Archive | February, 2011

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Sénégal: Affrontements entre rébelles et l’armée en Casamance le samedi dernier

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Ziguinchor, Sénégal – Trois soldats sénégalais sont encore tombés en Casamance (région sud du pays), lors de violents affrontements survenus samedi soir entre l’armée sénégalaise et des combattants du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (Mfdc), dans le nord Sindian, près de la frontière gambienne, à une centaine de kilomètres au nord de Ziguinchor, a appris la Pana de sources militaires à Ziguinchor.

une rébellion armée qui revendique l’indépendance de cette région depuis près de trente ans, qui ont eu lieu le
Selon ces sources, ces affrontements ont fait également sept autres soldats blessés dont un par une mine qui a amputé une de ses jambes.

A en croire ces mêmes sources, ces affrontements  ont éclaté, lors du ratissage entrepris  par une patrouille de l’armée sénégalaise, de cette partie de la Casamance depuis deux semaines, dans le but de  démanteler les nombreuses bases des indépendantistes qui s’y trouvent.

Un officier sénégalais, qui se trouvait au front, a indiqué que ‘les rebelles ont opposé une très forte résistance à nos éléments, faisant durer les affrontements toute l’après-midi, avant de battre en retraite vers la frontière gambienne’’.

Cette information a été confirmée par un habitant de la zone, qui,  joint par la Pana, a indiqué que depuis la mi-journée, l’on entendait de fortes détonations venant de partout, contraignant tous les habitants à se terrer chez eux.

Selon lui, ‘l’appareil de reconnaissance de l’armée sénégalaise et un hélicoptère de combat ont survolé la zone toute la soirée jusqu’aux environs de 19 heures, accentuant davantage la psychose chez les populations qui craignaient d’être confondues aux rebelles’’.

Par ailleurs, des informations concordantes ont révélé la découverte de deux corps en décomposition de soldats sénégalais tués lors des affrontements de lundi dernier  au cours desquels un sous-officier sénégalais avait été tué, portant ainsi à 7  le nombre de soldats sénégalais tués cette semaine en Casamance.

Pana 28/02/2011

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Ibrahim Coulibaly dit IB, Chef du ‘Commando d’Abobo’: “notre lutte n’est pas celle des occupants du GOLF”

Ibrahim Coulibaly dit IB, Chef du ‘Commando d’Abobo’: “notre lutte n’est pas celle des occupants du GOLF”

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

IbrahimCoulibaly IB commando Abobo 300x200 Ibrahim Coulibaly dit IB, Chef du Commando dAbobo: notre lutte n’est pas celle des occupants du GOLFDes différents accords inter ivoiriens, à ceux de Ouaga jusqu’aux élections présidentielles précédentes, plus d’un Ivoirien avait rêvé à la fin de la galère du peuple, galère qui sévit inutilement depuis environ une décennie déjà. Mais que non ! Des esprits malins pensent vivre éternellement de la misère des Ivoiriens, cherchant à l’enfoncer d’avantage, sans coup férir. Sinon, comment comprendre le comportement honteux et absurde de Laurent Gbagbo, lui le fils des élections, qui refuse catégoriquement de reconnaître sa défaite, rallongeant ainsi les difficultés existentielles de nos parents, et de tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire. Ceci étant, comme le chef de la league LMP n’est pas la somme des Ivoiriens, et ne peut impunément s’opposer au bonheur de toute une nation, aidé dans cette tâche par des consciences militaires achetées à coût de milliards et savamment embrigadées pour son seul besoin, certains Ivoiriens ont pris leur responsabilité historique.

Au nombre de ces Ivoiriens épris de liberté, de paix et de justice, figure notre fameux COMMANDO INVISIBLE. Loin d’être une chimère, ce groupe n’est autre qu’une élite aguerrie aux maniements et aux techniques militaires de pointes, dirigée de main de maître par le GENERAL Ibrahim Coulibaly, dit IB. Oui, vous avez bien lu. Le GENERAL Ibrahim Coulibaly disais-je. L’heure n’est donc plus aux camouflages, car ce sont les mensonges politiques qui ont plongé le pays là où il se trouve actuellement. Nous nous voulons directs et concrets. Laurent Gbagbo n’a plus aucun choix, que de partir. Partir sans préalable ni délai.

Que les choses soient claires : notre lutte n’est ni celle de SORO et les FN, ni celle des occupants du GOLF ! Alors, que ceux qui nous confondent aux FN, ou aux hommes politiques du GOLF, se débarrassent de tous leurs soucis et tous leurs doutes, nous n’avons rien en commun avec qui que soit actuellement. Les supputations doivent donc cesser. Le COMMANDO INVISIBLE, est une organisation militaire ivoirienne dirigée par le Général IB, pour faire respecter la démocratie en Côte d’Ivoire. Et là-dessus, les choses sont très claires, les tergiversations n’ont fait que trop duré, nous fonçons maintenant tout droit vers la cible commune, le pouvoir LMP. Par voie de conséquence, nous demandons à tous les Ivoiriens lucides, amoureux de leur pays, de nous rejoindre dans la lutte. C’est ensemble que nous allons remettre notre belle patrie dans le concert des nations.

DIEU sauve notre belle Côte d’Ivoire à tous !

