés aux ivoiriens depuis 2002 (…) Je crois aussi qu’une loi d’amnistie a été votée pour cela et aujourd’hui, ce que nous demandons, ce sont les enquêtes sur les crimes commis à partir du 28 novembre 2010 (…) période au cours de laquelle monsieur Gbagbo a tué près de 3000 personnes (…).Fin de citation.

A la lecture de ce qui précède et en dehors de toute passion, je me suis posé autant de questions : Les nouvelles autorités ont-elles des preuves suffisantes pour poursuivre le régime de Laurent Gbagbo devant la CPI ? Aussi, la Défense peut-elle casser l’accusation et en combien de morceaux, au regard des atrocités commises de part et d’autre sur le peuple de Côte d’Ivoire pour des simples élections censées créent la cohésion nationale ? Finalement dans ce dossier de la Côte d’ivoire devant la CPI, de qui se moque-t-on ? Des responsables de la CPI ou du peuple de Côte d’Ivoire ? Pour donc avoir le cœur net, j’ai ressorti quelques archives principalement sur la fameuse loi d’amnistie brandie il y a quelques mois par le président Ouattara lui-même à la même tribune des nations unies et remise sur la table par monsieur le premier ministre :

Accord Politique de Ouagadoudou

Le 4 mars 2007, après un mois de négociations conduites à Ouagadougou, sous l’égide du président du Burkina Faso, Blaise Compaore, les frères ennemis ivoiriens, le président Laurent Gbagbo et les ex-rebelles des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, ont signé un énième accord, dit « accord de Ouagadougou », au terme duquel Soro fut nommé Premier ministre le 29 mars.
Le 12 avril suivant, Laurent Gbagbo promulguait par ordonnance une nouvelle loi d’amnistie couvrant les crimes commis pendant la guerre civile.
Sont amnistiés de plein droit (…) les infractions contre la sûreté de l’Etat et la Défense nationale commises par les nationaux ivoiriens se trouvant sur le territoire ou en exil entre le 17 septembre 2000 et la date de signature de la présente ordonnance“, précisait ce texte.

Voici le texte intégral de cet Accord de Ouagadougou, qui sera par ailleurs amendé à plusieurs reprises en raison du non respect du calendrier originel.

VI. Mesures visant à consolider la réconciliation nationale, la paix, la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens

Afin de consolider la paix, la réconciliation nationale et la libre circulation des personnes et des biens, les Parties au Dialogue direct conviennent des mesures ci-après :
(…) 6.3. De la loi d’amnistie
Afin de faciliter le pardon et la réconciliation nationale et de restaurer la cohésion sociale et la solidarité entre les Ivoiriens, les deux Parties au Dialogue direct conviennent d’étendre la portée de la loi d’amnistie adoptée en 2003. A cet effet, elles ont décidé d’adopter, par voie d’ordonnance, une nouvelle loi d’amnistie couvrant les crimes et délits relatifs aux atteintes à la sûreté de l’État liés aux troubles qui ont secoué la Côte d’Ivoire et commis entre le 17 septembre 2000 et la date d’entrée en vigueur du présent Accord, à l’exclusion des crimes économiques, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité(…)

 

 

Seulement si l’APO en lui-même est un mort-née au vue des nombreuses violations à lui infligées (désarmement avant les élections !), profitant d’un séjour de formation auprès de la CPI du 4 au 6 décembre 2011, j’ai voulu en savoir davantage sur la véritable compétence de cette Cour dite internationale. Voici la réponse du bureau du procureur représenté ce jour-là par M. Pascal Turlan de la division Enquête et en charge de la coopération internationale :

Question 1 : la compétence de la cour est-elle limitée dans le temps ?