GOHI DRIGONE FAYA, porte parole permanent
du GENERAL Ibrahim Coulibaly dit ‘’IB’’

Fait à Abobo, le dimanche 27 février 2011

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Panel des Chefs d’Etats / Me Koffigoh ancien Premier ministre du Togo : “Gbagbo aurait quitté le pouvoir s’il avait été régulièrement battu”

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

«La reconnaissance de la victoire d’Ado», intrigue plus d’un selon Joseph Kokou Koffigoh qui estime que, l’Union africaine est elle même en contradiction fragrante dans la mesure où elle a une position déjà tranchée. « La démarche la plus sage eût été d’évaluer la crise post-électorale aussi bien au regard des faits allégués par les deux parties, qu’à la lumière du droit constitutionnel ivoirien. L’Union africaine se comporte comme un juge qui aurait déjà rendu son verdict avant le procès. Et là, il y a problème », soutient Joseph Koffigoh. Cette position révèle selon lui d’une chicane. Pour l’auteur de ces propos, l’Union africaine a par ce bais dressé un obstacle sur son propre chemin pour la résolution de la crise en établissant, comme une évidence, « la victoire » d’Alassane Dramane Ouattara ». Ce qui l’amène à dire : « Je ne comprends pas trop le terme « propositions contraignantes » dans un tel cas de figure. La contrainte aurait dû jouer depuis huit ans pour faire plier la rébellion ». Et, l’ancien ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération togolaise, de louer la voie du dialogue pour sortir la Côte d’Ivoire de l’impasse. « Il faut simultanément agir sur tous les protagonistes pour trouver un accord », conseille celui qui a écrit un ouvrage intitulé « L’épopée des éléphants ». Qui explique l’intransigeance d’Alassane en raison du soutien de la communauté internationale dont-il bénéficie. « Un président de la République doit quitter le pouvoir s’il est régulièrement battu aux élections. Laurent Gbagbo l’aurait fait s’il avait été régulièrement battu. Ce qui n’est pas le cas, Gbagbo est prêt à discuter mais Alassane est intransigeant », ajoute le fils de Kpélé.

JMT

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Les émissions de la télévision ivoirienne rétablies à Abidjan

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Abidjan, 28 fév (AIP) – Interrompu dans la nuit de samedi à dimanche, suite à la destruction de l’émetteur au cours d’affrontements entre Forces de défense et de sécurité (FDS) et un commando armé, les émissions de la télévision publique ivoirienne sont rétablies depuis dimanche, a constaté l’AIP.

Le centre émetteur d’Abobo a été incendié et les signaux des chaînes de la télévision  publique ont été interrompus durant toute la journée de dimanche dans le district d’Abidjan.

Malgré la qualité des images quelque peu dégradées, les ivoiriens peuvent de nouveau être informés sur la situation sociopolitique du pays, marquée par un fort exode des populations d’Abobo vers les autres communes d’Abidjan où elles espèrent vivre dans la sécurité, note-t-on.

(AIP)

 

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Partition de la Côte d’Ivoire : Le nouvel objectif de Ouattara

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

«En cas d’échec de cette attaque, le pays sera coupé en deux avec Alassane et son groupe. Dans ce cas, tout devra être mis en œuvre pour rallier Toumodi,
Yamoussoukro et Tiébissou à Bouaké, tout comme des villes de certaines régions de l’Est et de l’Ouest, cela avec la complicité des populations», c’est le contenu de la réunion du vendredi 11 février dernier d’un groupe d’éléments des forces nouvelles et du RHDP avec des chefs baoulé dans le village de Djékanou dans la sous-préfecture de Toumodi. Cette réunion, selon des sources proches du RHDP, s’est tenue à la résidence du premier adjoint au maire de Djékanou de 23h à 1h du matin.