Pascal Turlan : la compétence de la cour ne s’étend qu’aux faits survenus après l’entrée en vigueur de son Statut, à la date du 1er Juillet 2002. Si un Etat devient partie au Statut après l’entrée en vigueur de celui-ci, la Cour ne peut exercer sa compétence qu’à l’égard des crimes commis après l’entrée en vigueur du Statut pour cet Etat, sauf si ledit Etat a déclaré accepter rétroactivement la compétence de la Cour. Cependant, la Cour ne peut en aucun connaître de faits qui se sont produits avant le 1er juillet 2002. Pour tout nouvel Etat partie, le Statut entre en vigueur le premier jour du mois suivant le soixantième jour après la date de dépôt de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. (Sur cette question, il faut retenir que la Côte d’ivoire déclaré accepter la compétence de la Cour le 18 avril 2003. Cette acceptation a été confirmée les 14 décembre 2010 et 13 mai 2011)

 

Q 2 : Qui peut se retrouver devant la CPI ?

P.T : la Cour pénale internationale poursuit des individus, non des groupes ou des Etats. Tout individu qui serait responsable de crimes de la compétence de la Cour peut se retrouver devant la CPI. La politique pénale du Procureur consiste par ailleurs à se concentrer sur les individus qui portent la plus lourde responsabilité dans les crimes, au regard des preuves collectées, et sans tenir compte de leur éventuelle qualité officielle. (Sur cette question c’est la hiérarchie qui est visée)

 

Q 3 : Si les principaux responsables exercent de hautes fonctions, politiques ou militaires, ne sont-ils pas à l’abri de poursuites ? Ne pourraient-ils pas bénéficier d’une immunité ou d’une amnistie ?

 

P.T : Aucun individu ne saurait être à l’abri de poursuites en raison des fonctions qu’il exerce ou du poste qu’il occupait au moment où les crimes concernés ont été commis.

Agir en qualité de chef d’Etat ou de gouvernement, de ministre ou de parlementaire n’exonère pas de la responsabilité pénale devant la CPI.

Dans certaines circonstances, une personne en position d’autorité peut même être tenue responsable des crimes commis par les personnes qui travaillent sous sa direction ou ses ordres.

De même, les amnisties ne sont pas opposables à la CPI. Elles n’empêchent donc pas la Cour d’exercer sa compétence. (Ce qui est dit est dit !)

 

Pkouhon/ Source : Eventnews.fr

 

 

 

 

 

DISCOURS DU PREMIER MINISTRE GUILLAUME KIGBAFORI SORO A LA DIXIEME SESSION DES ETATS PARTIES AU TRAITE DE ROME

(Jeudi 15 décembre 2011, New York)


Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Représentants des Etats parties,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messiers les chefs de délégation,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais tout d’abord exprimer aux Etats parties au statut de Rome de la Cour Pénale Internationale les remerciements du Président de la République de Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane OUATTARA, pour l’honneur fait à notre pays en l’invitant à cette 10ème session.

La participation de la Côte d’Ivoire à cette assemblée est le signe évident de l’intérêt particulier que le Chef de l’Etat ivoirien accorde à la justice pénale internationale.

C’est aussi l’occasion pour nous de présenter à la communauté internationale les initiatives et les efforts qui ont été déployés pour construire la paix et ramener la concorde en Côte d’Ivoire.

En effet, comme vous le savez, la Côte d’Ivoire a basculé dans la violence et les atrocités à l’issue de la proclamation des résultats du second tour de l’élection présidentielle. Le refus obstiné de l’ancien Président de la République, Monsieur Laurent Gbagbo, de reconnaitre sa défaite, et cela en dépit du mandat de certification des Nations Unies, a déclenché un conflit qui a fait plus de 3.000 morts et de nombreuses autres victimes.

La Côte d’Ivoire, jadis havre de paix, grâce à la clairvoyance de son premier Président, feu Félix Houphouët-Boigny, vit depuis une décennie des moments difficiles. Il nous faut, à présent, songer à la reconstruction d’une nation qui repose sur les fondamentaux que sont la justice et les droits de l’Homme.

Mesdames et Messieurs,

Vous me permettrez de retracer succinctement, ici, quelques actions et réformes entreprises dans le cadre de la reconstruction de la Côte d’Ivoire.

Au niveau politique, la tenue effective des élections législatives le 11 décembre 2011 constitue une étape essentielle dans la mise en place d’institutions fortes en Côte d’Ivoire. Cette élection s’est déroulée de façon paisible et transparente. A présent, toutes les institutions nationales sont à nouveau mises en place. Le pays est donc en marche, dans la démocratie et le progrès vers le développement.

Au niveau sécuritaire, les autorités de police administrative et judiciaire ont été rétablies dans leurs prérogatives sur toute l’étendue du territoire national, et cela, en vue de mieux garantir la sécurité des biens et des personnes. En outre, des efforts importants sont déployés pour le désarmement, la démobilisation, l’insertion et la réintégration des ex-combattants non retenus dans la nouvelle armée.

Au niveau de la justice, des réformes sont entreprises en vue de lutter plus efficacement contre l’impunité, encadrer et promouvoir les droits de l’Homme.

L’action de la Justice sera complétée, dans sa mission de réparation des torts, par celle de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. C’est ainsi que depuis le 13 juillet 2011, la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation a été créée afin de permettre aux Ivoiriens de bénéficier des effets d’une justice transitionnelle.

Par l’exercice de la repentance et du pardon, la Commission permettra de cicatriser les blessures occasionnées par la crise postélectorale.

Mais, que l’on ne s’y méprenne: il s’agit d’envoyer un message fort et clair contre l’impunité. C’est du reste, l’une des idées fortes qui sous-tendaient la Résolution 1975 adoptée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité, le 30 mars 2011. C’est en se fondant sur cette résolution que la Côte d’Ivoire a entrepris de solliciter l’intervention de la Cour Pénale Internationale.

En effet, le 14 décembre 2010, le Président de la République de Côte d’Ivoire a, par lettre, confirmé la déclaration d’acceptation de la compétence de la Cour pénale internationale. Le 14 mai 2011, le Président OUATTARA a adressé une lettre au Procureur pour lui demander d’ouvrir une enquête indépendante et impartiale sur les crimes les plus graves commis sur toute l’étendue du territoire ivoirien, à compter du 28 novembre 2010. Enfin, le 28 juin 2011, un accord a été signé entre le Bureau du Procureur de la CPI et la Côte d’Ivoire, concrétisant ainsi la bonne volonté des dirigeants ivoiriens à entretenir de bonnes relations avec cette juridiction internationale.

Ce processus a permis le transfèrement de Monsieur GBAGBO à la Haye, le 30 novembre 2011, pour répondre des faits qui lui sont reprochés. Sur ce dossier, la Côte d’Ivoire fait entièrement confiance à la justice internationale.

Mon pays s’inscrit dans la logique d’une coopération pleine et entière avec la CPI. Ma présence en ces lieux est la preuve irréfutable de la pertinence de la CPI.

En effet, au plus fort de la crise ivoirienne, lorsque le Président démocratiquement élu, nous-mêmes, et des milliers de nos partisans étions reclus dans un hôtel, le Golf Hôtel, encerclés par les chars de M. Gbagbo, prêts à faire feu, n’eussent été les mises en garde répétées du procureur de la CPI quant à la possibilité de la Cour d’engager des poursuites contre les auteurs de crimes graves, ainsi que la vigilante protection des forces militaires de l’ONUCI, nous ne serions peut-être pas vivant aujourd’hui, encore moins à cette tribune. Aussi, voudrais-je saluer le courage de Monsieur Moreno-Ocampo.

A la suite de l’Union Africaine, qu’il me soit permis de saluer la brillante élection de Madame Fatou Bensouda en qualité de Procureur de la CPI, et lui assurer le soutien de tous les Africains épris de justice et de liberté.

Mesdames et Messieurs,

C’est sur cette note de gratitude que je voudrais, au nom du Président de la République et du Gouvernement ivoiriens, dire notre engagement à procéder avec diligence à la ratification du Traité de Rome, dès la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.