Vous l’avez bien lu, il s’agit du plan B de Alassane Ouattara avec la complicité
d’Henri Konan Bédié au cas où l’attaque qu’ils prévoient pour déloger le président Laurent Gbagbo du pouvoir échouerait. Dirigé par Alain Lobognon, accompagné d’une délégation d’environ une dizaine de personnes notamment M. Tanoh Félix, ex-chef de cabinet du Dr. Allah Kouadio Rémi, ancien ministre de la Santé. L’objectif de la réunion est d’obtenir des chefs baoulé l’adhésion et le soutien de la population de Toumodi pour faire de cette ville une base arrière de la rébellion dans le projet d’attaque de la ville d’Abidjan pour «chasser Laurent Gbagbo du pouvoir». Pour cela, Alain Lobognon et Tanoh Félix ont expliqué minutieusement aux chefs le mode d’opération de l’attaque terroriste qu’ils sont en train de préparer : assassinat ciblé de nombreuses personnalités proches du président Gbagbo dans des embuscades par un commando spécial composé d’éléments déserteurs des FDS, de la rébellion et des forces étrangères ; attaque de la résidence du président de la République à Cocody ; attaque des Ambassades de France et des Etats-Unis et les imputer aux FDS et au régime Gbagbo ; provoquer des affrontements sanglants dans la ville d’Abidjan et dans plusieurs villes de l’intérieur dont Toumodi, Dimbokro, Yamoussoukro, Dabou, San Pédro, Sinfra, Duékoué, Guiglo… ; organiser une véritable insurrection populaire sous le couvert d’une révolution à Abidjan ( ce qui a commencé depuis samedi) par des attaques dans plusieurs communes d’Abidjan (Yopougon, Abobo, Cocody, Treichville…). A en croire nos sources, les émissaires de Ouattara ont révélé que l’ONUCI et la force licorne les aident à convoyer le matériel vers Abidjan ainsi que de nouveaux combattants. A la question d’un Chef sûrement inquiet d’une telle folie, de savoir sur qui compte Ouattara et le RHDP pour
mener cette opération contre le président Gbagbo, Alain Lobognon a avoué que son
mentor compte sur la France, les Etats-Unis, le Sénégal, le Burkina Faso, le Nigeria qui «nous fournissent des armements et des soldats». Mais aussi, de certains soldats de l’armée régulière qui seraient avec eux et qui feraient tomber le masque le moment venu à l’exemple du capitaine Allah Yao. De son côté, Tanoh Félix, rapporte nos informateurs, a révélé qu’ils travaillent avec certaines autorités préfectorales de la région de Toumodi quand Alain Lobognon a soutenu que plusieurs autres réunions du même genre sont organisées dans plusieurs villes (Daoukro, Abengourou, Bondoukou, Bouaflé…). “Pourquoi ne pas régler cette affaire par le dialogue. Pourquoi vouloir diviser le pays avec deux présidents ? Si Gbagbo dit qu’il a gagné et que nous n’avons aucun autre moyen que la guerre pour le faire partir, autant le laisser finir son mandat”, aurait affirmé une dame qui a pris part à la réunion. Alain Lobognon, très en colère, soutiennent nos sources, a levé le ton : «Nous n’avons pas affaire à la population. Si tout le monde reste tranquille, il n’y aura pas de morts d’hommes. Mais, puisque les éléments de Gbagbo tenteront de s’interposer, nous serons sans pitié. Toumodi est un endroit stratégique dans notre plan d’attaque, parce que facile de relier Abidjan. Ce que nous voulons de Toumodi, c’est de sauver les Baoulé des griffes de Gbagbo».

«Gbagbo n’aime pas les Baoulé et il est prêt à faire les funérailles de Kragbé
Gnagbé avec le corps des baoulé. C’est ce qu’il a voulu faire depuis quand la guerre a éclaté. Maintenant que vous ne l’avez pas voté, nous sommes foutus s’il reste au pouvoir», a ajouté Tanoh Félix.

Coulibaly Zié Oumar

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Côte d’Ivoire: Mais qui veut brûler ce pays?

Côte d’Ivoire: Mais qui veut brûler ce pays?

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

ouattaracollabo copie 242x300 Côte d’Ivoire: Mais qui veut brûler ce pays?

ouattara collabo by almo

La Côte d’Ivoire est en train, tout doucement, mais peut être même sûrement, de basculer dans le chaos. Et cette triste situation ne semble perturber le sommeil de personne. Notamment, de ces pseudo-politiciens que ces morts ne semblent guère attrister. Bien au contraire, ces cadavres assemblés, semblent leur servir de pont sans péage. Mais qui est vraiment contre la paix dans ce pays ? On a tourné en rond depuis des années, avant de nous offrir un semblant de répit. Le temps des élections, dit-on, qui nous auraient sorti définitivement de cette léthargie pour nous conduire à la paix durable. Mais que nenni. C’était sans compter avec le retour des vieux démons. Ceux qui dans l’ombre ou à visage découvert ont torpillé tout le processus et nous revoilà à la case de départ. Nous revoilà replongés dans le pire. Comme si la fermeture des banques aux corollaires ravageant, ne suffisait pas. Malgré tout, on s’est mis à
espérer, quand nos politiciens eux-mêmes, ont accepté qu’un panel de Chefs d’Etat, vienne sur le terrain, toucher à la racine le mal qui mine le pays. Et prescrire, le meilleur antidote. « Contraignant » et à même de guérir cette Côte d’Ivoire, ce grand malade. Il ne restait plus que quelques jours à ces Chefs d’Etat, animés tous, on le croit, de bonne foi, pour livrer les conclusions de leurs travaux, quand tout d’un coup, tout commence à cramer. Des coups de feu tonnent. Des morts et encore des morts. Mais qui est alors contre la paix ? Qui est cet hypocrite qui a fait semblant d’adhérer à la mise en place du panel et qui à présent, affiche une hostilité totale à cela ? Qui les conclusions des travaux du panel gênent-il tant, au point de créer la chienlit par le déclenchement des affrontements ? Qui est ce sorcier, qui le corps badigeonné de kaolin et muni d’une queue d’animal, est en train de se livrer à
sa danse macabre ? Danse macabre dont le but, il est clair, est d’empêcher la livraison des « solutions contraignantes ». Sinon, comment comprendre que le panel devrait en principe dévoiler ces conclusions, seulement le 4 mars prochain, que les choses vont de mal en pis ? Les kalachnikov sont dépoussiérées. Les mortiers explosent. Plongeant les populations dans la psychose totale. Avec au bout, ces honteuses et écœurantes scènes de déplacements massifs de populations. Populations espérant trouver tranquillité ailleurs ? Mais ailleurs où ? Quand on sait que c’est désormais un peu partout que l’on entend les fusils de la mort et de la désolation, crépiter. Des exodes internes massifs qui ne troublent point le sommeil de nos leaders politiques et de leurs sofas. Mais peuvent-ils avoir le sommeil trouble ? Eux qui de toutes les façons, ne sont pas concernés par la fermeture des banques et des conséquences qui en
résultent. Eux qui ne sont pas concernés par ces souffrances endurées par ces nombreux moins que rien. Oui ! Parce que ce ne sont pas leurs femmes, leurs enfants, leurs frères, leurs géniteurs, qui les baluchons sur la tête, se livrent à des marches forcées sous la canicule. Ces terribles scènes d’enfants affaiblis par la faim, le manque de sommeil et terrorisés par ces coups de feu et la vue des corps sans vie. De pauvres gosses dont l’image des visages perlant de sueur et de larmes, ne disent rien du tout à ces politiciens, pourtant à la base de ce qui se passe. Eux qui font souffrir pour le pouvoir absolu et absolument. Franchement, qui est contre la paix en Côte d’Ivoire ? A qui profitent ces troubles et ces morts ? Qui est ce maso, à qui ces scènes de violence procurent cette jouissance macabre ? L’esprit de qui est-il hanté par les travaux du panel et ses solutions contraignantes ? Qui veut saboter ce travail ? Qui
veut brûler ce pays à l’image d’un criminel qui veut effacer les traces de son forfait ? Celui-là, il faut qu’il ait le courage de se dévoiler. Qu’il se repentisse et la Côte d’Ivoire aura trouvé cette solution tant recherchée, pour une paix durable. Parce que le peuple ne doit plus continuer de souffrir ainsi éternellement, pour des ambitions personnelles, démesurées. Parce que causer des morts, remplir les cimetières, faire des affamés, des déplacés, semer les germes d’une guerre civile que ne feront même pas ceux qui gueulent à pousser les autres, n’est pas la meilleure façon, d’entrer dans l’histoire. Bien au contraire. En attendant que la grâce divine ne vienne nous tirer d’affaire, continuons, sans mot dire, de boire le calice…de la misère, jusqu’à lie.

KIKIE Ahou Nazaire

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Yopougon : 7 morts, 14 gbakas brûlés et 2 mosquées attaquées

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Circuler dans la commune de Yopougon, le week-end dernier, relevait d’un véritable chemin de croix pour les automobilistes et les usagers. Les jeunes patriotes, appuyés de nombreux miliciens encagoulés armés de Kalachnikov, appliquant, à la lettre, le mot d’ordre d’obstruction des voies publiques aux véhicules de l’Onuci, lancé par Charles Blé Goudé, sont allés bien plus loin. Ils ont érigé, presque partout, à l’échelle de la commune, des barrages. Yopougon, pour ainsi dire, était hérissée de « haies ». Les véhicules et leurs occupants sont soumis à des fouilles systématiques, par ces jeunes patriotes, créant de longues files de bouchon. Les coffres à gants, les sièges, le coffre arrière sont passés au scanner. La police était invisible. La galère était donc totale… Ces fouilles sont accompagnées d’actes de vandalismes et de meurtres commis sur des certaines personnes « prises pour des
assaillants ». A la Selmer, notamment, au niveau d’une agence d’une micro finance ( Coopec) quatre corps sans vie, massacrés par des inconnus, gisaient dans une mare de sang. Selon une source proche du district de police de Yopougon, « il s’agirait de pilleurs » qui ont « été lynchés par les jeunes patriotes ». Une source soutient qu’il « s’agit d’assaillants tués par la foule ». Au niveau du carrefour Sideci-Saguidiba, en face d’une ancienne salle de cinéma, un homme, d’une trentaine d’année, « a été braisé ». Deux carcasses de véhicules de transports inter-communaux ( gbakas) incendiés étaient observables. Un autre corps était étendu à quelques pas de là «tué à coups de barres de fer ». « Nous n’avons pas pu les identifier », nous a affirmé un officier du district de police de Yopougon. Un autre homme, âgé, selon sa famille, de 76 ans, terrassé, à son domicile, par une crise
d’hypertension, et qui était évacué d’urgence au Chu de Yopougon pour y recevoir des soins, a rendu l’âme, dans un taxi, au quartier Maroc, où le véhicule était coincé dans un gigantesque embouteillage. Au lieu du Chu, son corps a finalement pris la direction de la morgue de Yopougon. Il nous a été rapporté, par des témoins ayant assisté à ces faits, qu’au niveau du terminus du bus N° 47, à la Sogefhia, 12 individus identifiables à leur habillement, à bord de trois taxis, les emmenant au quartier Port-Bouet II, ont été priés de descendre avant d’être conduits, manu-militari par des miliciens armés de kalachnikov vers une destination inconnue.
Le district de police Yopougon que nous avons interrogé, n’a ni infirmé, ni confirmé, soulignant « n’avoir pas été saisi d’une telle information ».