Je vous remercie

Source : primaturecotedivoire.net

share save 171 16 Politique/ Les amnisties sont elles  opposables à la CPI ?

Comments (0)

Du congrès de Berlin au traité de Maastricht / L’Afrique toujours la proie …

Tags: , ,

Du congrès de Berlin au traité de Maastricht / L’Afrique toujours la proie …

Posted on 26 December 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Karl Marx Du congrès de Berlin au traité de Maastricht / L’Afrique toujours la proie ...

Karl-Marx

Plus de deux siècles depuis le partage de l’Afrique par les puissances impérialistes, l’Afrique continue aujourd’hui encore d’être le théâtre des expériences politiques et autres spoliations. Le traité de Maastricht scelle de façon subtile son sort et celui du reste du monde, face a une Europe de plus en plus avide.

Le congrès de Berlin sous la présidence du chancelier allemand Otto Von Bismarck en 1878 va partager l’Afrique tel un gâteau entre les mains des puissances impérialistes de l’époque. Aujourd’hui à l’heure de la mondialisation et de la globalisation, concept chers aux prunelles de ceux qui gouvernent le monde, le constat en ce qui concerne le sort de l’Afrique et du reste du monde est amer, pour ne pas dire inquiétant. Le vieux et le vieux continent, nostalgiques des ères des corsaires et autres flibustiers en tous genres, rêvent de remonter la machine du temps. Because la montée en puissance de la chine et le monopole en roue libre d’une Amérique toujours plus conquérante, va lui donner des idées. Eureka ! Maastricht. Le traité de Maastricht instituée en 1992 par le traité sur l’UE signé à Maastricht, va permettre a la vieille Europe de se souder davantage, de colmater les brèches des vieilles rengaines et autres rivalités, de mettre de côté l’intérêt individuel au profit de l’intérêt commun, en d’autres termes au profit de la cause (la cosa nostra). La suite sera édifiante, puisque de Maastricht va naitre  l’union européenne, qui donnera naissance à la monnaie unique, qui entrera en vigueur le 1er Janvier   2002. L’intégration européenne est renforcée dans le cadre de l’UE : les pays européens se rapprochent dans d’autres domaines que ceux liés à l’économie. On réfléchit à la mise en place de politiques communes dans le domaine de la politique étrangère et de la sécurité, de la justice et de la police. Tout un symbole en chiffre et en lettre, alors qu’on empêche l’Afrique de s’unir, en la fragilisant à souhait par des conflits et querelles sans fins. Les bases d’une nouvelle ère dans les relations internationales vont être ainsi jetées. L’Amérique est parcourue d’un frisson, bien sur pas nouveau, comme pouvait le dire l’autre (Victor Hugo parlant de Baudelaire comme étant le frisson nouveau de la littérature). Mais un frisson tout de même, car ses ancêtres sont entrain de se réveiller, et connaissant les méthodes multiséculaires de ses aïeuls, le pire peut être à craindre. Bon, à la guerre comme a la guerre, et la fin ne justifie-t-elle pas les moyens ? Et Vroom, nous voila repartis pour des épopées dignes des grands crus hollywoodiens, Stanley Cubrik en personne en pâlit d’envie, tellement les scenarios sont délirants, débridant et d’une loufoquerie à laisser perplexe et pantois le plus lucide des martiens ! L’Europe unie autour d’une monnaie commune, c’est l’Europe unie autour d’une même cause, personne n’irait se prévaloir  de son droit de véto pour faire obstacle a l’autre, puisqu’il s’agit désormais de l’intérêt supérieure de l’Europe. Qu’on viole, tue, assassine et égorge, si c’est pour l’intérêt de la cause, alors pourquoi en serait-on émue ? Et cela dit en passant, on fait des clins d’œil aux cousins Américains, histoire de le caresser, bien sur