Bureau du Cosim en fumée

Par contre, deux individus « pris pour des assaillants » à la hauteur de Saint-André, après avoir été mis à sang, ont été conduits au 16 ème arrondissement, qui abrite le district de police de Yopougon. Un troisième, plus chanceux, a été remis en liberté, suite à l’intervention de ses parents. Deux mosquées, sises à la Sideci et au quartier Doukouré ( Yaho-Sehy) ont essuyé des attaques des jeunes patriotes. Le bureau du Cosim ( conseil supérieur des Imams), dans l’enceinte de la cour de la mosquée de Doukouré est parti en fumée. La mosquée du quartier LEM a été, quant à elle incendiée avec des objets saints. Le commissaire du district de police de Yopougon, Tiagnéré, a formellement démenti « une saisie d’arme et de munitions dans ces mosquées ». Des magasins qui bordent la voie menant à Yaho-Sehy, ont été pillés avant d’être incendiés par des jeunes armés de bois, de haches et de barres. Des
canalisations d’eau de la Sodeci ainsi que des compteurs ont été détruits, faisant couler des trombes d’eau. Le monument dit de « la sirène des eaux », implanté par la mairie de Yopougon à la Sirporex, a été incendié. Au moins une quinzaine de véhicule de transport, communément appelés « gbakas » ont été carbonisés par des jeunes patriotes. Leurs carcasses étaient toujours observables, notamment, à la Siporex ( 5), carrefour du 16 ème arrondissement (3), carrefour sable ( 2), carrefour Bel-Air (1), carrefour Sideci-Saguidiba (2), Ficgayo (2). Les jeunes patriotes réagissaient ainsi au « caillassage » d’un bus de la Sotra ( Societé abidjanaise de transport). Aujourd’hui, la commune est totalement paralysée, en terme de transport. Pas de bus en circulation. Pas de gbakas. Seuls, quelques « taxis bleus » assurent, partiellement le transport, plusieurs chauffeurs ayant choisi de garer. Les nombreux barrages
des jeunes patriotes à travers la commune et les fouilles tatillonnes accompagnées, en certains endroits de propos désobligeants ont poussé certains usagers à sortir de leurs gongs. Ainsi, une femme commissaire de police, rudoyée par un jeune à la hauteur de l’Eglise Ste-Rita, à Niangon-Nord a dû utiliser la « manière forte » pour franchir le barrage où un bouchon de plus d’un kilomètre bloquait la circulation. A la Cité-Verte, nous avons assisté à une scène qui a amené ces jeunes patriotes à lever leur barrage. Un homme, dont on ne sait s’il est un Fds, ulcéré par le fait qu’un jeune patriote, particulièrement excité, ait fermé violement le coffre de son véhicule, a ouvert le feu ( tir de sommation). C’était la débandade totale. En certains points, la Crs a vainement tenté de faire lever des barrages, mais, dès que les élements tournent le dos, ils sont immédiatement rétablis. Hier, jusqu’en
d’après-midi, la commune était aux mains de ces jeunes patriotes. Le maire de Yopougon, M. Gbamnan Gjidan Félicien et le commissaire du district de Yopougon ont rencontré la communauté musulmane. Le commissaire Tiagneré a pris des dispositions sécuritaires autour de ce lieu de culte. La tension était toujours vive et les contrôles de véhicules et de leurs occupants se poursuivaient, ainsi que la chasse « aux assaillants ».

Armand B. DEPEYLA (Soir Info)

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Violents affrontements hier à Abobo : Les Fds pilonnent les positions du commando mystérieux

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Après la relative accalmie du vendredi dernier 25 février 2011, les combats à l`arme lourde, entre Fds et Commando invisible, ont repris de plus bel, ce week-end. Le samedi 26 et dimanche 27 février, les hostilités ont occasionné des morts, selon des riverains du quartier périphérique N`dotré. Au cours des combats du dimanche, les Fds ont pilonné, pendant plusieurs heures, les positions du commando mystérieux. Notamment à N`dotré, au carrefour « Marahoué », au Pk 18 et à Abobo-Sagbé-Derrière rails. Cette intervention des Fds a provoqué la perturbation du transport à Abobo. Par ailleurs, des tirs nourris ont été entendus à Adjamé et aux 2 Plateaux, provoquant un exode massif des populations riveraines.

Diarra Tiémoko (Soir Info)

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Anyama : Le commando invisible s`empare du commissariat et de la brigade de gendarmerie

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Le fameux commando invisible qui est aux prises avec les Forces de défense et de sécurité (Fds) dans la commune d’Abobo, vient d’étendre son champ d’action. De fait, après que ses éléments eurent combattu du samedi au dimanche (16h à l’aube) à Abobo, ils se sont emparés du commissariat de Police et de la brigade de gendarmerie d’Anyama. Lesdits éléments ont trouvé les locaux de ces deux postes des Fds vides de ses hommes et du matériel important. Par ailleurs, le monument en face de la mairie de la ville a été détruit par les éléments dudit commando. Au moment où nous mettions sous presse, la ville d’Anyama était aux mains des éléments de ce commando.

Jean-François Yapi (Soir Info)

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Le Commandant Jean-Noël Abéhi, chef des blindés de la gendarmerie, révèle : “c’est Dieu qui aide la Côte d’Ivoire”

Posted on 28 February 2011 by Rédaction de Diaspora Cote d'Ivoire

Dans une interview qu’il a accordée à votre quotidien L’inter à Lourdes, en France, le 22 mai 2010, le commandant Jean Noël Abehi, chef de l’unité des blindés de la gendarmerie nationale, n’a pas fait mystère de la possibilité de reprise de la guerre en Côte d’Ivoire. Mieux, il a prédit que les signes de la reprise des hostilités allaient se préciser d’eux-mêmes. Plusieurs mois après, les événements semblent lui donner raison.