dans le sens du poil, même quand il s’agit de rendre le pathologique normal et vis versa. Vous avez dit démocratie ! Ce terme n’a de sens que lorsqu’il s’agit de la vie de leurs citoyens et de leurs états, pris dans son sens général, il signifie le bordel pour les autres. A l’heure actuelle au moment ou le monde rêve d’un village planétaire, il y a encore la main têtue, nostalgique d’un negrier des temps modernes qui ne veut, alors pas du tout lâcher prise. La guerre entre le sud et le nord aux USA, avait la question de l’esclavage en toile de fond, une question tellement cruciale qu’elle divisa l’opinion nationale. Alors aujourd’hui au 21ème siècle, au moment où il n’existe plus de colonie pour le Portugal, pour l’Espagne et pour l’Angleterre, comment fermer les yeux sur ce qui apparait comme l’une des plus sauvages forme d’esclavage ! Comment le monde dit civilisé arrive t-il a fermé les yeux sur la présence d’armées d’occupation sur le sol des états dits pourtant indépendants ? Au nom de quel omerta (la loi du silence) l’ONU ferme –t-elle les yeux sur ce qu’elle aurait pu condamner vivement. Au nom de quoi assiste-t-on a tous ces déchirements qu’on nomme révolution en Afrique ? Si hier l’Apartheid a été vomi du reste du monde, alors pourquoi continue-t-on a jouer les aveugles et a tolérer l’unique pieuvre de la planète qui veut vivre jusqu’à la fin des temps, sur le dos de ses ex colonies ? A bien ouvrir les yeux, il n’y a que les USA, bien que cette dernière n’ait pas de colonie, elle a pourtant par la force de son armées, des implantations militaires dans certaines parties du monde, au prétexte de combattre le terrorisme. Il faut que cela cesse, les nations unies devraient se pencher sur la question, la France devrait accepter de vivre comme l’Angleterre qui en se séparant de ses ex colonies n’en est pas morte, bien au contraire. Il faut que le monde s’insurge contre cette forme de démocratie ou le fusil fait plus de dégât que n’en fait les mots. Une grande nation peut vivre sans s’accrocher telle une sangsue aux autres. L’Angleterre l’a fait, elle n’en est pas morte, encourageons la France à le faire. Les élites de ce grand pays de la liberté, devraient tous s’insurgé contre cette forme d’esclavage dont vie leur nation, alors que le monde avance. La démocratie doit être plus qu’un concept pour les français, elle doit avoir tous les sens qui en font un principe de vie. Toute les coopérations sont possibles à l’heure actuelle, sans forcement avoir une armée de garde. Il faut s’affranchir des vieux complexes de maitres à esclaves, il faut se hisser au moment où l’on parle de globalisation, au dessus des simples apparences des mots, pour en épouser l’éthique et l’étymologie. Il faut rendre le monde plus meilleur en s’affranchissant autant que faire se peut, des habitudes héréditaires des complots, des nuisances et des intrigues. Le but de la cité disait Aristote, était de vivre et de bien vivre en s’accommodant des lois de la société. Mais si les lois de la société, n’ont pas la même valeur pour tous, alors il y a à craindre un déséquilibre. L’union européenne doit être un gain non seulement pour l’Europe, mais aussi pour le reste de l’humanité. La force des uns doit être utilisée pour rétablir l’ordre et non pour instaurer le désordre. La justice de la force doit contribuer à l’émergence d’un monde meilleur, d’un monde où le plus faible n’aura pas toujours à craindre pour sa survie et la vie de ses opinions. Et il est évident que le but de l’union européenne, est de parvenir au stade d’une fédération, tant politique qu’économique. Et si en atteignant cette fédération, le droit des petits états est continuellement baffoué, et si le cas de la France vis-à-vis de ses ex colonies continue d’être ignoré, alors il est à craindre le pire pour le reste du monde.

Roger Bahi

bahirogernoel@rocketmail.com

share save 171 16 Du congrès de Berlin au traité de Maastricht / L’Afrique toujours la proie ...

Comments (0)

actualité+africaine

Photos from our Flickr stream

See all photos

Ads

Pub

<--- --->