Mon Commandant, beaucoup de personnes en Côte d’Ivoire s’étonneraient de savoir que vous êtes chrétien, vous qui avez mené d’intenses combats au plus fort de la crise, avec les conséquences qu’on sait. Est-ce le temps de la repentance ?
Je suis chrétien et je suis né dans une famille chrétienne, précisément un 24 décembre. Ma mère était maîtresse de choeur. Et ce n’est pas un hasard si je porte le nom Jean-Noël. Je ne fais rien sans Dieu. La main de Dieu est partout. Moi je suis de tempérament nerveux. Mais Dieu sait pourquoi il m’a fait nerveux. Quand je viens à un pèlerinage comme celui de Lourdes, je dis à Dieu de faire en sorte que je sois quelqu’un de doux et calme. Mais la nervosité que Dieu lui-même a voulu mettre en moi comme défaut, il l’utilise en bien. Je ne peux pas m’énerver s’il n’y a rien qui énerve. Quand on attaque mon pays, la Côte d’Ivoire, le seul que j’ai sur cette terre, l’Esprit Saint réalise en moi quelque chose d’extraordinaire. Voyez-vous, où nous sommes assis là en ce moment, si quelqu’un lance un pétard à cet endroit, je serai le premier à prendre la fuite. Mais quand il s’agit d’une action militaire dirigée contre mon pays, je vous assure que je deviens immédiatement une autre personne. Et ce n’est qu’après mes interventions sur le terrain que je réalise ce que j’ai fait. Il y a une main divine qui soutient toujours mes actions. Je combats avec l’aide de Dieu. Je ne suis jamais parti sur un terrain de bataille sans invoquer la Vierge Marie. Et j’ai toujours eu le dessus sur mes adversaires.

En venant prier ici à Lourdes avec d’autres militaires, est-ce à dire que pour vous, c’est finalement Dieu qu’il faut pour sauver la Côte d’Ivoire et non les batailles militaires aux conséquences désastreuses ?

Mais c’est Dieu qui aide la Côte d’Ivoire, c’est pourquoi notre pays est resté debout malgré tout. Nous, militaires, qui avions eu à faire des interventions sur le terrain au plus fort de la guerre, nous nous rendons bien compte aujourd’hui que humainement, tactiquement et techniquement, les choses ne sont pas possibles sans la main de Dieu. Faisons revivre un peu l’attaque de la Caserne d’Akouédo par des rebelles, du 1er au 2 janvier 2005. Le Général Guiai Bi Poin donne des instructions, d’abord au Cecos pour faire une interdiction au niveau du corridor sur la route de Bingerville, puis il m’envoie pour entrer à l’intérieur de la caserne d’Akouédo pour détruire l’ennemi qui avait déjà occupé effectivement les lieux. Nous avions trois engins ; nous sommes partis avec un peloton blindé. Mais en tenant compte du matériel militaire qu’il y avait déjà sur place à l’intérieur de la caserne et dont l’ennemi pouvait faire usage. Je rappelle que nous savions que le rapport de force était inégal, puisque nous n’avions que trois engins. Mais j’avais foi en Dieu et j’étais convaincu que c’est l’Eternel qui m’avait désigné pour accomplir cette tâche, aussi délicate soit-elle. J’étais convaincu que mes éléments et moi devions chasser les rebelles de la Caserne d’Akouédo, ce 1er janvier 2005. Et nous l’avons fait. J’insiste sur le fait que j’avais seulement trois engins et l’ennemi avait donc plus d’armes que moi. Mais, j’avais eu à faire mon intervention avec la main de Dieu. Et ça a été comme ça au cours de toutes mes interventions durant la crise. J’ai toujours combattu avec Dieu à mes côtés. Vous comprenez que je ne peux pas laisser Dieu, ni aujourd’hui, ni demain. Et je suis à mon cinquième pèlerinage à Lourdes.

Vos pèlerinages à Lourdes vous ont donc beaucoup apporté.

Ah oui ! Mes pèlerinages à Lourdes m’ont apporté assurance et bénédictions dans ma vie. D’abord au niveau familial. Ma femme avait quelques difficultés au niveau de l’enfantement, il y a quelques années. Je suis venu à Lourdes avec elle et ces difficultés-là ont été surmontées. A l’heure où je vous parle, j’ai trois enfants avec mon épouse. Moi, je bénéficie de la protection de Dieu. Dieu nous parle ici à Lourdes. Dieu nous dit qu’il y aura des difficultés une fois de retour au pays, mais que nous allons surmonter ces difficultés. Aujourd’hui où je suis venu à Lourdes, les choses de Dieu sont très claires dans ma tête. Le Seigneur m’a révélé que cette crise que nous vivons en Côte d’Ivoire, nous allons la terminer par une guerre. Et Dieu me donne l’assurance que ces affrontements déboucheront sur la victoire de l’Armée à laquelle j’appartiens. Moi, je suis déjà averti. Et ça, je le dis pour devancer les événements, pour que quand ça arrive, on sache que c’est Dieu qui l’a voulu et qui l’a réalisé.

Mon Commandant, vous êtes en train de dire que l’Accord politique de Ouagadougou ne pourra pas mettre fin à la crise que connaît la Côte d’Ivoire ?

Les politiciens font leur travail. Moi je suis militaire, je suis un homme de Dieu, je suis homme du métier des armes. Ce que je sais par rapport à l’histoire et par rapport à ce que nous voyons à travers le monde, c’est que quand il y a une rébellion dans un pays, on ne peut pas parvenir à une paix véritable par la force des accords. Pour qu’il y ait une véritable paix en Côte d’Ivoire, il faut que l’une des deux armées en conflit gagne la guerre. On ne peut pas contourner cela et dire qu’on va aller à la paix avec les accords signés sur papier. En tout cas, il y a très peu de chance que les accords – je ne sais plus combien les gens ont déjà signés – aboutissent à une paix véritable en Côte d’Ivoire. Si ça marche, tant mieux. Quant à moi, je suis convaincu qu’il y a une dernière guerre que je dois livrer contre l’ennemi pour une paix définitive en Côte d’Ivoire. Il y aura une guerre de libération et cette guerre, je vais la faire.

Vous annoncez que les Ivoiriens doivent s’attendre à une reprise des hostilités entre les FDSCI (Forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire) et les FN (Forces nouvelles), mais aucun signe ne l’indique cependant…

Les signes vont se préciser quand nous allons arriver en Côte d’Ivoire (l’interview a été réalisée à Lourdes, en France, le 22 mai 2010). Les signes vont se préciser par eux-mêmes. Vous verrez bien qu’à un moment donné, les accords qui sont là vont avoir des limites. Et ce n’est pas loin, ce temps-là. Vous savez, quand je prie pour la Côte d’Ivoire, je ne demande pas à Dieu de nous donner la paix. Je lui dis : ” Seigneur, fais en sorte que nous ayons un pays de personnes converties “. Parce qu’en Côte d’Ivoire, notre problème, c’est qu’on a besoin de conversion. On ment beaucoup, on n’a pas honte du mensonge, on est une bande d’hypocrites et d’infidèles. Nous avons des accords pour lesquels tout le monde dit qu’on va aller à la paix. Ça fait des années que ça dure, tout ça ! Et les Ivoiriens ne croient plus en rien. Les rebelles avec qui on a signé les accords, ils changent de parole et montent les enchères à tout moment. Moi, je ne crois plus en rien puisqu’on ne sait même plus qui instruit les rebelles. Prions pour la conversion de nos dirigeants, prions pour qu’on ait, comme les évêques le disent, des responsables imbibés de l’Esprit Saint. De sorte à ce qu’ils pensent à la souffrance du peuple.

Vous ramez à contre-courant des discours officiels et optimistes sur les accords signés, pourquoi ?

Moi je dis ce que je pense et ce que Dieu m’inspire. Les hautes autorités font ce qu’elles peuvent faire, mais la réalité est là. Vous savez, les conditions d’un dialogue franc et sincère seront réunies en Côte d’Ivoire, quand il y aura un véritable vainqueur de la guerre. Moi je suis rentré à l’Ecole Militaire Préparatoire (EMPT) à douze ans. On ne m’a jamais appris qu’un militaire obtient la paix par les accords signés. On ne m’a pas appris cela dans ma formation. Ce qu’on m’a appris, c’est que quand mon pays est attaqué, je dois me battre pour le libérer. C’est pour cela que nous, militaires, nous sommes payés. Et c’est aussi pour cela que quand nous, militaires, avons un retard au niveau de nos soldes, nous nous mettons en colère. La Côte d’Ivoire me nourrit pour que si demain elle est attaquée, je parte la défendre. On ne m’a jamais dit que s’il y a une crise, je dois me baser sur des accords écrits ou non pour avoir la paix. Aujourd’hui, si par miracle, nous avons obtenu la paix par les accords que les gens ont signés, mais ce sera une bonne chose. Cela aura permis de préserver des vies. Mais si nous devons passer par les affrontements pour obtenir la paix véritable et définitive – et je crois que c’est ce qui sera fait- moi Abéhi je suis prêt.

Dieu est-il un Dieu de guerre pour vous ?

Ecoutez, Dieu est un Dieu de paix. Mais je dis que Dieu m’utilise comme l’instrument de l’expression de sa colère. Donc je suis dans le rôle que Dieu m’a donné. Si c’est pour parler de négociations politiques et autres, moi je ne me sens pas concerné. Ça, ce sont les hommes politiques qui le font. Quand je viens à Lourdes comme c’est le cas en ce moment, je prie dans le sens que mon pays se convertisse. Et je dis à Dieu : ”Seigneur, s’ils ne veulent pas se convertir et qu’on doit arriver à l’affrontement, faites tout pour me donner la victoire pour que le bien triomphe du mal”. Je sais que beaucoup de personnes diront que je suis un va-t-en-guerre. Non ! Je ne crois pas que les accords puissent donner la paix à la Côte d’Ivoire. Il s’agit de croire ou de ne pas croire. Moi je ne crois pas à la paix, si on continue d’évoluer dans les conditions actuelles. En Côte d’Ivoire, on a en face deux groupes qui ne regardent pas dans la même direction, deux groupes qui ne pensent pas la même chose. Dans l’affaire, il y a des honnêtes et des malhonnêtes. C’est pourquoi je suis pessimiste et beaucoup d’Ivoiriens le sont avec moi. C’est un discours que moi je tiens depuis le début de la crise.

Mon Commandant, les FDS ont-elles encore les moyens de donner la paix à la Côte d’Ivoire par les armes ?

Mais nous l’avons toujours démontré. Dans l’opération ”Alangbassou” de 2003, reprise plus tard sous la forme de l’opération ”Dignité”, nous avions montré que pour mater la rébellion qui est là, on n’avait pas besoin de plusieurs unités. Je vous rappelle que lors de l’opération ”Alangbassou”, les Français m’avaient détruit un char, mais on pouvait en finir avec cette rébellion. Dieu nous donne toujours les moyens pour combattre le mal. C’est ce que nous faisons.

On dit que vous n’êtes pas un militaire comme les autres et que vous seriez assez ”préparé” mystiquement. N’est-ce pas pour cela que vous n’hésitez pas à parler de guerre ?

Oh, j’ai entendu dire, moi aussi, ce genre de chose me concernant. Les gens ont effectivement ouvert le feu sur moi à bout portant, mais que cela ne m’a pas atteint. Lors de l’attaque de la résidence du Général Robert Guéi, un militaire, qu’on appelait la Grenade, avait vidé un chargeur de 32 cartouches sur moi. Mais je ne suis pas mort. Les éléments qui étaient avec moi sur le terrain m’ont déclaré mort sur le réseau de la Gendarmerie. Mais, je suis apparu dix minutes après pour leur dire que j’étais vivant. Dieu est un bouclier pour moi quand je mène des batailles. Dieu est un bouclier pour celui ou celle qui croit en lui. Quand vous n’êtes pas à demi dans votre fonctionnement avec Dieu, il est un protecteur sûr pour vous. Moi, je l’ai expérimenté à chacune des batailles que j’ai menées. Alors, quand on voit qu’on a tiré sur moi que je ne suis pas mort, la première idée, c’est de croire que je suis allé voir un féticheur. Non et non, ma protection, c’est Dieu. Je passe un bon temps dans la prière. Et c’est dans la prière que je communie avec Dieu. Dieu m’a donné une mission, celle de protéger mon pays et de lui donner la paix définitive.

Vous évoquez un Dieu de paix et vous voulez la reprise de la guerre dans votre pays, on vous comprend difficilement.

Pourtant je suis assez clair dans mes propos. Je vous dis que je veux la paix pour mon pays, mais que cette paix, la vraie souhaitée par les Ivoiriens, ne viendra pas avec les accords qu’on a. C’est tout ce que je dis. Ma position peut paraître étonnante pour vous. Comme c’est étonnant aussi que dans la Bible, on ait des grands combattants comme David que Dieu a aimé, comme Salomon avec toute sa sagesse. Je voudrais rappeler que l’initiateur de l’ensemble des actions caritatives détenues par l’Eglise Catholique – il y en a en Côte d’Ivoire – c’est Saint Martin qui était un militaire. Il avait estimé qu’il fallait s’occuper des pauvres, des sans-abri et autres. Ceci pour dire que le métier de militaire que nous exerçons, c’est la branche armée du gouvernement de Jésus Christ. On lit souvent dans la Bible l’expression de la colère de Dieu. Quand Dieu est en colère, ce n’est pas lui qui descend pour aller exécuter. Ce sont des anges qui exécutent la colère de Dieu. C’est pour cela qu’on parle d’Anges de la colère. Moi, j’exécute ma mission dans le cadre d’un ordre divin. Si je sors mon pistolet et j’abats un citoyen qui va tranquillement au travail, mais je tombe sous le coup de la loi biblique qui stipule : “Tu ne tueras point”. Mais quand un bandit entre dans une foule et se met à tirer sur des gens faisant des morts, je l’abats immédiatement et je suis sans remords. Je n’ai aucun remords au niveau de ma conscience parce que le calcul que je fais, c’est qu’en supprimant la vie de ce bandit, j’en sauve plusieurs autres. Dès lors, la vie du bandit est moins importante que celle de l’ensemble des personnes qu’il voulait éliminer.

Quel message à vos frères d’armes au moment où vous êtes au terme de votre pèlerinage de Lourdes ?

Je dis à mes frères d’armes qu’un militaire a besoin de Dieu pour vaincre dans tous ses combats, pour combattre le mal. Un militaire a besoin de Dieu pour ne pas se laisser manipuler. Comme je l’ai dit tout à l’heure, si on doit faire une dernière bataille pour libérer définitivement les Ivoiriens, pour que la Côte d’Ivoire soit réunifiée et pour qu’on ait toutes les ressources du pays pour aider le pays, il la faut cette guerre. Je ne suis pas un va-t-en-guerre. Mais je dis, s’il faut faire ce sacrifice pour que très rapidement on arrête la souffrance des Ivoiriens, il faut le faire. Donc le message à mes frères d’armes, c’est qu’ils ont besoin de Dieu pour que Dieu puisse les éclairer.

TRA BI Charles (L’Inter)

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